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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 13:30

Pour ceux qui comme moi ne peuvent vraiment pas monter sur Paris Dimanche, et qui savent que la prière est souveraine dans tous les combats eschatologiques comme celui là, ils leur est demandé de participer par la prière du ROSAIRE dans son entier et s'ils le peuvent de faire un chemin de croix médité chez eux en union avec la marche de Dimanche Après-midi.
Dans tous ces combats car ce sont bien des combats que nous menons, nous ne pouvons pas faire l'économie de la prière et de la pénitence, elles sont nécessaires pour obtenir du Seigneur l'intervention de ses armées célestes comme nos ancêtres l'ont déjà obtenu.
Comme Sainte Jeanne d'Arc, notre cri "Seigneur, Regardez, il y a tant de grand pitié en Royaume de France, faites ce que votre Coeur vous dira nous vous en supplions"

Rappel ces pratique ont sans doute tant de puissance qu'elles indulgenciées par l'Eglise pour obtenir la libération des âmes du purgatoire (conditions requises: la récitation de la prière, la communion avec confession obligatoire dans les 8 jours qui précèdent ou suivent ladite communion et prière, n'avoir volontairement aucune attache au péché véniel même petit petit)

 

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 00:00

Comme chaque année, nous rappelons que le 15 aout est depuis 1638 la véritable fête nationale patronale de la France autrement transcendante que le 14 juillet.Nous en changeons très peu le texte sachant que la mémoire humaine a constamment besoin d'être réactivée pour pouvoir intégrer les faits et penées importantes.

Cette année 2016 nous nous associons encore particulièrement à tous les diocèses de France et aussi à tous les diocèses des pays étrangers  qui suivent la France dans cette initiative (de"mandée par le Primat des Gaules, cardinal Barbarin) de faire sonner les cloches des églises de leurs diocèses en ce jour en union de prières avec les Chrétiens d'Orient persécutés qui n'ont pas ce bonheur.

A ce propos nous rappelons de nouveau,  ce témoignage d'un émigré syrien  catholique de rite syriaque venu en France il y a quelques années pour y faire ses études à Clermont Ferrand et qui nous a  raconté qu'au moment de son arrivée dans sa petite chambre d'étudiant il resta totalement en arrêt de bonheur et se précipita vers sa fenêtre pour l"ouvrir en grand afin de remplir ses oreilles du son des cloches de la cathédrale sonnant justement à ce moment l'Angelus, et comme son ami français qui l'accompagnait était un peu ébahi de cette démonstration de joie, il lui cria heureux " mais tu ne peux te rendre compte de  mon bonheur....ces cloches me rapellent que je suis en terre chrétienne...."

Puisse t'il continuer à le penser malgré les coups de boutoir que le gouvernement Hollande fait subir à la chrétienté qu'elle soit française ou d'Orient.
Prions demain en écoutant avec ferveur le chant des cloches que nos ancêtres appelaient traditionnellement "le chant des anges"

 

La fête de l'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie est notre Véritable fête patronale de la France

Fête pacifique de louange et demande de protection à la Vierge Marie REINE DE FRANCE, à contrario de la fête de rappel sanglant du 14 juillet (*)  basée sur des assasinats et la destruction d'un édifice qui servait au Roi à emprisonner les "mafiosis" qui avaient trafiqué sur les biens de la couronne c'est à dire l'argent de l'état c'est à dire sur la sueur du peuple. 

Batiment de justice pour enfermer et donner une leçon plus ou moins durable à ceux dont le pouvoir devenait tel qu'ils devenaient un état dans l'état ou qui par leur puissance financière devenaient par des "pots de vin bien placés inattaquables par les juges royaux; la Justice Royale dernier rempart du peuple contre tous les abus financiers trouvait alors là son plein exercice de protection contre les puissances de l'argent ( par la lettre de cachet suprême effet du bras de justice Royal au dessus des pressions des lobbies financiers. Contrairement à ce qui est raconté faussement aux écoliers, le Roi usait peu de la lettre de cachet, il en usait peu car il savait parfaitement qu'il devrait rendre compte à la Justice Divine à sa mort de tout acte injuste qu'il aurait pu exercer dans un abus de pouvoir, en cela les confesseurs des Rois étaient particulièrement précieux pour les aider à faire ces discernements sur la Justice et aussi à savoir exercer la miséricorde

Combien aurions nous besoin aujourd'hui de ce pouvoir royal bienfaisant, de justice au dessus des pouvoirs financiers, au dessus des ambitieux, indépendant de la course au pouvoir par le fait de sa primogéniture qui le rend inattaquable aux pressions des lobbies de toutes sortes qui contrôlent à contrario les présidents de républiques.    

Prions notre Reine du Ciel de nous ramener ce mode de gouvernement plus sage qu'est la Royauté.

 

Le vœu de Louis XIII


Déclaration du Roi par laquelle Sa Majesté déclare
qu’elle a pris la Très Sainte et Glorieuse Vierge
pour protectrice spéciale de son royaume

(10 février 1638)

Louis, par la grâce de Dieu,
roi de France et de Navarre,
à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

 

Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté, que d'accidents qui nous pouvaient perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; tte main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pemicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rebellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu’à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs états dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu'a lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la posterité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume et néamnoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu’à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux offciers de la ville y soient présents ; et d'autant qu'il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d'amonester tous nos peuples d’avoir une dévotion particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse largement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir. Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.
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(*)  Les Républicains ont tellement conscience de l'horreur des massacres du 14 juillet, qu'ils essayent régulièrement d'édulcorer ce fait en nous serinant que le 14 juillet est le rappel de la "fête de la fédération", de 1790,  fête soit disant de réconciliation qui fut une mascarade  où le Roi Louis XVI subit toutes les pressions pour le faire porter la cocarde "bleu-blanc-rouge" et accepter les déviances politiques imposées ce jour là, par la haute bourgeoisie et la noblesse citadine boursicotante,  La correspondance du Roi avec son cousin d'Espagne au cours des 3 années précédant sa mort, montre bien à quel point le Roi désaprouvait la plus grande partie des "réformes" mises en place et avait vu leurs effets nocifs sur le long terme, ces effets trouvent leur aboutissement total en NOTRE TEMPS et montrent leurs effets venéneux. Le Roi avait eu ce "discernement des esprits" avant tous. Puisse cette jeunesse qui se lève actuellement se vacciner enfin contre tous les leurres que lui ont présentés les idéologues des fausses lumières.

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 20:03

Une fois n'est pas coutume pour le moment du moins,

le Journal "LE FIGARO" porte l'idée Royale par l'interview de Frédéric Rouvillois

FIGAROVOX/ANALYSE - Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà ? Chez les Espagnols la monarchie semble rester populaire : existe-t'il en France une nostalgie monarchiste ? Eléments de réponse avec Frédéric Rouvillois.

Frédéric Rouvillois est professeur de droit public et écrivain. Il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire des idées, notamment L'Invention du progrès, aux origines de la pensée totalitaire (CNRS Éditions, 2010), ainsi que des essais sur la politesse, le snobisme et les institutions, et plus récemment Une histoire des best-sellers(Flammarion, 2011). Son dernier livre Crime et utopie, une nouvelle enquête sur le nazisme, a été publié chez Flammarion.


Le couronnement du nouveau roi d'Espagne Felipe semble exercer une certaine fascination en France, où la visite de la reine d'Angleterre il y a deux semaines a connu également un grand succès. Existe-t-il une nostalgie monarchiste en France?

Effectivement, il existe une nostalgie consubstantielle à la dimension sentimentale que possède la monarchie. Les rois et les reines exercent un pouvoir de fascination, ils font rêver: les enfants ne se déguisent pas en président et première dame, mais en princes et en princesses!

Mais au-delà d'une nostalgie teintée d'onirisme, il existe un attachement plus profond, qui tient à la nature

même de la monarchie, pouvoir fondamentalement incarné. Les monarques sont à la fois éloignés et tout proches. La dimension familiale de la monarchie permet aux sujets de s'identifier profondément à leurs dirigeants, dont ils se perçoivent comme des parents éloignés. On appelait ainsi la famille royale la «famille de France». On a pu le constater notamment l'été dernier avec la naissance du «royal baby» qui a suscité des réactions de familiarité et d'affection au Royaume-Uni, mais aussi en France. Le régime monarchique est composé de deux principes contraires: un éloignement fantastique, qui inscrit le monarque dans une continuité historique, et une familiarité qui permet l'incarnation du pouvoir dans une famille.

Cette familiarité et cette continuité sont garants de certitudes et de repères solides qui manquent dans un régime républicain où personne n'est capable de savoir qui gouvernera dans 10 ans! La République est un régime abstrait ou personne ne gouverne puisque tout le monde gouverne.

L'instinct monarchique du peuple n'est donc pas simplement une nostalgie mais l'intuition fondamentale de la nécessité de bornes.

Péguy disait déjà «La République, notre royaume de France»: n'existe-t-il pas une forme de monarchie républicaine, notamment incarnée dans la Vème République voulue par le général de Gaulle en 1958?

La Vème République constitue incontestablement un ersatz de monarchie, le général de Gaulle employait lui-même la formule de «monarchie républicaine». Il attribuait à l'absence de monarque, de chef, l'abdication de la Troisième République face à l'Allemagne ainsi que l'instabilité permanente de l'IVème. Pendant la Troisième République on a eu constamment la recherche d'un père, d'un chef: de grandes figures naissent: Gambetta, Ferry, Boulanger, Clémenceau.. mais ils finissent tous par être avalés, recouverts par le système.

Si la Vème République a pu fonctionner de manière durable et efficace, c'est parce que c'est une combinaison de République et de monarchie. C'est ce qui lui a permis sa grande stabilité et sa légitimité.

Faut-il voir dans l'impopularité grandissante de François Hollande le désir profond des Français d'avoir un monarque plutôt qu'un «président normal»?

En effet, François Hollande n'est pas un monarque, il n'habite pas la fonction présidentielle telle que définie par de Gaulle qui consistait à décider des grands axes de la politique du pays.

Faire l'aller-retour en voiture à Tulle pour aller voter aux élections européennes, avec tout un staff derrière qui trimballe la valise nucléaire, c'est ridicule et contraire à la fonction monarchique propre au président de la Vème République. Peut-être est-ce un mal corrézien: il se fait ainsi l'héritier de Chirac II (2002-2007) qui était alors un roi fainéant digne de l'époque mérovingienne.

Quand le monarque ne fait plus son boulot de monarque, cela donne une raison de plus aux Français d'être nostalgiques, cette fois de la monarchie tronquée de 1958.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 12:29
  • le 11 juin 1775 : le sacre de Louis XVI à Reims.

