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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 09:17
LETTRE OUVERTE A LOUIS XIV

Source ICTHUS

Tout ne fût pas parfait sous le règne de Louis XIV mais nous lui devons la France plus que des petites histoires. Marie-Françoise Ousset Guide-Conférencière de la Ville de Paris lui écrit avec passion pour « dire davantage en somme » que les banalités vulgaires de la télévision de service public ! Une lettre d’amour sûrement mais aussi d’espoir pour la France…

Cher Louis XIV,

Peut-être avez-vous été un peu contrarié de la manière dont la télévision a parlé de vous en ce premier septembre 2015. Bien sûr il y eut de magnifiques photos de Versailles mais, comme vous avez pu le constater, « la 2 » vous a fait passer une fois de plus pour un despote à la fois léger et cruel et s’est complu a évoqué l’homosexualité de votre frère, vos maîtresses, la licence des mœurs à la cour, les dragonnades, votre fistule mal placée, la gangrène de votre jambe. Elle a même déclaré péremptoirement que aviez inventé la perruque car vous étiez chauve (ce qui est complètement faux : votre père en portait déjà une et lança la mode en 1620 !). Comme cadeau d’anniversaire, c’était plutôt raté !

Ce n’est tout de même pas pour votre fistule que l’Europe entière a eu les yeux tournés vers vous, que l’empereur de Chine Kangxi essaya de vous ressembler en portant une perruque comme la vôtre, que votre siècle fut appelé « le Grand Siècle », qu’il fut même appelé « le siècle des saints » (il faut dire que St Vincent de Paul vous avait précédé !). Et si les ambassadeurs du Siam se sont prosternés devant vous, ce ne fût tout de même pas pour voir de plus près votre pied gangréné ! Votre règne avait été le plus brillant du monde ! 3 rois seulement en Europe ont été qualifiés de « Grand » : vous, Louis de Bourbon mort en 1342 et Louis 1er de Hongrie. Vous aviez reconstitué la France et, lorsqu’on annonça votre mort à la cour de Frédéric 1er, roi de Prusse il fut seulement dit : « Le roi est mort ». Tout le monde comprit qu’il s’agissait de vous et pas d’un autre roi. Vous les aviez tous éclipsés.

Pour vous consoler un peu, cher Louis XIV, permettez-moi donc de vous dire que beaucoup en France ont appris à vous aimer grâce à de nouveaux et très bons historiens.

Certes, vous avez un peu trop vite déclaré la révocation de l’Edit de Nantes, fait démolir les murs de Port-Royal des Champs mais nous savons que l’homme dur du régime fut Louvois. Les dragonnades c’est lui et lorsque vous avez appris les horreurs qu’il avait commises, vous avez devant lui jeté votre canne par la fenêtre en lui disant : « Autrement, je vous la cassais sur le dos » Il est vrai pourtant que les exactions ont continué. Mais on n’oublie de dire dans nos médias que le midi avait été mis à feu et à sang de 1621 à 1629 par les protestants. (F. Bluche).

Au lieu de donner une fois de plus la parole à ce Michel de Decker, toujours frétillant de joie lorsqu’il s’agit de raconter les petites bassesses des grands ; au lieu de couper trop vite la parole à l’excellent historien Jean-Christian Petitfils, la TV aurait pu rappeler que vous avez mis fin à 40 années de trouble ; vous avez laissé la France plus prospère, plus peuplée, mieux armée qu’elle ne l’était au début de votre règne. Vous avez aidé Vauban à construire, autour de la France, ce qu’il a appelé sa « ceinture de fer ».Vous avez reconstituée une force navale : de 9 vaisseaux de ligne en 1660, il y en eût 220 en 1680 dépassant ainsi de 45 unités la Royal Navy (Bluche). La France a pu ainsi mieux se protéger contre « les incursions continuelles des algériens sur les côtes du Languedoc et de la Provence… » car « il n’y avait personne qui n’eut à pleurer un parent massacré, un ami esclave ou une famille ruinée » (Cal Maury).

Vous avez acheté Dunkerque à l’Angleterre, vous vous êtes emparé facilement de Lille. Vous avez tenu tête à une quadruple alliance contre la France : Espagne, Autriche, Angleterre, Pays-Bas. Bien loin de parader au château de Versailles, vous fûtes un homme de terrain, inspectant les remparts, les bastions, inaugurant des canaux surveillant les travaux.

Pour cet anniversaire, la télé aurait pu citer la lettre que le nonce apostolique écrivit à Rome dès votre décès : « (Louis XIV) avait le talent de gagner le cœur de tous ceux qui avaient l’honneur de l’approcher…grande rapidité pour débrouiller les affaires les plus compliquées… il a fait fleurir l’ordre d’un bon gouvernement et étendu les sciences et les arts à travers tout le royaume ». Bien sûr, certains diront : c’est un prêtre et un ambassadeur, il se doit d’être indulgent et élogieux. Mais pourquoi alors n’a-t-on pas cité le très anticlérical Voltaire qui, dans son « Siècle de Louis XIV », reconnait que les amusements de la cour « étaient de perfectionner le goût, la politesse et… de faire des français la nation la plus policée du monde ». Ce Voltaire qui contribua beaucoup à la Révolution Française, écrit également : « Louis XIV (…) fit voir qu’un roi absolu qui veut le bien, vient à bout de tout sans peine. Il n’avait qu’à commander, et les succès dans l’administration étaient aussi rapides que l’avaient été ses conquêtes. C’était une chose véritablement admirable de voir les ports de mer, auparavant déserts, ruinés, maintenant entourés d’ouvrages qui faisaient leur ornement et leur défense, couverts de navires et de matelots… de nouvelles colonies, protégées par son pavillon, partaient de tous côtés pour l’Amérique ».

A ce propos bien peu savent que le mot « Louisiane » vient de Louis XIV et que le fleuve Mississippi s’appelait à l’époque « le fleuve Colbert ». Mais si vous avez eu, cher Louis XIV, des comptoirs, jamais vous n’avez voulu la mondialisation. Lorsqu’on vous a proposé être roi dans les Balkans, vous avez refusé (F. Bluche).

La TV aurait pu citer aussi le Mal de Berwick parlant de vous : « Il était l’homme de son royaume le plus poli … depuis la monarchie vous ne trouverez roi plus humain » « Il n’avait de fier en lui que l’apparence… dès qu’on voulait lui parler, son visage se radoucissait et il avait l’art de vous mettre à l’instant en pleine liberté avec lui. »

La TV aurait pu tout simplement vous donner la paroleciter les sages recommandations que vous avez écrites à votre petit fils, le roi d’Espagne. Citer aussi vos mémoires dans lesquelles vous expliquez que, si vous avez pris le soleil pour emblème, c’est par « le bien qu’il fait en tout lieu prodiguant sans cesse de tous côtés la vie, la joie et l’action » ou encore : « C’est par le travail qu’on règne. Il y a de l’ingratitude et de l’audace à l’égard de Dieu, de l’injustice et de la tyrannie à l’égard des hommes de vouloir l’un sans l’autre » ;

Certes, l’émission a montré que vous étiez un excellent danseur mais on aurait pu rappeler aussi que, sous votre règne, Pierre Beauchamp a eu l’idée de codifier les pas de danse et que, lorsqu’il s’agit de danse classique, encore de nos jours, on emploie des mots français dans le monde entier. On dit « échappée battues » ou « sauts de chat » à New-York comme à Pékin.