Ecole Française du XVIIIème siècle, l'Album du Sacre de Louis XVI : "le Roi mené au trône"

Louis XVI est sacré à Reims par l'archevêque de Reims, Monseigneur de La Roche-Aymon. Bernard Basse dans son livre La constitution de l'ancienne Francedécrit la cérémonie du sacre (Editions Perrin, pages 102 à 109):

"Le matin, l'archevêque qui a pis place dans la cathédrale députe l'évêque-duc de Laon et l'évêque-comte de Beauvais pour aller quérir le Roi à l'archevêché. Le chantre qui les accompagne, une fois arrivée frappe à la porte : « Que demandez-vous ?» Questionne le grand Chambellan  L'évêque de Laon répond : « Le Roi. » Le grand Chambellan réplique : le Roi dort ». Le chantre ayant frappé de nouveau, l'évêque demande une seconde fois le Roi. Même réponse du grand Chambellan, mais à la troisième fois, le chantre ayant frappé et le grand Chambellan ayant fait la réponse habituelle, l'évêque de Laon intervient : « Nous demandons Louis, que Dieu nous a donné pour Roi. » Aussitôt la porte s'ouvre, les évêques sont conduits auprès du Roi qui le ramène à la cathédrale.

« La réclusion du Roi et son sommeil paraissent être l'image de ce que l'Ecriture sainte rapporte de Saül. Le choix du peuple hébreux venait de l'appeler au trône ; or Saül redoute la royauté et se cache. Mais Dieu fait connaître qu'il s'est renfermé dans sa maison. On va l'y chercher ; on l'enlève de sa retraite et on l'amène au milieu du peuple ». Telle est la signification du sommeil du Roi.

Arrivé au milieu de la nef, l'évêque de Beauvais prononce l'oraison suivante, qui rappelle l'origine divine et la finalité du pouvoir royal : «  O Dieu !... Accordez votre secours à Louis votre serviteur, que vous avez mis à la tête de votre peuple afin qu'il puisse lui-même secourir et protéger ceux qui lui sont soumis. »

Après diverses oraisons le grand prieur de l'abbaye de Saint Rémi apporte la sainte ampoule contenant le baume utilisé pour l'onction royale. En la remettant à l'archevêque le grand prieur lui fait cette recommandation : « Monseigneur, je mets entre vos mains ce précieux trésor envoyé du Ciel à Saint Rémi pour le sacre de Clovis et des Rois ses successeurs ; […] Notons en passant que, par ce texte, la liturgie reconnait officiellement l'origine miraculeuse du chrême de la sainte ampoule. Même reconnaissance dans la prière suivante récitée par l'archevêque qui commence ainsi : « Dieu tout-puissant qui, par un effet de votre bonté, avez voulu que la race des Rois de France reçût l'onction sainte avec le baume qui est ici présent et que vous avez envoyé du Ciel au saint évêque Rémi… » […] La tradition raconte qu'elle fut apportée miraculeusement à saint Rémi par une colombe lors du baptême de Clovis. […] »

Puis la cérémonie du sacre commence. Son déroulement comprend les quatre phases suivantes les serments du Roi, la consécration, le couronnement et l'intronisation et enfin la messe. Le Roi promet sur l'évangile à l'épiscopat français de défendre l'Eglise, de lui conserver ses privilèges canoniques et ses droits de juridictions ; aux peuples de France de faire régner la paix et la justice dans le royaume, d'être bon chrétien et digne fils de l'Eglise, d'exterminer les hérétiques (le verbe exterminer n'est pas pris dans le sens littéral, mais signifie que l'erreur et la Vérité ne peuvent pas avoir la place, et que le Roi s'engage à lutter contre les hérésies dans son royaume). Enfin il jure de mourir dans la foi catholique et de défendre les deux ordres dont il est grand maître : l'ordre du saint Esprit et l'ordre de Saint Louis.

La seconde phase est celle de la consécration du Roi, point culminant du sacre. Elle est la conséquence de la loi de sacralité (ou inversement). Après les bénédictions des ornements et habits royaux (habits royaux, couronnes, sceptre, main de justice…). L'épée, symbole de la défense du peuple et de l'Eglise bénéficie d'une bénédiction spéciale. Le Roi, qui ne porte qu'une tunique fendue à divers endroits pour recevoir l'onction, à genoux, reçoit cette dernière des mains de l'évêque en neufs points. Le saint chrême (le même que celui utilisé pour le sacre épiscopale, mais dans lequel ont été mélangées quelques gouttes du baume miraculeux de la sainte Ampoule. L'évêque dépose l'onction sur la tête, l'estomac, entre les épaules, puis sur chacune, aux plis des bras et sur chaque main.

Outre le fait que la cérémonie du choix par le peuple est symboliquement répétée au début du sacre (le peuple accepte à plusieurs reprises le Roi porté sur un pavois par les grands du Royaume), Bernard Basse relève plusieurs versets des prières dites par l'évêque qui le rappellent que longtemps en France, c'est bien le sacre qui fait le Roi et non l'hérédité:

« Nous vous prions de bénir, d'élever au trône et de consacrer votre serviteur Louis, ici présent, que nous allons couronner Roi […] O Christ, sacrez vous-même ce roi pour le gouvernement.»(*)

Il est bon de rappeler ici les efforts de Sainte Jeanne d'Arc pour faire sacrer Charles VII, et les efforts opposés de la maçonnerie pour faire renoncer tant Louis XV que Louis XVI à cette cérémonie. Les habits royaux (dont certains sont des habits épiscopaux) et les insignes royaux sont ensuite remis au Roi.

Alors qu'ont lieu le couronnement et l'intronisation proprement dits. Entouré du chancelier de France et des 12 pairs du Royaume l'évêque pose, un peu au dessus de la tête du Roi, la couronne de Charlemagne que les pairs soutiennent d'une main la couronne. Puis, l'évêque couronne le Roi en disant :

«  Recevez la couronne de votre royaume au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit… et sachez que c'est par elle que vous participez à notre ministère, et que de même qu'on nous regarde comme les pasteurs et les conducteurs des âmes dans les choses spirituelles, de même vous preniez notre défense contre les ennemis de l'Eglise…, que vous vous montriez le protecteur et le ministre fidèle du royaume qui est confié à vos soins ». (**)

Après le baiser au Roi et l'acclamation, les portes de la cathédrale s'ouvrent un Te Deum est entonné. Commence la messe du couronnement, au cours de laquelle sont célébrées les noces mystiques du Roi et de la nation. Le Roi, comme les prêtres, communie sous les deux espèces. Le surlendemain, après avoir prié sur le tombeau de Saint Marchouf (cf. la chronique du 1er mai, a lieu le toucher des écrouelles, sorte de preuve palpable de l'engagement divin auprès du Roi, pour ceux de ses sujets qui douteraient ou lui seraient opposés.

(*) La constitution de l'ancienne France de Bernard Basse (Editions Perrin, pages 105) 

(**) La constitution de l'ancienne France de Bernard Basse (Editions Perrin, pages 105 et 106)

merci au Salon Beige pour ce rappel  tiré de leur rubrique: "c'est arrivé un....11 juin"

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:42

Olivier Tournafond est professeur à la Faculté de droit (Paris-Est Créteil)

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 21:16
reproduit par "le Salon Beige" "De Jacques Trémolet de Villers dans Présent : "[...] Mais la force de libération a un caractère multiforme. Elle ne s’incarne pas dans un mouvement, un groupe ou un parti. Elle peut les animer. Elle ne se réduit pas à eux. Elle plonge ses racines dans les fondements vivants de la nation, c’est-à-dire dans les familles. Or les familles ne sont pas univotes. On y trouve toutes les sensibilités électorales et on y discute, vivement et librement, de savoir qui aura droit ou non à nos suffrages. Antérieures à l’Etat, les familles sont, plus encore, antérieures à l’élection. C’est peu de dire qu’elles sont étrangères aux partis. Dans leur principe, les partis leur sont hostiles. Il y a incompatibilité entre le rythme de vie des familles et celui des partis et, le plus souvent, cette hostilité est déclarée. Mais si la vie des partis a brisé de nombreuses familles, on peut constater que, dans tous, l’hérédité, les alliances ou le népotisme jouent un rôle considérable. « Chassez le naturel, il revient au galop. » La question centrale de notre libération nationale peut donc se formuler ainsi : la famille, force sociale, nationale, non politique dans son essence, peut-elle devenir, pour le plus grand bien commun des familles et donc de la nation, un lieu de gouvernement, la cellule-mère de l’Etat ? C’est ce que nous avons connu, en France, pendant près de mille ans, avec « le miracle capétien ». Le « miracle capétien » n’est pas seulement l’heureux hasard qui, d’Hugues Capet à Philippe le Bel, a permis de fils aîné en fils aîné un essor qu’aucun autre pays d’Europe n’a connu. C’est aussi et peut-être surtout que, par cette loi de succession, une famille, une maison « l’honorable maison capétienne », incarnant la nation qu’elle a rassemblée, ait sécrété, dans son intérêt propre qui rejoignait l’intérêt général, l’instrument politique – le régime – nécessaire à leur protection et à leur prospérité. Telle fut la loi de notre naissance et de notre glorieuse maturité. Telle ne peut être que la loi de notre renaissance. Il y a, aujourd’hui, en France, dignes d’exercer ce ministère, mille fois plus de familles qu’il n’y en avait au temps d’Hugues Capet. Ne manquent ni les compétences, ni les dévouements, ni les ambitions. Ce qui manque, c’est la reconnaissance, par ces familles, d’une incontestable « famille-chef ». [...]"
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 19:52

SOURCE: site national de l'ALLIANCE ROYALE : www.allianceroyale.fr

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:42

« Une défiance farouche » : tel est le titre du millésime 2013 du Baromètre de la confiance politique réalisé depuis quelques années maintenant par le CEVIPOF, le centre d'études politiques de Sciences Po, en collaboration avec OpinionWay. Les résultats alarmants de ce sondage effectué dans les règles de l'art devrait, a priori, ne surprendre que la classe politico-oligarchique de notre pays qui se pense légitimée dans ses envies de pouvoir par cette fameuse volonté générale émanant du vote de la France d'en bas. Les conclusions de cette étude sur l'exaspération évidente des Français vis-à-vis du système républicain actuel ne peut surprendre, au contraire, le citoyen lambda.

"une bonne partie

de ce baromètre

a été en effet

censurée."

Les quelques exemples en images accompagnant cet article et tirés de cette étude sont suffisamment explicites pour pouvoir se passer de commentaires. Tous les travers républicains que nous dénonçons, nous, royalistes légitimistes, y sont présents : inefficacité de la démocratie « de masse » tromperie du clivage gauche-droite, clivage d’apparence bien utile à l’oligarchie dominante pour mieux régner, danger pour la préservation de notre civilisation du mondialisme favorisé par le système républicain, économie trop contrôlée par l’État.

Tout ceci aboutit à une méfiance et une morosité populaire générales. Quoi de plus étonnant ?

Un point très intéressant à relever : les institutions politiques de proximité (conseils municipaux, régionaux, généraux) inspirent bien plus de confiance que les institutions centralisatrices de plus grande échelle (assemblées, union européenne, gouvernement). Nous pouvons y voir une confirmation du rejet des institutions et administrations centralisées, jacobines, hégémoniques, voire internationalistes ou mondialistes. Nostalgie des Provinces décentralisées du Royaume de France ? Le peuple ressent tout simplement le besoin logique et naturel de responsables politiques directement proches de leurs problèmes, au détriment de toute cette administration centrale républicaine lourde et inefficace.