Il ne fallait pas, bien sûr, s’attendre à ce que «  la 2 » ait le courage de dire ce que Philippe Erlanger (haut-fonctionnaire et écrivain) a calculé, à savoir qu’en comptant les deux Trianons, sur un demi-siècle, Versailles n’a pas coûté plus cher qu’un porte-avion modernequ’il a coûté le prix du déficit de l’exposition universelle de Léon Blum en 1936 ou encore à peu près le prix d’une campagne électorale d’un Président de la République ! Cela aurait été pourtant amusant !

Heureusement, les images parlent mieux que les mots et les contredisent parfois. On a pu se demander, pendant cette émission, pourquoi un roi aussi despotique que vous, qui avait été entouré parfois à Versailles de 36.000 ouvriers (F. Bluche), avait voulu un château sans douve, sans protection avec, au rez-de-chaussée, uniquement des portes-fenêtres. Comment dit-on portes-fenêtres en anglais ? French windows.

On a pu se demander pourquoi un obsédé sexuel avait fait réaliser un jardin qui parle avant tout à l’intelligence jamais aux sens : pas de banquettes pour s’allonger, presque pas de bancs pour s’asseoir, pas de coins d’ombre, pas de salon de verdure pour se mettre à l’abri des regards indiscrets. On s’est demandé surtout comment « la 2 » avait pu dire que la ménagerie de Versailles ressemblait à un phallus alors que les gravures nous la montre octogonale entourée de cours en éventail pour les différents animaux.

Pour les jeunes qui n’aiment pas la France car ils ne la connaissent pas, on aurait pu montrer vos côtés anti-conformistes. Cela aurait changé un peu ! Leur dire, par exemple que vous fûtes toujours plus passionné par votre jardin que par l’intérieur de votre château. Que, voulant tout comprendre par vous-même, on vous a vu prendre les cisailles du jardinier pour couper des ifs à Versailles, que votre meilleur ami a sans doute été le jardinier André Le Nôtre. Vous le convoquiez tous les matins. Il osait vous embrasser et lorsqu’il fut très âgé, vous l’avez vous-même promené dans sa chaise roulante.

Pourquoi ne parle-t-on jamais de votre amour des enfants ? S’il y a autant de « marmousets » dans le parc de Versailles, c’est sur vos recommandations. Vous aviez peur qu’on y mette toujours plus de statues grecques. Nous avons conservé votre lettre disant « je veux de l’enfance répandue partout » et, à l’intérieur du château, c’est vous qui avez demandé, pour le « salon de l’œil de bœuf », une frise représentant des enfants. C’est d’ailleurs en allant voir les vôtres que vous avez fait la connaissance de Mme de Maintenon. Vous l’avez épousée à l’âge de 45 ans et vous lui êtes resté fidèle jusqu’à votre mort à 77 ans. Elle était pieuse, bigote dit-on à l’encan, mais vous n’avez pas eu peur d’épouser une femme qui était née à la prison de Niort car son père criblé de dettes y était emprisonné ; une femme qui eut une jeunesse misérable avant d’épouser le poète grabataire Scarron. Elle vous a peut-être dit que, pour gagner un peu d’argent, elle nourrissait en foin des chevaux et a même gardé des dindons …avant de garder les enfants que votre Majesté a eus de la Montespan ! (Cal Maury)

Si on avait voulu rétablir la vérité et sortir des poncifs on aurait pu dire tellement d’autres anecdotes amusantes qui vous auraient rendu plus familier à tous !

Vous avez été un grand roi peut-être parce que vous avez su écouter et regarder. Ecouter car dès votre plus jeune âge, Mazarin tenait à vous faire participer au Conseil. Et vous avez écrit dans vos mémoires que vous étiez heureux lorsque vous constatiez que les ministres prenaient la décision que vous aviez choisie dans votre petite tête d’enfant. Vous aviez une oreille excellente, ce qui vous a permis de choisir pour la cour les meilleurs musiciens de votre royaume : Campra, Lully Delalande. Vous aviez également un regard extraordinaire, « insoutenable » même a-t-on pu dire qui vous a permis de reconnaître autant les grands génies de votre époque qu’une erreur sur un champ de bataille, un défaut dans une statue, une dissymétrie dans les fenêtres du Grand Trianon ou dans la hauteur d’un jet d’eau.

Cher Louis XIV, merci pour la beauté que vous avez donnée à la France dans tous les domaines. Merci de nous avoir rendus fiers de notre pays. Vous saviez, sans doute, qu’aucune civilisation ne se détruit du dehors sans s’être détruite de l’intérieur.

Alors s’il vous plait, cher Louis XIV, là où vous êtes maintenant, au Paradis, faites-vous présenter un homme que vous apercevez sans doute au loin, dans le groupe des gens qui auraient donné leur vie pour sauver la France. Il a nom Jean Ousset. Vous devriez vous entendre avec lui. Dans votre brochure « Manière de montrer les jardins de Versailles », vous dites souvent : « il faut faire une pause pour considérer les fontaines, les bas-reliefs…les vases, les statues ». Vous employez pudiquement le terme « considérer » qui laisse entendre qu’il faut regarder attentivement et non pas vouloir admirer ou détester trop vite. Vous dites aussi très souvent dans cette brochure « on en fera le tour… on en fera le demi-tour ». Avec d’autres mots, Jean Ousset disait la même chose : « Il faut qu’une statue tourne, il faut tourner autour de l’œuvre d’art ».

Alors, avec lui, priez pour la France, dites à Jeanne d’Arc qu’elle vienne, d’une manière ou d’une autre, sauver la France une fois encore. Elle en meurt d’envie, elle, qui voulait tant continuer à se battre ! Son cœur est toujours ici, quelque part au fond de la Seine. Si Dieu n’a pas voulu qu’il brûle, vous pensez bien que ce n’est pas pour qu’il soit avalé par un poisson ou qu’il parte dans la Manche se rapprochant ainsi des côtes anglaises ! Son cœur est toujours chez nous, dans la Seine, c’est évident. Peut-être le retrouvera-t-on un jour.

Merci d’avance de tout ce que vous pourrez faire encore pour nous et veuillez agréer, cher Louis XIV, l’expression de ma respectueuse admiration.

Marie-Françoise OUSSET

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Merci au site "le Salon Beige" pour avoir signalé cette lettre de Marie Françoise Ousset fille de Jean Ousset fondateur de la "Cité Catholique", dont l'oeuvre continue toujours par en France par le biais des associations Icthus et Civitas créés par ses enfants spirituels dans leurs sphères de talents mis au service du Bien commun de la Cité.

cette lettre est parue sur le site Icthus

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 09:00

Auparavant, elle a écrit à sa belle soeur la Princesse Elisabeth, la lettre suivante où totalement catholique, elle pardonne comme le fit Louis XVI à ses ennemis en "imitation du Christ":

"Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin.

C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moment. Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants; vous savez que je n'existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J'ai appris, par le plaidoyer mérite du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! la pauvre enfant, je n'ose lui écrire ; elle ne recevrait pas ma lettre; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eux deux, ici, ma bénédiction.

Marie-Antoinette quitte la Conciergerie pour l'échafaud, par Georges Cain (musée Carnavalet)

J'espère qu'un jour, lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leur inspirer; que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront le bonheur.

Que ma fille sente qu'à l'âge qu'elle a, elle doit toujours aider son frère par les conseils que l'expérience qu'elle aura de plus que lui, et son amitié pourront lui inspirer. Que mon fils, à son tour, rende à sa soeur tous les soins et les services que l'amitié peut inspirer : qu'ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union. Qu'ils prennent exemple de nous ! Combien, dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolation ! Et dans le bonheur, on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami. Et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ? Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort.

J'ai à vous parler d'une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine; par­donnez-lui, ma chère sœur; pensez à l'âge qu'il a, et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu'on veut, et même ce qu'il ne comprend pas. Un jour viendra, j'espère, où il ne sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore mes dernières pensées. J'aurais voulu les écrire dès le commencement du procès; mais outre qu'on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide, que je n'en aurais réellement pas eu le temps.

Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle ou j'ai été élevée et que j'ai toujours professée, n'ayant aucune consolation spirituelle et à attendre, ne sachant pas s'il existe encore ici des prêtres de cette religion ; et même le lieu où je suis les exposerait trop, s'ils y entraient une fois.

Je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe. J'espère que dans sa bonté, il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu'il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j'aurais pu vous causer.

Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils m'ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J'avais des amis; l'idée d'en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j'emporte en mourant; qu'ils sachent du moins que, jusqu'à mon dernier moment, j'ai pensé à eux ! Adieu, ma bonne et si tendre sœur; puisse cette lettre vous arriver ? Pensez toujours à moi; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que mes pauvres et chers enfants : mon dieu ! qu'il est déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu! je ne vais plus m'occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on 'amènera peut-être un prêtre; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger.

Madame Elisabeth de France sera guillotinée à son tour le 10 mai 1794, son procès en canonisation est toujours en cour à Rome; s'il aboutit, cela ouvrira naturellement celui de Louis XVI et de Marie Antoinette.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 21:12
Marie Stuart : La Reine de France oubliée

En ce jour du référendum écossais pour son indépendance, nous ne pouvons,  nous,  Français  oublier  Marie Stuart : Reine de France (10 juillet 1559 au 5 décembre 1560).

Ce règne fugace  ne doit pas nous faire oublier non plus qu’elle était parallèlement Reine d’Ecosse et que, par son statut, les Français et les Ecossais bénéficiaient  de la double nationalité française et écossaise par ratification du parlement de Paris du 8 juillet 1558 et de l’Ecosse en réponse.  Ce statut, tombé en désuétude, semble n’avoir jamais été abrogé et pourrait parfaitement être réactivé.

Le 4 avril 1558 un blanc seing entre Marie Stuart et Henri II prévoyait que si elle venait à mourir sans descendance, les droits de Marie sur la couronne d’Angleterre seraient transférés à la France. On comprend donc mieux l’acharnement de la Reine Elisabeth 1ère : batarde d'Henri VIII contre Marie Stuart héritière naturelle par primogéniture simple, de la couronne d’Angleterre.

Et oui, le temps de vie de Marie Stuart fut une période clé de l’Histoire de France, d’Ecosse et d’Angleterre, elle scella en tous cas cet amour mutuel  que déjà les Français et les Ecossais avaient les uns pour les autres depuis plus d’un siècle et qui dure toujours encore de nos jours de façon naturelle.

Puisse notre Prince Dauphin Louis XX ..............   lire suite   (ici) sur le site Vexilla Galliae

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 06:00

La bataille de Bouvines opposa le 27 juillet 1214 Philippe Auguste à une coalition formée notamment des trois plus puissants princes d’Europe (Othon IV de Brunswick, Jean Sans Terre et Ferrand de Portugal.

Cette bataille est considérée comme la première bataille nationale de la France, car les villes de France y participèrent librement à l'appel du Roi, et non plus seulement  l'armée royale et les hommes d'armes. C'est donc bien LA NATION EN ARME qui se leva pour défendre SON territoire. car Ainsi que le dit constamment l'ALLIANCE ROYALE "les hommes libres se défendent eux-même"; les hommes allèrent au combat, mais ils étaient déjà formés à cela par le fait que chaque membres des corporations citadines devait accomplir un temps dans la milice de sa ville pour la sécurité de celle-ci. ce ne sont donc pas des hommes non formés qui partirent au combat.
Ce fait qui n'est que rarement évoqué me permet de rappeler que l'ALLIANCE ROYALE défend l'option non pas d'un service militaire mais bien d'une formation au combat de tout adulte afin d'avoir toujours une France prete à se lever en arme s'il le faut pour défendre la Patrie. chaque homme doit donner quelques jours par an au Pays pour continuer sa formation aux nouvelles techniques militaires. C'est toujours à condition de préparer la guerre, qu'un Pays peut garder la Paix sur son territoire il faut être idiot ou ennemi de la France pour ne pas le comprendre. Nos voisins Suisses tout petit pays le font depuis 400 ans et ont la meilleure aviation du monde, sachant gerer leurs faiblesses ils savent aussi très bien "acheter financièrement la paix en acceptant de payer forfaitairement aux grandes puissance des sommes négociées pour garder leur secret bancaires (France y compris) on ne peut leur en vouloir, ils savent préserver leur souveraineté par tous les moyens possibles y compris en faisant très mal en cas d'attaque de leur territoire. Alos nous aussi "Soyons des hommes libres en sachant nous défendre nous même" et prenons les mesures pour celà. 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:14

Né le 25 avril 1214 à Poissy, l'aîné des cinq fils de Louis VIII n'a que 12 ans lors de son avènement, le 8 novembre 1226. Blanche de Castille assure la régence du Royaume. Saint Louis est le modèle du Roi chevalier, du Roi Chrétien : chevalier sans peur et sans reproche, érudit capable de discussions théologiques avec Saint Thomas d'Aquin, symbole de la Justice personnifiée dans toute l'Histoire de France, chrétien d'une charité extraordinaire qui régulièrement vient soulager les lépreux, les pauvres et indigents. L'Eglise le canonise le 11 août 1297.

Comme l'écrit Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel(Editions l'escalade page 143 et 144) : «Il est rare que le plus grand soit le plus saint. »

Et elle continue :

« Petit fils de Philippe Auguste, vainqueur de Bouvines, fils de Louis VIII le Lion, vainqueur des Albigeois, […] le fils de la reine Blanche est éduqué pour devenir Roi. Mais Roi au sens de premier serviteur du Christ Roi de France, au sens où la France est fille première née, choisie par le Père pour servir la Mère-Eglise, et qui plus de 700 ans auparavant a accepté ce choix. »

Il a bénéficié dès sa jeunesse d'une éducation chrétienne avec sa mère alors Régente auprès de qui il acquière le goût de la Justice à travers le difficile équilibre entre Autorité et Charité. C'est encore elle qui lui enseigne qu'elle le préfèrerait mort à ses pieds plutôt que de les avoir coupable d'un seul péché mortel !

C'est à Saint Louis que l'on doit les premiers tribunaux d'instance, ouverts à tous. Il nomme dans toutes les provinces de Frances des représentants de la justice royale et crée le premier parlement qu'il préside lui-même à Vincennes. Il est aussi à l'origine de la libération du servage, d'une caisse d'aide pour les agriculteurs âgés, d'une multitude d'œuvres caritatives à travers tout le pays.

Sa sagesse et son esprit de justice sont tels que le pape, l'empereur demandent son intercession, même le roi d'Angleterre pour juger d'affaires interne à son royaume entre lui et ses barons. Cela ne l'empêche pas de prendre la tête des armées royales pour châtier des coupables, pour faire respecter le droit, si cela s'avère nécessaire, ou pour lutter pour la libération de la Terre Sainte, puisqu'il se croise par deux fois et meurt au cours de sa seconde croisade atteint par le typhus. (Voir les chroniques du 29 novembre des 11 et 25 aout entre autres).

  • le 25 avril 1234 : le Roi Louis IX atteint sa majorité.

La régence de Blanche de Castille cesse donc.