Mais là n'est pas le meilleur. Il y a, en effet, une belle cerise sur ce gâteau d'opinion publique. Une cerise qui, apparemment, n'était pas du goût de tout le monde : une bonne partie de ce baromètre a été en effet censurée.

Et c'est une première depuis sa création il y a 5 ans.

Le magazine Valeurs Actuelles a heureusement pu se procurer l'étude dans son intégralité, avant son passage dans les bureaux de la censure d'Etat. Voici donc cette cerise au goût si amer pour Marianne :

« avoir à sa tête

un homme fort

qui n’a pas à se

préoccuper

du Parlement ni

des élections »

Aussi incroyable que cela puisse paraître – d’où, sans doute, la censure de cette question par le CEVIPOF, pas moins de 50% des Français jugent « très bon » ou « assez bon » un système politique consistant à « avoir à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections » – en clair : une monarchie ou une dictature…

Considérant, pour 40% d’entre eux, que « les démocraties ne savent pas bien maintenir l’ordre », le besoin d’autorité au sommet de l’État est tel que 12% des Français vont jusqu’à souhaiter que «l’armée dirige le pays » ! » [x]

La moitié de nos concitoyens aurait donc le souhait de voir un « homme fort » à la tête de notre pays. Un homme fort, débarrassé des contraintes des parlements et du jeu électoral, ayant ainsi une autorité politique réelle à même de se libérer de toute querelle de partis. Besoin d’autorité mis particulièrement en valeur par ces quelques 12% de sondés prêts à voir notre pays confié à un gouvernement militaire !

Besoin d’ordre, enfin, besoin on ne peut plus légitime dans toute société civilisée, revendication mettant au passage à mal la démocratie de masse, jugée par 40% incapable de maintenir cet ordre nécessaire.

Quelle claque pour la république française, vantant unilatéralement « le gouvernement par le peuple et pour le peuple », sans jamais la moindre honte du mensonge ! Quel revers pour la classe politique républicaine dans son ensemble, elle qui cherche en permanence une légitimité bien faible et passagère dans une démocratie de plus en plus contestée par le peuple ! Et quelle lueur d’espoir pour nous, légitimistes, fiers porteurs de l’espoir d’une Royauté française restaurée dans toute sa légitimité, son autorité et sa bienfaisance !

Réjouissons-nous : le bon sens populaire est assez fort pour résister aux idéologies républicaines. Nous en avons là une nouvelle preuve flagrante. Ce bon sens commun à la plupart des hommes réclame tout naturellement une autorité pleinement effective et légitime au gouvernement du pays. Louis XVI nous le rappelle fort bien : « Gouverner les hommes n’est point les asservir. C’est pour conserver la liberté des hommes, qu’il a été nécessaire que les hommes fussent gouvernés : c’est donc par les lois générales, et non par les volontés particulières et arbitraires que les peuples doivent être gouvernés. » Ou encore : « La raison suffit seule pour nous convaincre que les souverains furent donnés aux peuples, et non les peuples aux souverains. L'autorité suprême n'est que le droit de gouverner ; et gouverner, ce n’est pas jouir, c'est faire jouir les autres ; c'est assurer, c'est maintenir contre la licence de la multitude les droits qui appartiennent à chaque individu. »

Travaillons sans relâche à faire redécouvrir les vertus de la Royauté légitime à nos concitoyens. Le bon sens, qui transparait dans cette étude d’opinion, et ce malgré la censure, fera du retour du Roy une nécessité logique, naturelle et vitale pour la majorité des Français.

Philippe Cléry

Lien vers l’étude d’opinion, version « politiquement correcte » : ici

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 20:00
Cette conférence fait partie du colloque organisé par l'Alliance Royale en Mai 2013

Elle est plus que jamais d'actualité.
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 19:18

Merci au Salon Beige de nous le rappeler.

  • le 6 janvier 1317 : sacre de Philippe V, à Reims.

Philippe V de Poitiers est couronné Roi de France. A sa mort, Louis X laissait pour seule héritière une fillette, de huit ans, Jeanne. Philippe frère du défunt, monte sur le trône en appliquant de la loi salique de primogéniture mâle.

Rappelons l'importance du sacre du Roi en France.

Ce dernier reçoit son pouvoir de Dieu ; et à la différence de beaucoup de gouvernant aujourd'hui. Les Rois de France le savaient et le reconnaissaient. La cérémonie du sacre est le moment clé où le Dauphin la personne princière devient personne royale, Roi de France. Sainte Jeanne d'Arc l'a souligné à de nombreuses reprises. Le Roi y reçoit les grâces de sont nouvel état. C'est pourquoi le marquis de la Franquerie, dans son livre la mission divine de la France, affirme à travers le récit de l'onction royale reçu par Saul puis par David jeune enfant du temps de la pleine puissance de Saul, qui venait de rompre le pacte l'unissant à Dieu :

« Il n'est pas nécessaire que le Roi soit un homme de génie puisque Dieu supplée aux qualités qui lui manquent par la vertu du sacre. Aussi Saul est-il vainqueur en toute circonstances, réalisant cette grande prophétie d'Isaïe vrai pour tous les temps : 3 le Joug tombera en pourriture en présence du sacre » (X.17) »

Je ne saurai trop recommander l'analyse des sacres de l'ancien testament fait par l'auteur dans ce livre, qui précède celle de nos Rois (la mission divine de la France , pages 68 à 69), je cite:

« Le sacre de nos Rois est la cérémonie la plus solennelle que la religion a établie pour rendre nos Monarque respectables », dit Alletz dans son Cérémonial du Sacre.

L'éminent Bénédiction Dom Besse, expose la signification du sacre dans une page magistrale qu'il est impossible de ne pas reproduire :

« Le Roi prenait possession de son trône le jour du sacre. Jésus Christ lui conférait dans la basilique de Reims l'investiture du Royaume. Il recevait du prélat consécrateur, avec le caractère royal, les aptitudes au gouvernement. Nous les appelons dans la langue chrétienne, les grâces d'état. UN CARACTERE SACRÉ S'IMPRIMAIT SUR TOUTE SA PERSONNE, IL EN FAISAIT UN ÊTRE A PART, UN CONSACRÉ. Le Peuple Chrétien le prenait pour L'ÉLU DE DIEU, L'OINT DU SEIGNEUR; il voyait en Dieu la source des droits qui lui arrivaient par la naissance. De son côté, le Souverain acceptait sa fonction comme un mandat. IL RÉGNAIT AU NOM DU TOUT-PUISSANT, EN VERTU D'UNE DÉLÉGATION OFFICIELLE.

Il y avait plus encore: un lien religieux se formait entre le Roi et son Royaume pour s'adjoindre à celui que le droit héréditaire avait déjà formé. Leur union devenait ainsi plus forte et plus féconde. LE ROI APPARTENAIT A LA FRANCE ET LA FRANCE APPARTENAIT AU ROI. Le Roi lui devait le service d'un Gouvernement ferme, sage et chrétien. La France lui donnait toute sa fidélité et son dévouement. L'EGLISE EN CONSACRANT CETTE UNION LUI DONNAIT UN NOUVEAU DROIT AU RESPECT PUBLIC, CEUX QUI AURAIENT TENTÉ DE LE ROMPRE SE SERAIENT RENDUS COUPABLES D'UN SACRILEGE. LE SACRE FAISAIT DU PRINCE UN HOMME ECCLESIASTIQUE, SA SOUVERAINTETE APPARAISSAIT COMME UNE FONCTION SAINTE (*).

(*) Dom Besse: "Eglise et Monarchie", ch. VIII, p. 240 et 255.

Et le marquis de continuer :

«  On ne peut passer sous silence ce que dit du sacre de nos Rois l'un des Théologiens les plus estimés, Monseigneur Delassus : L'onction sainte donnait la personne du Roi à la France, de telle sorte que le Roi appartenait plus au pays qu'il ne s'appartenait à lui-même. Après les Etats de l'Eglise, c'est en France que la royauté était la plus dégagée des liens terrestres la plus spiritualisée, peut-on dire, le Roi était plus véritablement le père de son peuple que de ses propres enfants. Il devrait sacrifier ceci à celui-là ; et il savait le faire, comme les tables de marbre de Versailles en font foi. Ou plutôt ses enfants n'étaient plus à lui, c'était les « fils de France ». L'onction sainte donnait au Roi un certain caractère de sainteté non point de cette sainteté […] dont Saint Thomas d'Aquin affirme que le miracle de la sainte ampoule, au Baptême de Clovis, en est la preuve. »

« Le sacre de ses Rois a longtemps été un privilège réservé à la France. Aucun empereur romain, ni Constantin, ni Théodose n'avaient demandé à l'Eglise de consécration religieuse. Quand le moment vint où la Providence voulut avoir en France des rois protecteurs du Saint-Siège et propagateurs de la Foi catholique, Saint Rémy, comme un nouveau Samuel, donna l'onction sainte au fondateur de la monarchie française. »
source le Salon Beige: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/01/cest-arriv%C3%A9-un-6-janvier.html

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 13:46
  • le 9 décembre 1905 : séparation de l’Eglise et de l’Etat.              source Salon Beige 1905 bis

Après 9 mois de débat houleux, la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat est votée par le Sénat à 179 voix contre 103, sous l'impulsion d'Aristide Briand, député socialiste adepte de la laïcité. Le président de la République, Emile Loubet, proclame la nouvelle loi et le Journal Officiel la publiera dès le lendemain. Les biens d'Eglise seront confisqués, répertoriés et distribués à des associations cultuelles.

InventairesCette loi constitue une véritable révolution en mettant fin à un siècle de concordat napoléonien. Le pape Pie X la condamne formellement. Le gouvernement Clémenceau aura ainsi à gérer la crise des inventaires des biens mobiliers de l'Église, ce qui donnera lieu à des manifestations de violence.

Rappel de la doctrine catholique qui comprend deux points : les principes et l’application des principes.

A. Les Principes

1. L’Église et l’État sont tous les deux des pouvoirs distincts, indépendants, chacun dans son domaine.

« Dieu, dit LÉON XIII dans son Encyclique Immortale Dei, a divisé le gouvernement du genre humain entre deux puissances, la puissance ecclésiastique et la puissance civile : celle-là préposée aux choses divines, celle-ci aux choses humaines. Chacune d’elles en son genre est souveraine, chacune est renfermée dans des limites parfaitement déterminées, et tracées en conformité de sa nature et de son but spécial ».