Merci au Salon Beige pour ce résumé

pour les enfants une bande dessinée vient d'être publiée

PRIERE DES FRANCS

 

 

PRIERE DES FRANCS
oraison dite de saint louis
tirée d’un missel du ixème   siècle

 Dieu tout-puissant et éternel, qui avez établi l’empire des Francs pour être dans le monde l’instrument de vos divines volontés, le glaive et le bouclier de votre sainte Eglise, nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière, les fils suppliants des Francs afin qu’ils voient ce qu’il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde et que, pour accomplir ce qu’ils auront vu, ils soient remplis de charité, de force et de persévérance.
Par Jésus Christ Notre-Seigneur.
Ainsi soit-il.
Saint Louis roi de France et modèle des princes chrétiens,
Priez pour nous et pour l’Alliance Royale

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 19:10
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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 15:30
Statue de Jeanne d'Arc à Saint-Pierre-le-Moütier
  Pour rafraîchir annuellement Notre mémoire nivernaise         
Le 4 Novembre 1429,
Ste Jeanne d'Arc et sa petite troupe délivrent la ville de St Pierre le Moutier au Sud de la Province du Nivernais sur la rive droite de l'Allier.
Les troupes anglaises étaient en garnison au nord dans la forteresse d'Apremont sur Allier au lieu même où se trouve le château de la famille de Brissac qui en a hérité à la suite du mariage de la fille de l'industriel Schneider avec le fils du Duc de Brissac Monsieur Schneider qui possédait les mines du Creusot et de la Machine en avait fait l'acquisition à la fin du 19è siècle.

Un tradition six-centenaire, basée sur les témoignages des combattants anglais aux chroniqueurs de l'époque indique que la Sainte et sa petite troupe bénéficièrent de l'assistance des armées célestes angéliques, les anglais virent charger sur eux encadrant les Français-Armagnac, des chevaliers blancs rayonnants de lumière; ils s'enfuirent tous, en prenant leur jambes à leur coup.
Les français ne virent rien et cependant devant la fuite des anglais qui étaient considérablement plus nombreux que la troupe de Jeanne, ils considérèrent cette fuite comme miraculeuse.

Pour les Nivernais, le 4 novembre est donc une fête importante, d'autant plus que notre belle province appartint à la France fille aînée de l'Eglise dès ses fonds baptismaux; en effet, le Nivernais faisait partie de l'apanage de la Princesse Clotilde qu'elle apporta à la France par son mariage avec Clovis (Ludovicus 1er où Louis 1er). Province restée fidèle au Roi Charles VII occupée par les Anglais et les Bourguignons, elle fut rapidement libérée et rallia vite les armées royales ensuite.
 
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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 08:44

merveilleux 8 mai sous l'hospice de St Jeanne Ste Patronne de la France et de St Michel St Patron de la France et de l'Europe.


8 mai http://www.herodote.net/8_mai_1429-evenement-14290508.php

 

File:Saint michel terrassant le dragon by francisque duret.jpg

8 MAI 492 apparition de St Michel au Mont Gargan: http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-19261080.html


8 mai 1945
http://fr.wikipedia.org/wiki/8_mai_1945

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:40

L'Alliance royale rejette toute ingérence de la loi dans le domaine de l'histoire. Il n'en reste pas moins que les Français ont un grand besoin de connaître leur passé et de se réconcilier avec lui. Notre pays sortirait grandi de reconnaître les atrocités commises pendant la Terreur. C'est pourquoi nous saluons dans cet esprit la démarche des députés qui viennent une nouvelle fois de demander la reconnaissance du génocide vendéen. Il s'agit de Lionnel Luca, Véronique Besse, Dominique Tian, Alain Leboeuf, Marion Maréchal-Le Pen, Alain Marleix, Yannick Moreau et Philippe Vitel.

 

Voici quelques extraits de l'exposé des motifs de la proposition de loi, dont l'article unique est formulé ainsi "La République française reconnaît le génocide vendéen de 1793-1794" :

 

Deux lois furent votées par la Convention en préparation du « génocide vendéen » : celle du 1er août 1793 : « Anéantissement de tous les biens… » et celle du 1er octobre 1793 : « Il faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre : le salut de la Patrie l’exige ; l’impatience du peuple français le commande ; mon courage doit l’accomplir ».

 

Le point de départ du génocide est le décret du 1er août 1793 voté sur .....lire.....

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 17:27

Source: Democratie Royale
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 16:56

4 janvier 2013:   source: Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire

A l’occasion de l’anniversaire de la mort de l’écrivain Albert Camus, le 4 Janvier 1960 à Villeblevin, nous republions un extrait de son ouvrage l’Homme révolté,, p 528-529 :

Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau. "

Camus sur l'exécution du Roi Louis XVI

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 19:47
Zita de Bourbon Parme, Princesse de FRANCE descendante de Louis XIV, impératrice d'Autriche-Hongrie, servante de son peuple même après son passage à la République, morte en odeur de sainteté, princesse de cette lignée Capétienne qui a donné plus de 400 Saints et vénérables canonisés par l'Eglise.
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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 00:00


4-aout-1789---abolition-des-privileges-copie-2

Ce rappel annuel reprend notre texte des années précédentes, il n'a pas pris une ride.

Excellente composition graphique de nos amis de Democratie Royale
les grands perdants de cette journée du 4 aout furent le peuple dans toutes ses corporations et les provinces qui perdirent tous des avantages justiciables en fonction de la difficulté de leur profession ou de l'isolement de la Province ou encore les levers de l'octroi (péages) payé par les habitants d'une ville pour les efforts financiers consentis à l'entretenir ou contruire un pont par exemple.
Les ouvriers en particulier furent les grands perdants car avec le vote ensuite des lois le Chapelier ils n'eurent plus pour les aider à lutter contre les comportements injustes de certains patrons, la protection de la corporation qui ayant perdu ses lois privées inherantes fut également dissoute laissant la jungle s'installer dans une mécanique sociale bien huilée pour le Bien Commun de tous depuis 7 siècles, malgré quelques rares abus comparativement à la population, abus vite règlés à l'intérieur même de la corporation par des juges en faisant partie; En résumé, les prudhommes qui fonctionnent maintenant sont moins bons pour défendre la justice entre patrons et employés que les corporations d'avant la Révolution.

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 16:46
Ils furent nombreux les écossais de la garde écossaise de Louis XI qui firent souche en Nivernais dans le Haut Payas de Clamecy qu'ils découvrirent lors des passages du Roi à Tannay; La mairie actuelle était auparavant la propriété de la Famille de Tenailles de Saligny descendante d'une de ces familles écossaises, elle en fit don à la ville de Clamecy.(source: témoignage privé)
Afin de raviver les fibres musicales écossaises des descendants clamecycois de leurs ancêtres, ce blogue leur offre la "marche de Robert Bruce" qui fut la marche jouée par les troupes de Ste Jeanne d'Arc quand elles montèrent à l'attaque des troupes anglaises pour délivrer Orléans.
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 16:00

Le duc de Richelieu, Homme d’État modèle

Par Daniel de Montplaisir
Lundi, 02 Avril 2012 08:07

Portrait d'Armand Emmanuel, duc de RichelieuAprès les Cent-Jours, sentant son trône branlant, Louis XVIII se résolut à faire appel aux deux politiciens les plus roués de l'époque : Fouché et Talleyrand : « le vice appuyé sur le bras du crime » selon la célèbre « vision d'horreur » de Chateaubriand.

La France, au bord de la ruine, du dépeçage et de la guerre civile, s'acheminait vers le chaos. L'été 1815 fut l'un des pires notre Histoire. Les armées alliées investissaient le territoire national sur fond de pillage et d'anarchie. Les élections des 14 et 21 août envoyèrent à la Chambre une forte majorité d'ultraroyalistes, inexpérimentés et vindicatifs. On l'appela « la Chambre introuvable. » Ses chefs poussaient au changement de premier ministre : le tandem Fouché-Talleyrand ne fonctionnait pas. En nommant ces deux hommes plutôt que des royalistes, le roi avait cru sacrifier la fidélité à la compétence. Il avait récolté et l'infidélité et l'incompétence. À qui donc faire appel ? On susurra à l'oreille du monarque le nom du duc de Richelieu. Louis XVIII le connaissait un peu et ne l'aimait guère. Mais, vu l'état de la France, « pourquoi pas » ? soupira-t-il. Allait ainsi accéder au pouvoir un des plus grands hommes d'État que la France ait connu et que l'Histoire ait oublié.

Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie du Plessis de Vignerot, comte de Chinon, puis duc de Fronsac et enfin duc de Richelieu, avait vu le jour le ......   lire la suite ....   ici   ....   sur le site de l'Institut Duc d'Anjou"


                                                           Daniel de Montplaisir, auteur de cet article est un des invités conférenciers à l'Université d'Eté de l'Alliance Royale les 1er et 2 septembre 2012




http://www.allianceroyale.fr/vie-du-mouvement/agenda/299-universite-dete-royaliste-2012

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 09:15
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 18:51

Jeanne d'Arc - 
(rappel: la fête nationale officielle de Jeanne d'Arc au calendrier de l'Etat Français , se fête tous les deuxièmes dimanches de chaque année, toute la journée se succèdent à Paris, des défilés en l'honneur de l'Héroïne de la Patrie selon l'expression de l'Etat laïque) ainsi que des manifestations en Province.

projet statue de Jeanne d'Arc

La photo ci-dessus est le projet élaboré par le sculpteur Boris Lejeune d'une statue de Ste Jeanne d'Arc en collaboration avec l'association Notre Dame de Bermont à Domrémy en but d'y ériger la statue de Jeanne appelée "la vocation de Jeanne"
A cet fin une souscription a été lancée, les dons sont à adresser à l'Association Avec Jeanne, 23 avenue Rapp, 75007 Paris.
Renseignements:07 62 07 26 41 ou par courriel: jeannedarc2012@yahoo.fr; site: www.avecjeanne.fr 


  Il n’y a pas si longtemps, je n’aurais jamais accepté de vous parler de Jeanne. Non par déplaisir, bien sûr, mais plutôt qu’à mesure que je lisais, dans des ouvrages divers et variés, son histoire prodigieuse, j’en ressortais toujours avec un sentiment obscur de frustration. Quelque chose m’échappait. Mais quoi ?

 Car voyez-vous, lorsqu’on est très jeune, il émane de cette épopée comme un parfum de conte d’enfant, tellement simple qu’il n’y a aucune question à se poser. Mais avec l’âge viennent, sinon les vraies réponses, du moins les vraies questions.
Oh, certes, ce dont je pouvais être sûr, c’est que Jeanne n’est pas ce que certains ont voulu faire d’elle. Régine Pernoud,  disparue il n'y a pas si longtemps et dont l’œuvre de médiéviste et de spécialiste de Jeanne est éminemment respectable, voyait cependant dans notre héroïne une figure anticipatrice des mouvements de décolonisation. Je ne crois pas qu’il y ait quoi que ce soit de comparable entre sa mission et la décolonisation. D’ailleurs, s’il est vrai que notre colonisation ne fut pas parfaite, c’est à notre régime républicain et laïque qu’il faut s’en prendre. Mais globalement, on peut parler d’un bilan très positif de la colonisation.
En revanche, quand on observe ce qui se passe aujourd’hui et en particulier en Afrique, on peut parler d’un bilan terriblement négatif de la décolonisation…

 

DES INTERPRÉTATIONS DIVERSES…

            Quant aux autres interprétations possibles, on a tout lu, ou presque. J’ai entendu des gens d’une droite dévoyée ou païenne la réduire à un mythe national destiné à forger la mémoire commune, un peu comme les enfants de la louve romaine. J’ai lu sous la plume de quelques européistes que Jeanne d’Arc, aujourd’hui, serait maastrichienne. J’ai entendu des hommes de gauche la transformer en passionaria des droits de l’homme ; et le romancier Malraux, déjà, se plaisait à l’imaginer vêtue comme les Sans-culottes sanguinaires de la Révolution et dansant la Carmagnole. Hypothèse loufoque, hypothèse incroyable, mais qui a pu séduire aussi à droite, puisque M. de Villiers la reprenait à son compte il y a une dizaine d’années dans un débat télévisé.


            Il fut une époque encore récente, pourtant, où la République ne se sentait pas pressée de récupérer Jeanne à son profit. Jusqu’en 1912, les Camelots du Roi souffrirent de nombreux jours de prison pour obtenir l’autorisation de fêter publiquement la Sainte. Mais enfin, depuis 1920 où la fête devint officielle, la Grande Guerre étant passée par là et la République devant payer sa dette au sacrifice des royalistes, il est licite de fêter Jeanne d’Arc. Les seules interdictions eurent lieu une fois sous Gaston Doumergue, puis sous Hitler, et deux fois sous Mitterrand. Les interdictions franco-françaises, comme d’ailleurs les efforts déployés par tous les partis pour transformer la sainte dans le sens qui leur convient, montrent bien que, loin de pouvoir être aujourd’hui une figure de consensus, Jeanne demeure toujours un signe de contradiction.

Car s’il est bien une billevesée dans les discours récupérateurs de nos édiles, c’est de dire que Jeanne appartient à tout le monde, comme la France est à tous les Français. La France ? Oui, dans son expression physique, sa terre, son air, ses rivières. Mais la France comme idéal politique, ce projet de civilisation né au baptême de Clovis, sous les eaux lustrales versées des mains de Saint Rémy ? Depuis deux siècles, on est bien obligé de poser cette question : de quelle France parlons-nous les uns et les autres ?

Il en sera de même pour Jeanne, et pour éviter toute confusion, il faut d’abord s’interroger dans ces termes : qui était-elle ? Et qu’a-t-elle fait ?

Eh oui ! que de gloire accumulée par la France après mille ans d’histoire ! Dans sa solitude de Chinon, n’ayant plus rien à perdre et attendant la visite d’une obscure bergère illettrée de 17 ans, dont tout laissait penser qu’elle ne pouvait être qu’une pauvre exaltée, une illuminée comme il y en a tant, particulièrement dans les périodes critiques ; Charles VII, s’il comparait l’histoire de son royaume à l’existence d’une personne, pouvait bien se dire : allons, tant de gloire suffit bien. La France s’est montrée digne de son baptême, mille ans auparavant. Elle peut bien passer la main, puisqu’il le faut, et quitter la scène la tête haute. Après tout, c’est le sens de l’histoire et l’humanité continue.

L’avenir, désormais, les rênes de l’avenir sont ailleurs, dans cette évolution des choses, dans un roi anglais de France et d’Angleterre. Et l’Angleterre, à l’époque, n’était-elle pas un peu une France d’outre-mer ? Il y a du sérieux dans la boutade de Clémenceau qui disait « l’Angleterre est une colonie française qui a mal tourné ». Le duc qui l’avait conquise en 1066 était un Français vassal des Lys. À défaut des autochtones, la Cour et l’élite étaient d’origine française et demeuraient francophones. Alors ? Ne peut-on pas comprendre ce tourbillon d’idées qui, comme toutes les idées, éclairent mal l’avenir, mais justifient sans doute des attitudes qu’il est trop facile de juger cinq siècles plus tard ?