Il n’est donc pas vrai de prétendre, avec le césarisme et le libéralisme absolu, que l’État est le pouvoir souverain d’où découlent tous les droits, ceux de l’Église aussi bien que ceux des autres sociétés. Sans doute, l’Église est dans l’État, mais elle y est, comme société parfaite, et non comme une partie qui doit être subordonnée au tout. Chaque puissance est souveraine dans sa sphère, et cette sphère est tracée par la nature et la fin des deux sociétés. A l’Église donc les affaires spirituelles, c’est-à-dire tout ce qui se rapporte au salut des âmes : prédication de l’Évangile, administration des sacrements, célébration du culte divin, jugement sur la moralité des actes humains, etc. A l’État, les affaires temporelles, c’est-à-dire tout ce qui concerne les intérêts matériels de ses sujets et ce qui est requis pour le bien et la protection de la société, comme le pouvoir de déterminer les droits politiques des citoyens, les effets civils des contrats, d’établir des impôts, de lever des armées, de promouvoir les sciences et les arts, de punir les transgresseurs des lois civiles, etc.

Les deux puissances étant souveraines, chacune dans leur sphère, il s’ensuit que l’une est subordonnée à l’autre pour tout ce qui n’est pas de son ressort. Donc l’Église est dépendante et subordonnée à l’État dans les questions temporelles : elle est indépendante et souveraine dans les questions spirituelles, et c’est du reste la condition de son existence. Car si l’Église était assujettie au pouvoir civil sur le terrain religieux, elle serait fractionnée en autant de parties qu’il y aurait d’États ; elle ne serait plus ni une, ni universelle, ni indéfectible : en un mot elle ne serait plus l’Église catholique.


2. Bien qu’ils soient deux pouvoirs distincts et indépendants, l’Église et l’État ne doivent pas vivre séparés mais s’unir dans un mutuel accord.

Et de cette union, Léon XIII donne les raisons dans son Encyclique Immortale Dei :

« Leur autorité, dit-il en parlant des deux pouvoirs, s’exerçant sur les mêmes sujets, il peut arriver qu’une seule et même chose, quoique à des titres différents, ressortisse à la juridiction de l’une et l’autre puissance… Il est donc nécessaire qu’il y ait entre les deux puissances un système de rapports bien ordonné, non sans analogie avec celui qui dans l’homme constitue l’union de l’âme et du corps. »

Ainsi, d’après la doctrine catholique, si l’Église et l’État ont des domaines distincts, ils ont aussi des frontières communes. Et comment en serait-il autrement, alors que les deux sociétés détiennent leurs pouvoirs de Dieu et s’adressent aux mêmes sujets ? Il est vrai que leurs fins sont différentes, mais celles-ci ne doivent jamais s’opposer entre elles, plus que cela, la fin temporelle, que poursuit l’État, manquerait son but si, en définitive, il n’était pas tenu compte de la fin éternelle et de la destinée future. Il peut donc arriver que les mêmes objets (ex. les écoles, le mariage, à la fois contrat civil et religieux), « quoique à des titres différents, ressortissent à la juridiction de l’une et de l’autre puissance », comme dit Léon XIII. Il peut arriver encore que certaines choses, temporelles de leur nature, rentrent dans l’ordre spirituel par leur destination et tombent de ce fait sous la juridiction de l’Église. Tel est le cas des lieux et des objets sacrés : églises, mobilier, servant au culte, biens destinés à l’entretien des ministres, etc. Sur ces différents points qui forment ce qu’on appelle les questions mixtes, on ne saurait contester la juridiction de l’Église. Il est. même permis d’aller plus loin et de dire que, à un certain point de vue, l’Église a un pouvoir indirect sur toutes les choses temporelles, non pas en tant qu’elles sont temporelles, mais parce qu’elles doivent toujours être des moyens d’atteindre la fin surnaturelle. C’est en vertu de ce pouvoir que les Papes du moyen âge se sont parfois élevés contre les princes qui abusaient de leur puissance, qu’ils sont allés jusqu’à les déposer comme indignes de la souveraineté et ont délié leurs peuples du serment de fidélité.

Il suit de là que, en principe, s’il surgit des conflits, l’État doit céder, puisque son pouvoir est inférieur à celui de l’Église par sa nature et sa fin. En pratique, il convient qu’il y ait union entre les pouvoirs ; il faut que l’Église et l’État, loin de s’ignorer réciproquement, se parlent, fassent des conventions ou concordats et que ces derniers soient loyalement observés par tous les deux.

B. Application des principes dans le cas d’un État catholique

Dans l’hypothèse d’un État catholique, c’est-à-dire, là où les principes peuvent recevoir leur application, quels seront donc les devoirs réciproques de l’Église et de l’État ?

L’on peut dire, d’une manière générale, que la concorde qui doit régner entre eux requiert :

- 1) du côté négatif : que chaque puissance veille à ne pas violer les droits de l’autre et à ne pas entraver son action.

- 2) du côté positif, que chacune mette au service de l’autre l’influence dont elle dispose pour le bien des deux sociétés.


1. DEVOIRS DE L’ÉGLISE.

L’Église doit prêter à l’État l’appui de son autorité et de ses œuvres. Qui ne voit du reste combien par sa doctrine elle peut travailler au bonheur des peuples puisque, d’une part, elle « fait remonter jusqu’à Dieu même l’origine du pouvoir, qu’elle impose avec une très grande autorité aux princes l’obligation de ne point oublier leurs devoirs, de ne point commander avec injustice ou dureté », et d’autre part, qu’elle « commande aux citoyens à l’égard de la puissance légitime, la soumission comme aux représentants de Dieu, et les unit aux chefs de l’État par les liens, non seulement de l’obéissance, mais du respect et de l’amour, leur interdisant la révolte et toutes les entreprises qui peuvent troubler l’ordre et la tranquillité de l’État » ? (Enc. Libertas). Ainsi, de l’influence de l’Église, l’État retirera un double profit. L’autorité des chefs, considérée, non pas uniquement comme l’expression de la volonté du peuple, mais comme venant de Dieu, revêtira un caractère sacré et se conformera mieux aux règles de la justice. Le peuple, à son tour, acceptera l’obéissance comme une soumission à la volonté de Dieu, qui, loin de l’humilier, ne peut que l’ennoblir.


2. DEVOIRS DE L’ÉTAT.

- Le premier devoir de l’État vis­-à-vis de la religion en général, c’est de rendre lui-même un culte social à Dieu. La raison seule démontre à l’évidence la nécessité de ce culte. Dieu n’est-il pas le maître des sociétés comme des individus ?

Or, dit Léon XIII (Enc. Immortale Dei),« si la nature et la raison imposent à chacun de nous le devoir d’honorer Dieu d’un culte religieux, parce que nous sommes sous sa puissance, et parce que, sortis de lui, nous devons retourner à lui, la même loi oblige la communauté politique ».

Le chef de l’État doit donc rendre hommage à Dieu au nom du peuple qu’il représente, en s’associant aux actes de religion qui s’accomplissent au sein de l’Église catholique. Nous disons « de l’Église catholique » car, bien que le culte de Dieu s’impose, antérieurement à toute religion révélée, il va de soi que, si Dieu a dit comment il voulait être adoré et servi, il y a obligation, non seulement pour les individus, mais pour le corps social, de se soumettre à ses ordres.

- Le second devoir de l’État est de reconnaître tous les droits de l’Église, tels qu’ils découlent de sa constitution divine et que nous les avons décrits dans l’article précédent. L’État doit donc disposer la législation civile de manière à seconder et à développer la religion catholique. Il ne lui appartient pas de connaître lui-même des doctrines.

« Il laissera, l’Église juger les novateurs et, s’ils s’obstinent dans leur révolte, les punir selon les lois canoniques, et les exclure de son sein. Mais il pourra prêter à l’autorité religieuse le pouvoir coercitif dont il dispose, pour arrêter une contagion dont les progrès seraient nuisibles à la société civile elle-­même. »

Pour ceux qui veulent approfondir, c’est ici.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 12:31

Publié dans Idées | le jeudi 28 novembre 2013 | par Jean-François Martot pour  Vexilla Galliae

 

Alors que la France va mal, très mal même, le gouvernement a trouvé un ennemi redoutable : le racisme. Selon lui notre pays et les français seraient racistes. La parole aurait été libérée notamment à l'occasion des manifestations qui ont vu le jour lors du « mariage pour tous ».

Une petite fille à Angers, lors d'un accueil de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, a proféré des injures à son encontre, la traitant de « guenon ». L'hebdomadaire « Minute » a fait sa « Une », sur le même genre . On peut déplorer de tels faits et on doit le faire, mais le gouvernement ne récolte que ce qui l'a semé : la haine et la division, alors que son but devrait plutôt être d'unir la France, afin de lutter plus efficacement contre les problèmes de l'heure, que sont le chômage, l'insécurité, le matraquage fiscal...

De même, au moment des cérémonies du 11 novembre, le gouvernement s'est offusqué des sifflés et des hués qui ont accompagné le chef de l’État sur les Champs-Elysées, en affirmant que ceux qui l'avaient fait n'avaient aucun respect pour la nation et les valeurs qui l'ont construite. Ne sont-ce pas ces derniers qui en ont une haine farouche, lorsqu'ils la livrent à la technocratie bruxelloise et à l'idéologie des « lumières » ?

Il y a quelques temps de cela, j'écrivais ici-même un article intitulé si ma mémoire est bonne : « Le royalisme, entre mémoire et avenir ». J'ai la certitude que la France ne pourra se relever que lorsqu'elle aura renoué avec les principes qui ont fait sa grandeur et son unité ; à savoir la royauté très chrétienne. Notre pays ne peut périr. Tant de saints et de martyrs ont sanctifié cette terre.

La république quant à elle ne peut que diviser notre pays. Elle n'a su faire que cela depuis qu'elle a été instituée. Elle ne sait pas servir les intérêts de nos concitoyens, mais les siens propres et ceux qui la servent. C'est un régime de partis et d'oligarques qui ne se soucient en rien du Bien-Commun, tributaire qu'il est de lobbies de toutes sortes. La preuve avec l'épouvantail qu'il brandit ces jours-ci : le racisme. Une fois de plus, pour survivre, il oppose les français les uns contre les autres.

Le régime naturel pour la France ne peut qu'être la royauté. Il lui est pour ainsi dire consubstantiel. Notre mission à nous royalistes est d'ouvrir les yeux de nos compatriotes, afin qu'ils se libèrent de l'emprise de la république qui les immole sur l'autel de ses intérêts.

Les français doivent savoir également qu'il existe des princes qui n'attendent que leur appel pour voler à leur secours. A ce sujet, le prince Louis, duc d'Anjou, publiera dans quelques mois un livre, intitulé : « Un roi pour la France ? » aux éditions Du Moment. Initialement prévu pour ce mois de novembre, il paraîtra en mai 2014... Encore un peu de patience, donc.

Le prince Louis y détaille son programme pour notre pays, sur les plans politique, économique et social. Dans ce livre, il se dit aussi « disponible » si les français l'appellent.

Prions afin que ces derniers, lassés d'être menés en bateau par un régime à bout de souffle, écoutent la voix de la raison en se tournant vers l'institution qui a donné les « quarante rois qui ont fait la France ».