 

UNE BONNE FOI PARTAGÉE

Certes, j’ai dit que je ne tomberai pas dans un excès inverse, remplaçant un manichéisme par un autre manichéisme. Car il faut se souvenir aussi que des Français fidèles résistaient aux anglais dans les provinces occupées. Du côté de l’ennemi, on les appelait alors les « brigands », comme cinq siècles plus tard les Allemands parleront des « terroristes ». Ce que je veux seulement dire, c’est que, globalement, je crois volontiers en la sincérité, en la bonne foi du camp anglais et même de beaucoup de Français reniés, séduits, convaincus pas la théorie de la double monarchie, et les déclarations de la reine Isabeau, et la décision du roi Charles VI, et surtout, car c’est tellement plus confortable, par un sens de l’histoire qui semblait alors irréversible. C’est dans ce contexte extraordinairement complexe, et devant un roi qui en était venu à douter même de sa légitimité dynastique, que Jeanne se présenta.

Sans nul doute, la bonne foi n’aura plus cours au Procès de Rouen? Mais avant ? On sait que, durant les deux années de l’épopée johannique, de nombreux soldats anglais effrayés repassèrent la Manche, persuadés que Jeanne était une sorcière, qu’un démon conduisait les guerriers français. Ils le croyaient, et ils étaient sincères ! Car ces événements étaient incroyables, dépassaient l’entendement, défiaient le simple bon sens. Était-il naturel qu’une fille de rien, une paysanne de 17 ans, marche à la tête de l’armée du roi de France ? Que de farouches guerriers comme le Bâtard d’Orléans, La Hire, Xaintrailles, Gilles de Rais de l’illustre Maison des Montmorency, l’aient spontanément admirée, comme une meute de loups se coucheraient devant un agneau ? Était-il normal qu’après cent ans de guerres et un dénouement enfin si proche, le sens logique de l’histoire ait été renversé à ce point et en quelques mois ? Était-il normal que des batailles qui auraient dû être gagnées par les Anglo-Bourguignons aient été perdues ?

Il arrivera que de bonnes âmes sincères, comme ce frère cordelier de Troyes qui jouissait d’une grande réputation de sainteté, prennent la précaution de jeter de l’eau bénite sur cette pucelle victorieuse, tellement étrange. Ce qui fera joliment dire à Jeanne : « approchez hardiment ! je ne vais pas m’envoler!»  (car on pensait que les sorcières volaient, en ce temps-là). A fortiori, comment ne pas comprendre que de simples archers anglais, épouvantés, aient fui ce royaume, persuadés qu’il était désormais possédé, infesté, devenu le royaume du Diable ? Ces insultes que Jeanne entendit souvent et dont elle souffrait : « putain des Armagnacs ! (c’est-à-dire des Français), sorcière ! », elle ne devinait peut-être pas que le modeste soldat anglais y croyait vraiment.

Les historiens l’ont dit et répété sur tous les tons : l’histoire profane universelle n’offre aucun exemple comparable, aucune épopée aussi extraordinaire que celle de Jeanne d’Arc. Partout dans le monde, les gens instruits regardent ce phénomène avec ébahissement. C’est d’ailleurs ce qui la rend insupportable à la France reniée d’aujourd’hui, à cette république qui s’impose en censeur vigilant de notre mémoire nationale : des historiens à gages useront de tous les artifices, tenteront toutes les diversions, proféreront tous les mensonges pour réduire la portée de cet événement. En vain.

 

UNE ÉPOPÉE SURNATURELLE

Rappelons-en les grandes lignes. Aux marches de Lorraine, une bergère illettrée de 17 ans se présente au sire de Baudricourt. Elle prétend avoir entendu les voix de saint Michel archange, de sainte Catherine et de sainte Marguerite, qui lui auraient demandé d’aller voir le Roi, de prendre la tête de son armée, de commencer par libérer Orléans puis d’aller à Reims pour le faire sacrer. Naturellement, elle s’est dérobée d’elle-même à cette demande invraisemblable, mais comprenez-vous, les Voix sont revenues, ont insisté. Alors elle obéit, puisque Si Dieu veut…

Baudricourt la jette dehors, évidemment. Mais que voulez-vous qu’elle fasse ? Les Voix ne la laissent pas tranquille. Elle attendra donc dehors, jusqu’à ce que Baudricourt change d’avis ! Et Baudricourt, enfin, se résigne, et lui donne une escorte.

Elle arrive à Chinon, et Charles VII s’étonne : qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Mais aussi des prédictions profanes, parfois très anciennes, ne disaient-elles pas que le royaume serait sauvé un jour par une vierge ? Et Charles VI lui-même, le père de ce malheureux prince, n’avait-il pas reçu autrefois une visionnaire, qu’on appelait Marie d’Avignon ou la Gasque d’Avignon, et qui lui avait assuré qu’un jour, une pucelle revêtirait une armure, brandirait une épée, et sauverait la France ? Curieux… Faites donc entrer, pour voir…

On se souvient de sa tentative de supercherie : il se tient parmi les courtisans, tandis qu’un autre joue son rôle. Mais Jeanne se dirige directement vers Charles VII. Elle lui parle du Ciel, de la mission qu’elle a reçue. Elle lui annonce qu’il est réellement le fils légitime de son père, Charles VI le Fol. Ils s’isolent dans une pièce à côté. Et là, dans l’intimité, elle répond à une prière secrète du roi, que personne ne connaissait. À Rouen, on voudra lui faire dire ce secret. Elle répondra qu’il n’appartient qu’au Roi. Mais Charles n’en a jamais parlé. Et personne, sur cette terre, ne le connaîtra jamais. Ce que les témoins de cette journée ont seulement vu, c’est que Charles VII est sorti tout radieux de l’entretien : serait-ce donc elle la vierge des prédictions profanes ?

 

LE ROI LÉGITIME

Mais le roi est d’abord un sage : il l’envoie à Poitiers où se sont réfugiés quelques docteurs de la Sorbonne en rupture de ban et demeurés fidèles au prince légitime. C’est une affaire étonnante, interrogez cette jeune fille. Et dites-moi ce que vous en pensez.

Les austères docteurs seront émerveillés par ses réponses. Non pas des réponses divines de l’Enfant-Jésus aux Prêtres, mais des réponses saintes, toutes simples. Et puis, il faut bien le dire, il devait se passer quelque chose d’autre. Et ce n’est pas seulement que quelques-uns, parmi les docteurs, se souvenaient des prédictions profanes. Il se passait quelque chose d’inexplicable, là encore.

Incroyable ! Les docteurs la renvoient au roi, avec ce commentaire : nous croyons que sa mission est d’essence divine.

Alors l’histoire inouïe peut commencer. On lui forge une épée, qu’elle refuse : elle prétend que ses Voix lui en ont réservé une, il faut la chercher dans la chapelle de Sainte Catherine de Fierbois, sous terre près du maître-autel. On creuse. On trouve une épée, en effet, portant cinq croix gravées. On la frotte et la rouille tombe sur le champ, sans effort. Qu’est-ce que c’est encore ? d’où vient cette épée ? Personne ne sait. Jeanne ne s’explique pas là-dessus, on n’est même pas certain qu’elle le savait elle-même. Dès le commencement, ses Voix ont pris l’habitude de ne lui fournir aucune explication. Toutefois, notons que cette chapelle de Sainte Catherine de Fierbois remonte au moins au VIe siècle. La tradition dit que Charles Martel y fit déposer son épée après sa victoire de Poitiers sur les Arabes en 733… Était-ce la même ? En tout cas, cette épée trouvée disparaîtra dans l’épopée, comme elle était venue. Et personne n’a jamais su ce qu’elle est devenue.

Jeanne rencontre l’armée du roi, et l’impensable se produit. Elle éblouit, elle subjugue les grands capitaines, et la troupe l’acclame. Elle en profite pour faire déguerpir les putains, exige que chacun se confesse avant le combat. Elle dicte une lettre au régent Bedford, qu’on a conservée depuis. Elle passera d’ailleurs des journées à apprendre à signer son nom : Jehanne, comme on disait alors. Voilà la seule chose qu’elle ait jamais écrite. On imagine la stupeur de Bedford en lisant la missive : cette pucelle de 17 ans commence par « Jésus, Marie », se prétend envoyée du Ciel et annonce avoir pris la tête de l’armée française. Et les Anglais qui sont là depuis cent ans n’ont plus qu’à retraverser la Manche, sinon gare ! Décidément, ce pauvre bâtard de Charles, qui se dit roi de France, ne sait plus quoi inventer. Il faut dire que son père Charles VI avait quelques accès de folie…

 

DIEU ET LE ROI

Et pourtant, la rumeur se répand comme une traînée de poudre. Elle dit aux habitants d’Orléans : « Je vous apporte ce qu’aucune armée au monde ne peut vous apporter, c’est le secours du Ciel ». Et dans tout le royaume, les Français fidèles veulent y croire, eux, à cette annonce de miracle. Et les événements le confirment : Orléans est libérée, à un moment précis, sur une inspiration de la Sainte. Puis les victoires s’enchaînent sur les champs de bataille semant la confusion chez l’ennemi. Selon toute logique, il faudrait maintenant monter vers Paris, reprendre la capitale. Mais Jeanne ne conduit cette épopée qu’en obéissant à ses Voix : elle répond à Charles VII, qu’elle s’obstine à appeler gentil Dauphin malgré l’évidence des Lois Fondamentales (Le roi ne meurt pas, Le mort saisit le vif, etc.), que le Ciel désire d’abord le sacre de Reims.

Geste politique, pour contrecarrer le projet ennemi de couronner et surtout sacrer le roi d’Angleterre comme roi de France ? Peut-être. Mais aussi, quelle immixtion inattendue du Ciel dans l’institution royale française ! Et qui semble accréditer, mille ans après Clovis, la tradition historiquement invérifiable de la Sainte Ampoule déposée par une colombe miraculeuse entre les mains de Saint Remy. C’est fantastique. C’est inouï. Moment céleste que le sacre de Charles VII à Reims, qui sanctifie pour les siècles la fidélité du seul prince légitime des lys. C’est pourquoi le légitimisme, s’il est aussi une doctrine, ne pourra jamais être professé comme les autres doctrines.

Ainsi, le Ciel aimait le sacre, qui est bien plus qu’un couronnement, et le faisait savoir. O merveille… Et Jeanne d’Arc se tenait là, enfin, dans ce lieu ineffable de la basilique Saint-Remy ; tenant fièrement sont étendard personnel sur lequel était peint : « Jésus, Maria », et regardant s’accomplir ces noces institutionnelles entre la terre et le Ciel… Le miracle annoncé s’était produit. Désormais, il ne reviendrait plus qu’aux hommes d’armes de batailler et Dieu donnerait la victoire.

Qui elle était, tout le monde le sait. Mais chacun sent bien que c'est ce qu'elle a fait qui importe le plus. Et en cela, on a tellement écrit sur ces deux années de l'épopée johannique, allant de 1429 à 1431, qu'il vous semble peut-être surprenant que je veuille aujourd'hui parler d'un "secret de Jeanne". Pour me faire comprendre, plongeons-nous tout d'abord dans le ravissement de cette aventure fabuleuse, et pourtant vraie. Plus précisément, regardons de près le temps qui précède immédiatement l'arrivée de Jeanne à Chinon, et son surgissement inattendu dans l'histoire.

On a peut-être pris une mauvaise habitude en considérant ces événements de façon manichéenne: le bien et le mal, les bons et les méchants, les Français fidèles et les autres: "Français reniés", comme on disait alors, Bourguignons, et bien sûr Anglais. Certes, cette façon de voir les choses a toujours existé, et existait d'ailleurs avant Jeanne. Du Guesclin (1320-1380) par exemple, ne cessait pas de rappeler à ses compatriotes où était leur devoir. Aussi, loin de moi l'intention de succomber à un relativisme bien à la mode à notre époque, dans ce siècle où tout ce qui est grand, tout ce qui est beau, tout ce qui est bien est systématiquement retourné, inversé de telle sorte que le meilleur finit toujours par nous être représenté comme le pire, et le pire comme le meilleur. Non, mon intention est autre, et je voudrais seulement vous rendre les choses plus présentes en exhumant ce qui peut être regardé comme constant dans la nature humaine, et partant, dans les relations politiques internationales, à l'époque de Jeanne comme à la nôtre. Et pour ce faire, bien évaluer l'état des esprits et des forces en présence en 1429, au moment de l'arrivée de la sainte.

 

UNE VISION MOINS MANICHEENNE

Imaginez-vous à la place de Charles VII quand il s'apprête à la recevoir. Et quel peut être l'état d'esprit du camp adverse? Rappelons que ce camp-là rassemble les Anglais, les Bourguignons, mais aussi des Français, et parfois une élite parmi ces Français. On voudrait se représenter l'évêque Cauchon comme un mauvais démon aux pieds fourchus, mais non! Ce serait trop simple! Qui est-il, ce Cauchon? Oh, on a pu gloser sur son nom disgracieux, tant il est vrai que dans certaines circonstances, la Providence s'amuse peut-être avec cela. Lors de mon procès en Normandie pour entrave à l'avortement, l'inspecteur de police qui m'avait interrogé s'appelait Goret; et l'intellectuel chargé de nous accabler dans la presse néo-catholique s'appelait Madré. Et dans des circonstances beaucoup plus paisibles, j'ai eu un professeur de composition musicale, notoirement avare, qui s'appelait Pincemaille: au figuré en effet, il pinçait les mailles de sa bourse. Et dans une administration que je connais, un employé alcoolique qui sent le vin à cinq mètres quand il passe dans les couloirs se nomme Pinard… Un autre s'appelle Bourde, et les accumule quotidiennement…

 

LA DOUBLE MONARCHIE

Mais vu de son côté à lui, l'évêque Cauchon n'est pas seulement un fourbe trop bien nommé. Il est d'abord, et c'est ce qui va le propulser sur l'avant-scène de l'histoire, il est avant tout l'auteur d'une théorie sur la double monarchie. Il défend, comme beaucoup d'autres contemporains, et en particulier comme la grande majorité des docteurs de la Sorbonne, donc l'élite intellectuelle du royaume, il défend l'idée selon laquelle l'intérêt commun à la France et à l'Angleterre est de s'unir sous un seul sceptre. Or, dans cette perspective, les souverains anglais ont largement assez de sang capétien dans les veines pour pouvoir prétendre au trône de France… à condition, bien sûr, d'oublier les L.ois Fondamentales. Mais Edouard III, le premier qui revendiqua, vers 1370,  cette illustre succession, était le propre petit-fils de Philippe IV le Bel, dont les fils ne firent pas souche mâle; tandis que Philippe VI de Valois n'en était que le lointain neveu. Oublions un instant la règle de primogéniture strictement masculine, et ajoutons-y cette idée selon laquelle la double monarchie anglo-française serait un bien pour la France: ne  peut-on admettre que des hommes de ce temps, et parmi eux l'élite intellectuelle, aient pu être sincères en pensant cela?