Jean-François Martot

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 20:32

Publié dans Idées | le vendredi 22 novembre 2013 | par Georges Tartaret dans  VEXILLA GALLIAE

La Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948, qui est la référence officielle au niveau international, est inspirée directement de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Elle énonce les droits fondamentaux de l’individu, leur reconnaissance, et leur respect par la loi.

Son préambule déclare « que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ». Quoi de plus beau en apparence !

Or, dit l’article premier, « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». C’est Charles Maurras qui fit remarquer l’absurdité de cette affirmation. Car si le poussin laissé libre à sa naissance peut se débrouiller tout seul, l’homme, lui, en mourrait.

Quant à l’égalité « en droits », c’est une hypocrisie du fait que le texte ne parle jamais de devoirs. Une personne à qui le suffrage universel ou tout autre type de décision a accordé une grande responsabilité a, bien évidemment, de lourds devoirs envers la société. Peut-on concevoir une hiérarchisation des devoirs sans une hiérarchie équivalente des droits ?

L’article 3 énonce que « tout individu a droit à la vie ». Pourtant, il est communément admis dans nos sociétés occidentales que l’avortement est un droit. Ce qui veut dire qu’un enfant à naître n’a pas droit à la vie. Nous sommes en pleine contradiction.

L’article 16 énonce que « à partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille ». Notons bien que le texte est très explicite sur le mariage : il s’agit bien d’unir un homme et une femme, contrairement à la loi Taubira qui prétend le contraire. D’ailleurs, le même article précise que « la famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat », ce que ne fait pas la loi Taubira qui veut au contraire éradiquer cette vision traditionnelle de la famille.

Venons-en à la liberté de pensée. L’article 18 précise que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites ». Ceci est totalement contraire à la pratique des communautés musulmanes qui punissent de mort les musulmans qui décident de se convertir au christianisme. Il suffit de lire le témoignage de Joseph Fadelle dans son livre « Le prix à payer ». Sans parler des Etats musulmans. Il faut donc retenir que l’islam ne respecte pas la déclaration universelle des droits de l’homme. Pourtant ceci n’est jamais énoncé...

Terminons par l’article 29, qui énonce que « dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui ». Il n’est pas dit que chacun doit s’efforcer d’agir dans le sens du bien commun. Non, c’est au contraire une vision très égocentrique de l’individu, qui peut faire ce qu’il veut du moment qu’il ne viole pas la loi. Certes il doit « satisfaire aux justes exigences du bien-être général », formule vague très différente d’une dynamique de participation à la construction du bien commun. Le Décalogue est beaucoup plus explicite puisqu’il énonce : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi » (Deut. 5, 7), ce qui est une dénonciation de l’idolâtrie qui consiste à prendre quelque chose pour un absolu, l’argent par exemple.

Concluons par l’essence même de cette déclaration. La différence entre royauté et république se manifeste aussi dans les références : la république met en avant la Déclaration des Droits de l’Homme, alors que la royauté se réfère au Décalogue. La contradiction apparaît d’une manière flagrante sur un évènement récent : lorsque la Russie a voté une loi interdisant toute propagande en faveur de l’homosexualité, bien des voies occidentales se sont érigées contre cette décision, justement au nom des Droits de l’Homme. Voici un bon exemple qui démontre que la Déclaration des Droits de l’Homme est une machine de guerre mise en place pour détruire le christianisme.

Georges Tartaret

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 14:43
  • le 04 novembre 1380 : sacre de Charles VI, en pleine guerre de 100 ans

Charles VI de Valois n'a pas tout à fait 12 ans quand il succède à son père, le 16 septembre 1380. Il est sacré à Reims selon l'antique coutume le 4 novembre 1380. Les habitants de la ville saluent le sacre par les cris de « Vive le roi de France ! Montjoie Saint Denis ! ». A cette occasion, est confirmée la suppression des fouages décidée à la fin du règne précédent (les fouages étaient un impôt extraordinaire perçu sur chaque ménage (on dit aussi feu ou foyer).

Commentaires (tirés de La constitution de l’ancienne France de Bernard BASSE) : Que représente le sacre du roi de France? En quoi il diffère de celui des autres souverains ?

La Royauté, donc en quelque sorte sa constitution, s’articule autour de deux principes fondamentaux :

  • le pouvoir est d’origine divine et revêt par conséquent un caractère religieux et sacré (principe du droit chrétien ou divin) ;
  • le pouvoir est exercé par une seule personne, mais dans certaines limites fixées par la loi (principe du gouvernement monarchique tempéré par la légitimité).

Le commentaire de ce jour ne porte que sur le premier principe : l'origine divine et nature sacrée du pouvoir royal (principe du droit divin aussi appelé du droit chrétien).

Depuis la révolution et les philosophes, il est courant de penser que la souveraineté vient du peuple. L’Occident en général, et la France en particulier, ne se sont pas construits sur ce postulat. Cette question a fait l’objet de nombreux débats à l’assemblée, en 1958, quand le gouvernement préparait la rédaction de la constitution de la Vème république.

A la base se trouve l’idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Sant Paul « Epitre aux Romains XIII-1). Il n’y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n’est pas la royauté qui est d’institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnue qu’elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique.

Il y a donc bien une conception religieuse du pouvoir en France qui a prévalu jusqu’après la révolution.

Mais, il y a deux manières de comprendre cela : considérer que le pouvoir du chef vient de Dieu, mais par l’intermédiaire des hommes, qui l’on choisit comme chef ; ou bien, le Roi reçoit sa puissance directement de Dieu, sans que la nation n'ait part à la désignation. Le souverain apparait alors comme l’Elu de Dieu. Les deux conceptions ont prévalu successivement dans l’histoire de France. Sous Louis XIV, c’est la seconde qui a prévalue. La doctrine politique du droit divin est une déformation de la doctrine chrétienne du droit divin. La révolution vient de là.

Conséquences de ce principe :


1. Le Roi doit être catholique - loi de catholicité ou d’orthodoxie :

C’est la loi de catholicité qui a poussé Henri IV à abjurer sa foi protestante, pour recevoir légitimement la couronne de France. L’édit d’Union, de 1588, formule cette loi clairement et la qualifie de loi fondamentale du royaume. Elle remonte en fait au pacte de Tolbiac et au baptême de Clovis et de ses guerriers à Noel 496. Un pacte formel est passé là entre la France et l’Eglise. Cette alliance fait du Roi et de la France, le fils et la fille Aînée de l’Eglise, qui s’engagent à défendre la chrétienté contre toutes les attaques dont elle serait victime. La France n’est pas un Etat laïc, mais confessionnel. Il doit favoriser le développement de la religion catholique. C’est aussi cette loi qui fait du clergé le premier des 3 ordres.

2. Le Roi est un personnage sacré - loi de sacralité :

Détenteur d’un pouvoir venant de Dieu, par la vertu du sacre à Reims sa personne devient sacrée. Il est oint d’une façon particulière, à la manière d’un évêque. Le rite est réservé au Roi, la reine n’est pas sacrée de la même façon. Il revêt les mêmes vêtements sacerdotaux que les évêques et communie sous les deux espèces, chose réservée aux prêtres. On parle souvent de huitième sacrement pour le sacre des Rois de France. Le Roi est le lieutenant de Dieu ; c’est dire le « tenant lieu » de Dieu sur la terre. Il exerce sa fonction comme un sacerdoce. C’est pourquoi, seuls les Rois de France pouvaient signer : « Louis, Par la grâce de Dieu, Roi de France ». Tous les Rois de France, jusqu’à Louis XVI, ont été sacrés avec l’huile sainte qui servit pour Clovis. Cette onction donne au Roi un sceau religieux indélébile. Il ne peut pas abdiquer. Il n’y a pas d’âge pour être sacré ; Reims n’est pas le lieu obligatoire. Les Rois de France tire de ce sacre leur don de guérir les écrouelles :
« le Roi te touche, Dieu te guérit ».

3. La personne du Roi est inviolable - loi d’inviolabilité :

C’est la conséquence immédiate de la loi de sacralité. Elle explique la vénération extraordinaire dont tous les Rois ont été l’objet de la part du peuple de France, profondément religieux. Porter la main sur le Roi est un crime de lèse-majesté, c'est-à-dire un sacrilège !


4. Le Roi est un homme - loi de masculinité :

Appliquée en 1316 à la mort de Louis X, sa fille Jeanne est écartée du Trône ; en 1322, le Roi Philippe le Long n’a que des filles, c’est son frère Charles IV qui devient Roi ; en 1328 quand ce dernier meurt sa fille est aussi écartée du pouvoir. Cette loi écarte aussi les hommes descendants des Rois de France par les femmes ; c’est pourquoi Edouard III d’Angleterre ne pourra jamais être Roi de France et commencera la guerre de 100 ans.

Cette loi est aussi une conséquence de la loi de sacralité, car les femmes ne sont pas admises au sacerdoce. Ce n’est pas une quelconque incapacité féminine qui est en cause, car elles peuvent gouverner le pays, mais un statut religieux.

source: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/cest-arriv%C3%A9-un-04-novembre.html

LES SYMBOLES DE LA ROYAUTE FRANCAISE SONT:

La fleur de lys
Symbole de pureté associé à la Vierge, elle apparaît au XIIe siècle sur les armoiries royales : la vierge était la protectrice des rois, et le roi, tout comme Marie, était un protecteur et un médiateur entre Dieu et les hommes. Devenue le symbole de la famille royale, la fleur de lys est présente sur le manteau du sacre, en un semis, et sur les blasons avec trois fleurs sur fond d'azur.
La couronne
Coiffure symbolique de la royauté, c'est au moyen âge une couronne ouverte, qui se distingue de celle des empereurs d'Allemagne, fermée, signifiant la domination sur le monde entier. A la base de la couronne est placé un serre-tête orné de fleurs de lys. A partir du 16e siècle apparaît une couronne fermée, signe de l'ambition des rois. La même couronne est souvent conservée d'un sacre à l'autre : c'est le cas de la couronne dite de "Saint Louis" que l'on emploie à partir du 14e siècle. Mais les rois disposent également de nombreuses couronnes utilisées pour des occasions moins prestigieuses : c'étaient des bijoux comme les autres, que l'on revendait en cas de besoin.
Le sceptre
Ce long bâton de commandement, apparu dès le IXeme siècle et tenu par le roi dans la main droite durant le sacre et les grandes cérémonies rappelle le bâton de berger de David, roi de l'ancien testament, et la crosse tenue par les évêques. Il symbolise ainsi la puissance du roi.
La main de justice
Ce bâton de bois surmonté d'une main d'ivoire avec trois doigts ouverts, renvoyant à la trinité divine est une variante du sceptre que le roi tient dans sa main droite lors du sacre et des grandes cérémonies. Son usage remont sans doute au XIIIe siècle.
L'épée joyeuse
Egalement appelée épée de Charlemagne, bien qu'elle date des Capétiens, elle est utilisée lors du sacre, à la fin du moyen âge, pour rappeler que le roi est le défenseur de l'église. Le fait d'assimiler cette épée à celle de Charlemagne permet également de revendiquer une continuité dynastique entre les familles carolingienne et capétienne.
Les éperons d'or
Ils sont remis au roi lors du sacre, à la fin du Moyen âge. Symboles de la chevalerie, puisque tout chevalier est censé en posséder, ils rappellent au roi qu'il est lui aussi un chevalier et doit se comporter comme tel.

VOIR: http://les.rois.de.france.free.fr/

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 18:35

L’Institut duc d’Anjou et Vexilla Galliae sont heureux de vous convier à la conférence du

Mercredi 25 septembre 2013 à 20h00

placée sous le haut patronage de Monseigneur le prince Louis, duc d'Anjou

La crise des institutions : monarchie ou VIème république ?

Avec la présence de :

Olivier Tournafond – Professeur à l’Université de Paris XII

Yvan Blot – Haut fonctionnaire et essayiste

Maison des ingénieurs ETP

15, Rue Cortambert

75016 Paris

Métro : ligne 6 ou 9 Trocadéro ou Rue de la pompe

RER : Boulainvilliers

Bus: 63, 32, 22

Parking possible au 78 rue de Passy

Participation aux frais : 7 euros ou 5 euros (étudiants, chômeurs, écclésiastiques)

Contact : secgal@institutducdanjou.fr Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 14:28

Communiqué de l'ALLIANCE ROYALE 

L'Alliance royale ne fait pas du royalisme à la "Point de Vue et Images du Monde" et la monarchie anglaise contemporaine ne s'est pas donné à notre sens les moyens de lutter contre le pouvoir de domination de la City.

Néanmoins nous saluons cette naissance royale. Nous nous réjouissons de cette liesse populaire qui se manifeste autour d'un bébé qui est investi de toute la joie et toute l'espérance d'un peuple, signe de bonne santé nationale, et qui nous renvoie en creux à notre pauvre république . République qui prend au mieux les traits figés d'une Marianne en plâtre, au pire ceux d'une pauvre fille l'Est instrumentalisée par des lobbies hystériques.

Vive le Roi, vive la France"

 
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 13:46
L'émission avait organisé  un sondage dont il ressort que 54% des français sont favorables à un retour à une monarchie "constitutionelle" . Eric Brunet , responsable de l'émission , avait invité Alexis Corbière* du front de gauche à la mairie de Paris qui n'a pas convaincu! La porte parole d'Alliance royale, Sandrine Pico-Deprez est intervenue et a défendue avec force l'idée d'un retour d'un roi symbole de l'unité et de la vérité historique de nos rois et de la France éternelle souveraine et libre!!! Et aussi de la fin de la scission et du clivage du pays en deux avec la fausse vérité que le Président est garant de l'unité et qu'il est le président de tous les Français!

 

Ecouter: RMC : Carrément Brunet RMC

RMC : Carrément Brunet

 

 


RMC : 23/07 - Carrément Brunet détails ▼

 

Il vient d'y avoir ce mardi 23 juillet 2013 sur RMC un débat sur la monarchie, débat intitulé : "Un roi face à la crise". 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 10:43

 

 

La démocratie, telle qu’après avoir été inventée à Athènes, elle a existé ici et là durant l’Antiquité, le Moyen Âge, la Renaissance et l’Âge classique, telle qu’elle est décrite par Aristote dans sa classification des régimes politiques, telle qu’elle est évoquée par saint Augustin et analysée par saint Thomas d’Aquin, la démocratie que Madiran appelle classique est, dit-il, un mode de désignation des gouvernants. Il consiste à « n’avoir dans la cité, aucune autorité politique dont le titulaire ne soit directement ou indirectement désigné, pour un temps limité, par les citoyens, qui sont tous électeurs ». La démocratie classique, c’est cela : un mode de désignation des gouvernants par l’élection.


La démocratie moderne, celle dans laquelle nous vivons, celle qui a été façonnée par les Lumières et par les principes de 1789, fonctionne en apparence comme la démocratie classique. En apparence, c’est la même chose. En réalité, elle est tout autre chose. Sa charte fondatrice est en effet la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789. Or celle-ci contient des dispositions qui changent profondément la nature du régime dont elle a conservé les dehors et le nom. Ces principes sont ceux que proclament d’une part l’article 3 :
lire la suite ....ici...... 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 19:50

source: Alliance Royale site national


 

A gauche le torchon brûle. Le président normal toujours aussi béat et satisfait de lui-même a déjà compris qu’au niveau actuel de rejet de sa personne, de son parti, de son socialisme à la française (dictatoriale, autoritaire, tyrannique…) il lui est déjà impossible de remonter la pente sauf à trouver un renfort de voix venant d’un électorat encore interdit d’accès aux urnes. Avec l’argent du Qatar il pense qu’il lui sera facile de gagner à sa cause ces électeurs potentiels, eux-mêmes dûment endoctrinés par les porte voix des frères musulmans, qui perçoivent au travers des mouvements en faveur de la famille contre les manœuvres Taubira, Peillon et compagnie,, un sursaut imprévu des catholiques susceptible de ralentir la progression d’un islam conquérant. Peu importe aux traitres du gouvernement le prix à payer pour l’élimination de la France, fille ainée de l’Eglise, l’essentiel étant de se maintenir et de durer.

 

Il est trop tôt pour dire par quel stratagème machiavélique les socialistes vont s’y prendre, ce qui est sûr c’est qu’ils iront vite et  que, aux dangers Peillon sur l’école, Taubira sur la famille, succèdera un nouveau danger Valls sur les institutions de la république. Rappelons que Cécile Duflot instruite des confidences de l’Elysée a déjà annoncé que cette promesse 50 serait tenue en 2013 pour application aux élections municipales en 2014.

 

L’élément nouveau est le récent appel solennel de plusieurs municipalités qui demandent que les résidents étrangers soient considérés comme des citoyens à part entière, donc que le droit de vote leur soit attribué. Voici le texte de leur proclamation : « Nous lançons un appel solennel et prenons l’engagement de tout mettre en œuvre pour que le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales soit reconnu. » Les signataires de cet appel adressé au Sénat sont les maires de : Angers – Aubervilliers – Bègles – Besançon – Caen – Chelles – Clichy la Garenne - Creil – Erstein – Grenoble – Illkirch Graffenstaden – Les Ullis – Lille – Metz – Montbéliard – Nantes – Paris – Périgueux – Quimper – Reims – Rennes – Rouen - Saint Denis – Strasbourg –Toulouse. D’autres municipalités non citées se seraient associées à cet appel.

 

Ce texte appelle trois observations :

 

1. Ce droit est déjà acquis aux résidents étrangers de l’Union Européenne. Les signataires ne précisent pas à quel autre type de résidents ils souhaitent l’étendre. Ils ont sans doute choisi d’ouvrir les discussions sur une ambiguïté estimant que peut-être au cours des débats l’opinion cèdera à leur volonté.

 

2. L’exigence se limite, dans un premier temps sans doute, aux élections locales ce qui pourrait faire fléchir quelques nationaux au nom de la tolérance, des droits de l’homme, de l’humanisme qu’il faudra argumenter, ce qui n’est pas un problème pour les dialecticiens sans scrupule.

 

3. L’appel ne s’arrête pas au seul droit de vote mais encore à l’éligibilité des étrangers, porte ouverte à laquelle certains étrangers seront très sensibles. Qui peut le plus, peut le moins. Le pouvoir se laisse la possibilité pour entraîner d’une part l’adhésion  et désigner les méchants récalcitrants d’autre part, de faire un pas en arrière et renoncer à l’éligibilité, temporairement bien sûr. Tactique éprouvée, l’intérêt étant dans un premier temps de parvenir au droit de vote.

 

 

 

Le problème consiste donc à contourner l’article 88-3 de la constitution de 1958 qui dispose : « Sous réserve de réciprocité et selon les modalités prévues par les traités sur l’Union européenne signé le 7 février 1992, le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales peut être accordé aux seuls citoyens de l’Union résidant en France. Ces citoyens ne peuvent exercer les fonctions de maire ou d’adjoint ni participer à la désignation des électeurs sénatoriaux et à l’élection des sénateurs. Une loi organique votée dans les mêmes termes par les deux assemblées détermine les conditions d’application du présent article. » Une nouvelle loi organique permettrait-elle de détourner la Constitution ? Les majorités des deux chambres rendent encore possible cette perfidie. Avec un peu plus d’émotionnel et les muscles de la police de Valls, nos tyrans vont tout mettre en œuvre pour parvenir à leurs fins. Et d' élections locales en élections nationales avec une forte dose de naturalisations, ils espèrent gagner en 2017. Ce qui est certain est qu’ils cherchent un truc, s’ils ne l’ont pas déjà trouvé. Cet appel est un nouveau maillon. Restons éveillés.

 

Jusqu’où vont-ils abaisser la France ?  Depuis plus de 30 ans nous croyons avoir touché le fond. Où est-il donc ce fond ? Car je reste persuadé que lenotre pays se relèvera. Que  notre magnifique jeunesse reste à veiller : il faut tenir et tracer la route vers Reims !

 

Pierre Bernard
                     président de l' Alliance Royale
                     ancien député maire de Montfermeil

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 00:01

La dernière tribune de notre ami, Jacques Jouan*, nous donne l’opportunité de revenir sur une sentence extraite de ses lignes : « le peuple a toujours raison. S’il a tort, c’est qu’on l’a trompé. »

Nous ne saurions y souscrire, nous ne pouvons pas agréer cette affirmation tant elle nous semble aux antipodes de tous les fondements doctrinaux du royalisme… au moins du royalisme historique et traditionnel, celui qu’a porté le légitimisme tout au long de son Histoire.

Non, le peuple n’a pas toujours raison ! Oui, il se trompe, et se trompe même parfois lourdement. L’on ne pourra au demeurant que relever l’apparente contradiction dans la succession de ces deux formules : d’une part, « le peuple a toujours raison » et, de l’autre, « s’il a tort, c’est qu’on l’a trompé ». De manière flagrante, la deuxième partie de la phrase invalide la première puisqu’elle reconnait que… le peuple puisse se tromper.

Mais il y a lieu de poursuivre plus loin notre réfutation dans la mesure où, s’y arrêter, pourrait laisser entendre que nous nous accordons avec notre ami sur l’idée que le peuple puisse avoir toujours raison dès lors qu’on ne cherche pas à l’induire en erreur. Ce relent d’hyper-optimisme dans la « conscience populaire » est très neuf chez les monarchistes, dont la branche nationaliste – l’Action Française – chante encore, dans La Royale, que « le nombre est un tyran stupide. »

On ne pourra qu’y voir l’influence soralienne, pas forcément dépourvue d’intérêt au demeurant, mais foncièrement délétère sur cet aspect précis, qui tend à faire tache d’huile au sein de notre famille politique, essentiellement chez les Orléanistes bien entendu mais également, il faut bien l’admettre, parmi les légitimistes. Cherchant à réhabiliter l’idéologie rousseauiste, y compris parmi les tenants de la souveraineté royale, elle inocule en notre sein des thèses favorables au principe de la volonté générale.

Récuser ce concept, pourtant séduisant et flatteur, n’est pas une posture facultative mais un préambule indispensable à toute l’action politique. Car, si le peuple a toujours raison, en quoi est-il nécessaire d’être monarchiste ? Ne serait-il pas plus adéquat, dans ce cas, de souhaiter promouvoir un mécanisme de pure démocratie directe dans tous les aspects de la politique et intervenant pour toutes choses ?

S’il y a lieu de rejeter cet axiome loin de nous, c’est parce que nous en connaissons le versant bien moins attrayant. Lorsque le peuple est majoritairement favorable aux lois antisémites, au milieu du XXème siècle, a-t-il raison ? Lorsqu’il met en place des gouvernements totalitaires (démocratiquement), a-t-il raison ? Lorsqu’il est favorable aujourd’hui à l’avortement, a-t-il raison ? Lorsqu’il plaide pour une laïcité agressive et antireligieuse, a-t-il raison ? Et tant d’exemples, peut-être plus polémiques encore (s’il en est…) !

Le postulat de l’infaillibilité populaire, vieille lubie du XIXème siècle, a pourtant fait long feu et il est communément admis, chez l’ensemble des penseurs des différentes familles politiques, qu’il est faux dans son principe. Les libéraux lui opposent la loi naturelle, censée encadrer les dérives du suffrage capricieux pour défendre les libertés individuelles ; certains socialistes évoquent la nécessité d’une éducation populaire dont l’objet serait de « former » le peuple, y compris à l’âge adulte, pour lui éviter le « mauvais » vote.

La vérité est qu’il n’existe aucune communauté humaine qui puisse prétendre à l’infaillibilité, tout simplement parce qu’elle n’est constituée que d’Hommes eux-mêmes faillibles. Or, jusqu’à preuve du contraire, une juxtaposition d’erreurs ne devient pas vérité. Le Vérité trace son lit indépendamment des passions, des mouvements, des modes, des certitudes du moment. Sa nature éternelle, ignore les caprices des générations et n’est pas affaire de suffrages tant elle n’a jamais été, et ne peut être, une simple question d’arithmétique.

Une seule exception notable qui mérité d’être signalée est, bien entendu, l’Eglise Catholique, infaillible dans tout ce qui touche à son domaine de compétences, la foi et la morale. Mais cette disposition ne lui est accordée que par sa nature, pas uniquement humaine, mais également divine. Et c’est en ce sens que l’Eglise est infaillible, l’Eglise prise dans sa globalité, et non pas dans ses hommes ou dans ses communautés (à l’exception, là encore, du Souverain Pontife dans certaines circonstances seulement.)

Mais il serait aberrant de confondre l’Eglise et les nations, d’amalgamer les choix politiques d’un pays avec l’enseignement du Christ délivré par ses Apôtres. Tant et si bien que la politique est, le plus souvent, affaire d’expérience, quand la foi et la morale se suffisent des vérités révélées, de l’Evangile, de la Tradition apostolique…

Pour le reste, la vérité politique, si son  existence est indéniable, est bien plus délicate à découvrir. Elle se cherche et se trouve dans l’héritage du passé, l’attitude la plus prudente, et la philosophie. Autant dire que l’on est loin du tintamarre d’une campagne électorale où la vérité n’est que rarement une préoccupation majeure (ce qui ne rend pas pour autant, de facto mauvaise, pour peu que l’on les remette à leur juste place.)

C’est bien parce que la majorité du peuple, abusivement rebaptisée, dans l’illusion républicaine, peuple(dans la négation totale de la minorité),  ne peut se gargariser de cette infaillibilité, que les sagesses antiques et médiévales nous ont enseigné à rechercher, en puisant dans l’héritage historique de chaque peuple, des institutions qui font appel à l’équilibre des forces, et l’assemblage des différentes formes d’autorités qui veillent chacune à interdire une dérive despotique de l’autre.

L’origine de notre divergence avec les Républicains et les libéraux, alors, n’est pas dans le rejet de l’existence d’une élite qui interdirait au peuple l’expression pleine et entière de son suffrage et sa volonté, mais dans ce que porte l’élite actuelle. Si l’élite d’aujourd’hui nous répugne, c’est parce qu’elle s’appuie sur un mensonge, une illusion jetée comme de la poudre aux yeux au visage de nos contemporains, afin de leur laisser croire – de leur faire croire ! – que le pouvoir est entre leurs mains, alors qu’il leur échappe intégralement.

Si nous combattons l’élite actuelle, c’est parce qu’elle tend à se couvrir, à se masquer derrière le rideau de fumée de la post-démocratie rutilante, officiellement égalitariste, alors que l’élitisme partout triomphe et les authentiques aspirations populaires sont ignorées voire méprisées.

C’est aussi parce que l’élite actuelle défend les idéologies délétères du mensonge : mondialisme, libéralisme (ou son frère « ennemi » le socialisme), matérialisme, productivisme… Et, parce que ces idées s’accompagnent de la cohorte de maux qui frappent notre peuple, elle s’enferme de plus en plus dans un esprit de caste à mesure que gronde la colère des premières victimes des changements titanesques qui frappent notre civilisation.

Alors, anti-démocratiques les royalistes ? Non, bien sûr que non. Bien au contraire ! Nous, royalistes, voulons une élite qui défende des principes sains, enracinés dans le réel et le bien commun, et qui ne s’abritent pas sous le masque de mensonges idéologiques, mais assume pleinement ses fonctions et son pouvoir. Et nous voulons une nation libre, disposant du suffrage partout là où il est bon, non pas que la majorité puisse avoir toujours raison, non pas que la majorité soit souveraine, mais parce qu’il est des sujets où il est naturellement bon que le peuple décide, et qu’il en est d’autres où il est bon qu’il envoie ses représentants décider… tout comme la tête de l’Etat a besoin de cette stabilité et de cette durée que seul l’abris contre les suffrages lui apporte et pour le maintenir bien loin de la versatilité d’un suffrage qui, au fond, peut bel et bien se tromper !

Stéphane Piolenc

* Le jansénisme médiatique http://www.vexilla-galliae.fr/points-de-vue/tribunes/392-le-jansenisme-mediatique

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 18:33

Nous sommes tous sous le choc des images. Hier, pour célébrer la victoire d’un club de sport jadis parisien acheté par l’État du Qatar, la faune des voyous avait tenu à être de la fête ! Après des heures de violences et de voies de fait, la police de la République a procédé à 21 interpellations : il est temps de faire cesser cette lâcheté politique d’une République laxiste avec les racailles mais oppressive avec les adversaires de ses dérives.

Nous payons là les conséquences de 50 ans de politique de l'immigration (et de la sécurité) incohérente.

 

Je convoque la République et ses représentants devant le tribunal de l’Histoire.

 

La repentance ou l’apologie du temps des colonies sont aussi bien l’une que l’autre des stupidités. Ce n’est pas la nostalgie ou la flagellation qui permet à un pays d’avancer mais la réconciliation qui passe par la reconnaissance de ce que chacun a apporté à l’autre. Il faut assumer le passé, en tirer les conclusions et se tourner vers le futur. Ce n’est pas en gesticulant ou en dissertant que l’on effacera de la mémoire collective les événements passés.

Cinquante ans après, la population française n’est toujours pas prête à accepter d’accueillir chez elle ceux qui l’ont chassée de chez eux. L’angélisme républicain et ses tergiversations nous mènent droit dans le mur de l’échec de l’intégration à la française. Si celle-ci a pu se faire par le passé lors de la venue des Espagnols, des Italiens, des Polonais et des Portugais qui se sont assimilés grâce à la croissance économique et au cousinage culturel, en revanche, il n’est plus possible aujourd’hui dans un contexte de crise économique d’intégrer des émigrés ou leurs enfants ne partageant pas les valeurs de la France et parfois même tenant contre le pays qui les accueille des propos haineux.

La perte de repères et la montée du communautarisme sont les fondements d’une fracture profonde entre des personnes qui n’ont plus rien à partager. Cette impasse amène doucement au rejet des uns par les autres et fonde les prémices d’une guerre civile.

La République par ses actions fait le contraire de ce qu’elle dit prôner et de ce qu’elle établit par ses lois ; elle est xénophobe et raciste ; elle crée de telles disparités qu’il est insupportable de vivre en bonne intelligence sur un même territoire et elle cantonne certains de ses habitants dans des ghettos, véritables zones où le droit qui s’applique n’est pas celui de la France. Car les zones de non-droit n’existent pas, contrairement à ce que les républicains veulent nous faire croire dans leurs discours moralistes. Ce ne sont que des secteurs géographiques où le droit local n’est pas le droit commun.

La République est une impasse. Seule compte la projection vers l’avenir, et cela passe par l’instauration d’un système politique qui a fait ses preuves, la royauté. Seule la royauté peut rassembler et protéger des extrémismes, une royauté moderne ancrée dans notre histoire et adaptée à notre temps.

L’Alliance royale préconise l’abrogation du droit du sol, c’est-à-dire que le fait de naître sur notre sol octroie la nationalité française. Cela ne veut pas dire qu’elle prône un quelconque droit du sang : il est indispensable que, comme par le passé, des personnes puissent devenir française par adoption. Si on compare cela à une famille, comme il est toujours intéressant de le faire, cela devient évident. Imaginons par exemple un enfant qui naîtrait accidentellement dans ma maison : il serait absurde de prétendre qu’il aurait doit à mon héritage ! A l’inverse, je peux adopter des enfants, qui ne sont pas de mon sang, mais qui deviennent réellement mes enfants, même si cela passe parfois par quelques renoncements. C’est d’ailleurs pour cela qu’il faut aussi mettre entre les mains de ceux qui ont une double nationalité, le choix de se déterminer en conscience, pour eux et leurs enfants, par rapport à la France ou par rapport à leur autre nationalité. La double nationalité ne saurait perdurer. Les personnes de nationalité française doivent s’assimiler si elles ne le sont pas déjà et les autres qui ont vocation à retourner chez elles doivent s’intégrer pendant la durée de leur séjour en France. S’assimiler, c’est faire sienne l’histoire commune de la France. C’est en faire le fondement de sa propre histoire afin de participer personnellement et collectivement à la continuité de la France. Un peuple ne peut se projeter dans l’avenir qu’avec des racines solides, une volonté de vivre ensemble et le sentiment de partager une communauté de destin. L’acquisition de la nationalité française ou le choix de cette nationalité par rapport à une autre doit être un acte volontaire soumis à des règles : il est indispensable que celui qui fait ce choix ou qui souhaite cette acquisition en ait envie. Il faut d’abord qu’il parle couramment la langue, ensuite connaisse l’histoire et la géographie de la France et enfin renonce par un acte juridique à toute autre nationalité. Il ne peut pas y avoir de choix de nationalité française à géométrie variable, la France doit être prise en entier et les contraintes que ça implique de la même manière.

Olivier Leconte

ndlr:
Olivier Leconte est délégué de l'Alliance Royale pour la Provence.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 14:56

VIème REPUBLIQUE  ?........                               où ROYAUTE ?.........
                                     A nos lecteurs de comparer......................

le projet communiste Mélenchon analysé sur:......Vexilla Galliae

le projet Royaliste pour le retour à la Royauté résumé sur Alliance Royale
et plus développé dans la plateforme politique
la Royauté s'appuyant d'autre part sur une "démocratie équitable" par les élections des représentants du peuple au sein de grands corps sociaux non idéologiques, beaucoup plus représentatifs du peuple dans sa vie Sociale habituelle.
- Corps social de la Famille
- Corps Social des salariés
- Corps des entrepreneurs économiques  privés indépendants (prof.libérales, commerçants, artisans, agriculteurs etc..entreprises diverses (nota: les directeurs des grandes entreprises multinationales n'en font pas partie car salariés)
-Corps des acteurs des collectivités locales (élus).
ET
Sur la possibilité de l'appel à référendum veto ou propositions donné :
- au ROI
- au PEUPLE
afin de limiter l'ingérance des olligarchies dans l'appareil de l'Etat et permettant ainsi l'exercice du gouvernement par les meilleurs et non par les "pions" des olligarchies voulant capter le pouvoir pour de multiples profits

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 20:00

Rappel: le mot catholique vient du latin et du grec:  
D'abord du latin, catholicu (universel), lui-même dérivé, du grec ancien katá (complètement) et hόlos (tout) ; qui voulait dire quelque chose comme "général" ou "universel"; l'Eglise Catholique s'est toujours définie comme universelle. elle est universelle en laissant toutes leurs coutumes vertueuses aux peuples et en les laissant se diriger librement dans la politique de la Cité à partir du moment où les peuples respectent la LOI MORALE NATURELLE donnée par les 7 derniers commandements du décalogue, et elle encourage les Etats à respecter les 3 premiers.
En ces temps de désorientation, elle monte de nouveau au créneau pour affirmer haut et fort LA VERITE et réorienter les peuples dans les voies droites.
Le texte qui suit est pleinement dans la lignée de SON MAGISTERE CONSTANT, et nous est donné par LA CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, qui était nommé autrefois: LE SAINT OFFICE.

 

The Holy See

CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI

A LIRE

 

CONSIDÉRATIONS
À PROPOS DES PROJETS
DE RECONNAISSANCE JURIDIQUE
DES UNIONS ENTRE PERSONNES
HOMOSEXUELLES


 
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 00:00

Merci au SALON BEIGE d'avoir attiré mis sur son site cet Extrait de l'homélie prononcée par Dom Patau, père abbé de l'abbaye bénédictine de Fontgombault, en la fête de l'Ascension :
êlle ne peut que donner du courage à tous les hommes de bonne volonté qui veulent travailler pour le BIEN COMMUN, Tout HOMME POLITIQUE HONNÊTE doit aussi s'en imprégner quand il a des responsabilités sur LA CITE

"Le pire pour l’apôtre est peut-être d’être confronté à l’indifférence. Ce fut le cas pour Paul lors de sa rencontre à l’Aréopage d’Athènes. À mesure qu’il parle, s’installe entre lui et la docte assemblée, composée de ceux qu’il appelle « les plus religieux des hommes » (Ac 17, 22), comme un malaise. Le Dieu créateur, en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être, son jugement futur sur le monde, la résurrection des corps, n’attirent que peu d’intérêt : « les uns se moquaient, les autres disaient : “Nous t'entendrons là-dessus une autre fois.”» (Ac 17, 32)

De telles considérations, qui nous semblent que bavardages, n’intéressent pas des hommes qui se croient sages. Le vrai Dieu ne les intéresse pas. Suivre les faux dieux, les dieux faits de mains d’homme, ne prête pas à conséquence. Suivre les faux dieux, suivre ses passions, donne l’illusion de la liberté. Écouter saint Paul, c’est au contraire accueillir dans sa vie un être dont la présence remet en question le sens de la vie et l’exercice de la liberté. Mais que vaut une liberté qui s’érige en absolu contre la liberté et la volonté de Dieu ? Que vaut une liberté qui librement s’aveugle ?

Relire les premiers chapitres du livre de la Genèse est éclairant.

La liberté qui fait l’économie de Dieu est celle de la créature avant que Dieu ne parle. Cette liberté a un nom à l’allitération évocatrice : tohu-bohu, chaos. Ce qui met fin à l’état de confusion antérieur à l'organisation du monde, c'est la parole de Dieu : « Dieu dit : “Que la lumière soit”, et la lumière fut. » (Gn 1, 3) La lumière pourrait-elle dire alors : « Je suis ténèbres » ? Non, la lumière ne le peut pas, parce que Dieu a dit : « Que la lumière soit. » La lumière est donc lumière. L'enfant capricieux qui ferme les yeux alors que le soleil est au zénith peut dire : « Il fait nuit, la lumière pour moi c’est comme les ténèbres. » L'enfant le dit, mais il se trompe.

Un peu plus loin, toujours au premier chapitre de la Genèse, Dieu dit : « Faisons l'homme à notre image... Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. » (Gn 1, 26-28) La conclusion du second récit de la création est encore plus explicite : « C'est pourquoi l'homme quitte son père et sa mère et s'attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair. » (Gn 2, 24). La parole de Dieu est au fondement de l’union. Certes un homme peut dire : « Un couple selon moi, ce peut être l'union de deux hommes ou de deux femmes. » Il le dit, mais il se trompe. La parole de Dieu demeure la seule référence garante de ce qu’est un couple, garante aussi de la légitimité de sa reconnaissance officielle dans le mariage.

L’enfant capricieux, s’il se met à marcher les yeux fermés, ne tardera pas à tomber. Avant d’avoir atteint le sol, déjà il aura ouvert ses yeux. Ébloui l’espace d’un instant, il comprendra vite que la lumière n’est pas ténèbres mais au contraire un précieux secours de Dieu. La volonté de se libérer du plan de Dieu l’a conduit dans les ténèbres, dans le chaos. La redécouverte de la lumière lui a rendu sa vraie liberté.

Alors que l’économie mondiale s’effondre et que les chefs d’État s’emploient à résoudre la crise, il est consternant de voir comment ces mêmes chefs d’État s’appliquent avec zèle à accentuer la décadence morale de la société et de l’humanité, tant par l’exemple de leur propre vie qu’en promulguant des lois qui se fondent, non pas sur la nature de ceux qu’elles concernent, mais sur une volonté idéaliste et irréaliste d’égalité. L’homme n’a pas à créer le monde : Dieu a dit : « fructifiez et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. » (Gn 1, 28)

Combien de temps faudra-t-il aux hommes pour comprendre qu’une société qui ne protège pas la vie humaine, la cellule familiale et en particulier l’enfant, promeut la haine, s’expose à toutes les dérives et court à sa perte ? La vie et la famille sont des dons nés de la parole divine. Elles ne se vendent pas, ne s’achètent pas, ne se bradent pas. Elles se respectent.

L’homme semble avoir un besoin irrépressible de détruire : défigurer la beauté de la planète, gaspiller et détruire ses ressources énergétiques, la nourriture qu’elle produit, enfin se détruire lui-même en refusant ce qu’il est.

À l’image des apôtres, les chrétiens ont le devoir de répandre à travers le monde la semence de la parole : parole primordiale du premier instant de la création, parole incarnée du Dieu qui se fait parole dans le Christ. Cette parole est l’unique voie qui conduit du néant à l’être, du chaos à la vie, des ténèbres à la lumière.

Dans la vie publique, les chrétiens ont le devoir, par leurs votes et plus généralement par leurs actions, de soutenir les candidats et les élus qui ne se rendent pas complices de crimes contre l’humanité mais promeuvent une authentique législation de la vie. Refusant d’appliquer les lois mortifères issues de la dictature du relativisme, usant du droit inaliénable et légitime à l’objection de conscience, ils présentent au monde une authentique liberté fondée dans la vérité.

Saint Paul en cette année de la foi nous encourage : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons. » (2 Cor 4, 13 ; cf. Ps 115, 10). [...]"

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 17:37

Publié dans Politique | le jeudi 25 avril 2013 | par Julien Ferréol sur VEXILLA GALLIAE

Le rouleau-compresseur gauchiste vient de faire une dernière victime.

Depuis 1789 la matrice révolutionnaire détruit froidement les corps intermédiaires ; et, le mardi 23 avril 2013, la famille, à la fois corps fondamental de la nation et vaillante forteresse contre les menées subversives, a pris un coup à bout touchant.

Déjà les girondins récupérateurs (Copé & Cie) souhaitent faire tourner l’opposition aux mesures gouvernementales sur les allocations familiales, ce qui n’est pas mauvais en soi mais signifie un enterrement de la hache de guerre. Les membres de l’UMP sont très prudents pour les perspectives d’abrogation en cas d’alternance.

Nous nous souvenons des trahisons des félons de la droite républicaine qui ne sont jamais revenus sur l’avortement ou le PACS lorsqu’ils étaient revenus au pouvoir.

Le chef de l’Etat, s’étant exprimé ce mercredi en sortie du conseil du ministre, a insisté sur cette loi républicaine qui sera la « loi de tous, la loi pour tous ». Il a fait allusion à la saisine du Conseil constitutionnel qui devrait se prononcer dans un mois.

Que signifie cette saisine ? Est-elle le baroud d’honneur des « antis », le gage d’honnêteté d’une droite qui s’apprête à laisser tomber son électorat, ou un véritable espoir ?

Nous nous souvenons du scandale des 700 000 signatures de la pétition à l’attention du Conseil Economique, Social et Environnemental. Le Palais d’Iéna s’était nonchalamment assis sur la voix des français. Il pourrait bien en être de même pour le Palais Royal… Néanmoins deux remarques :

- le Conseil constitutionnel a une place plus éminente et plus importante que le CESE. Une censure aurait bien plus de conséquences qu’un avis défavorable du CESE.

- le Conseil est aujourd’hui composé de 11 membres actif, dont deux de droit (MM. Giscard d’Estaing et Sarkozy en qualité d’anciens présidents de la République, Jacques Chirac ne siégeant plus). Parmi les 9 membres en l’exercice d’un mandat de 9 ans, 6 ont été nommés par la droite (présidents de la république et des deux chambres du parlement).

Alors, même si Frigide dépense toute son énergie à lutter contre les nazillons torses nus et à proclamer à l’ultra subversif Petit Journal qu’elle se rendrait à un mariage gay si elle y était invitée, tournons-nous vers les sages et exhortons-les à faire preuve, durant ce mois, de sens des responsabilités et à distinguer le droit de l’enfant des considérations politiciennes.

Histoire de rentabiliser les 64 000 euros mensuels que représente la masse salariale des membres du conseil constitutionnel.

Julien Ferréol

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