D'ailleurs, les principaux protagonistes anglais de ce drame sont tous d'origine française: le comte de Warwick est avant tout un Beaufort, le régent Bedford est un Lancastre, issu des Plantagenêts angevins. J'ai parlé de monarchie anglo-française, mais en fait cette union fût devenue une monarchie franco-anglaise: les rois d'Angleterre eux-mêmes sont d'origine française et se disent, depuis les prétentions d'Edouard III "rois de France et d'Angleterre", et non pas "rois d'Angleterre et de France". A telle enseigne que leur drapeau est écartelé "de France et d'Angleterre": la place d'honneur, selon la règle héraldique, est donnée aux lys.

En outre, contre cette idéologie de la double monarchie, Charles VII est d'autant plus démuni que neuf ans auparavant, à l'occasion du sinistre traité de Troyes, son père Charles VI, croyant pouvoir disposer de sa couronne au mépris des Lois fondamentales, a prétendu "déshériter" son successeur, et désigner ainsi Henri V d'Angleterre, qui a épousé sa fille Catherine, comme le vrai prochain roi de France. Et, pour appuyer cela, sa propre mère, Isabeau de Bavière, a prétendu publiquement qu'il n'étaut pas son fils légitime, mais le fruit d'un adultère. Sa propre mère l'affirme! Dans ce cas, que restait-il à Charles VII pour qu'il soit assuré de son bon droit?

 

LE DOUTE DE CHARLES VII

Eh oui, comme dans la vie de chacun d'entre nous, les choses ne sont pas toujours simples. Charles VII avait bien des raisons de douter de lui-même, et nous savons qu'il doutait. Et dans le camp adverse, qui d'entre nous aujourd'hui pourrait dire que personne n'y était sincère? À notre époque maastrichienne, on a vu un majorité de la classe intellectuelle et de la classe économique se persuader que la dissolution de la France dans une fédération européenne ferait le bonheur des Français. Quant aux lois de succession de la monarchie française, on a vu depuis deux siècles et jusqu'au sein même de la famille royale, suffisamment de prétendants à l'usurpation pour qu'il nous soit possible de comprendre que des hommes de la Guerre de Cent ans aient pu avancer des arguments en faveur des prétentions anglaises. D'ailleurs, lorsque vint le tour d'Henri VI, le fils de son père et de Catherine, le petit-fils de Charles VI, ce pseudo-roi "de France et d'Angleterre" ne reçut-il pas plus que jamais le soutien des savants de la Sorbonne? Ne fut-il pas acclamé par le peuple de Paris, couronné dans la capitale du royaume, accueilli à bras ouverts par la reine-mère Isabeau? N'était-il pas plus que jamais l'héritier désigné de Charles VI?

En méditant cela, imaginez donc ce à quoi pouvait penser Charles VII le légitime abandonné, dans la solitude de ses provinces encore fidèles. Orléans, la clef de son système de défense, était assiégée sans espoir de salut. La Tremoille, son principal ministre, lui conseillait de quitter Chinon, et même de laisser Bourges, et de reculer toujours plus loin, jusqu'à Grenoble: là-bas, on verrait bien…

C'était la fin de la France, oui: il n'y avait aucun doute possible. Mais l'on pouvait aussi se dire: après tout, pourquoi pas? Y avait-il de quoi s'en désoler plus que de raison? Car on ne peut pas dire qu'au XVe siècle, cette fin eût été prématurée. La France égalait déjà en âge, celui que porte l'Angleterre aujourd'hui: un millénaire. Mille ans, ou presque! Pensons toujours à cela, nous autres gens d'Europe qui, pressés d'abdiquer face à la fatalité, nous gargarisons d'expressions telles que "la vieille Europe". N'était-elle pas vieille, cette France déjà millénaire que vint sauver Jeanne d'Arc?

 

UNE FRANCE TROP VIEILLE?

Et quitte à se résigner, Charles VII pouvait songer qu'après tout, la France avait largement fait son temps, marquait pour toujours l'histoire universelle de son empreinte prestigieuse. N'était-ce pas une douce consolation que de se dire que cette France déjà vieille qui disparaissait avait tout de même glorieusement vécu, plus que nul autre royaume du continent? Qu'on y songe! Sur les ruines de l'empire romain, l'épopée de Clovis et de Clotilde, ce baptême épique qui hissait d'un seul coup le prince de ce nouveau royaume au rang de fils aîné de l'Église. Pendant les deux siècles qui vont suivre, on peut dire qu'en Europe, rien n'existe de comparable à ce pays, à cette Gaule revivifiée, devenue France, le royaume du puissant Dagobert. Au VIIIe siècle, c'est Charles Martel qui donne un coup d'arrêt à l'invasion arabe sur le continent. Au IXe siècle, c'est Charlemagne qui soumet l'Occident à son empire, et recule les frontières de la chrétienté jusqu'en Saxe, allant au-delà de l'ancienne domination romaine. Au Xe siècle, les Capétiens fondent sur le royaume une dynastie qui, au temps de Charles VII, était devenue déjà depuis longtemps et de loin la plus prestigieuse de l'univers.

Au XIe et XIIe siècles, les croisades constituent un phénomène principalement français, de sorte que les peuples du Levant appellent "Francs" tous les Occidentaux qu'ils rencontrent, quels que soient leurs pays d'origine. Au XIIIe siècle, st Louis donne à la France et à sa dynastie un prestige jamais égalé. C'est aussi le siècle de st Thomas d'Aquin, un siècle d'or. Que l'on médite plus généralement sur l'apport culturel de la France. La Sorbonne, reine de toutes les universités. La prodigieuse architecture que les modernes, par idéologie, appelleront "gothique", c'est-à-dire barbare. Barbare! Mais on ne l'appelait pas ainsi au Moyen âge, on l'appelait bel et bien "ars francorum", l'art français. Qui de nous connaît aujourd'hui cet honneur qui était le nôtre?

Eh oui ! que de gloire accumulée par la France après mille ans d’histoire ! Dans sa solitude de Chinon, n’ayant plus rien à perdre et attendant la visite d’une obscure bergère illettrée de 17 ans, dont tout laissait penser qu’elle ne pouvait être qu’une pauvre exaltée, une illuminée comme il y en a tant, particulièrement dans les périodes critiques ; Charles VII, s’il comparait l’histoire de son royaume à l’existence d’une personne, pouvait bien se dire : allons, tant de gloire suffit bien. La France s’est montrée digne de son baptême, mille ans auparavant. Elle peut bien passer la main, puisqu’il le faut, et quitter la scène la tête haute. Après tout, c’est le sens de l’histoire et l’humanité continue.

L’avenir, désormais, les rênes de l’avenir sont ailleurs, dans cette évolution des choses, dans un roi anglais de France et d’Angleterre. Et l’Angleterre, à l’époque, n’était-elle pas un peu une France d’outre-mer ? Il y a du sérieux dans la boutade de Clémenceau qui disait « l’Angleterre est une colonie française qui a mal tourné ». Le duc qui l’avait conquise en 1066 était un Français vassal des Lys. À défaut des autochtones, la Cour et l’élite étaient d’origine française et demeuraient francophones. Alors ? Ne peut-on pas comprendre ce tourbillon d’idées qui, comme toutes les idées, éclairent mal l’avenir, mais justifient sans doute des attitudes qu’il est trop facile de juger cinq siècles plus tard ?

 

UNE BONNE FOI PARTAGÉE

Certes, j’ai dit que je ne tomberai pas dans un excès inverse, remplaçant un manichéisme par un autre manichéisme. Car il faut se souvenir aussi que des Français fidèles résistaient aux anglais dans les provinces occupées. Du côté de l’ennemi, on les appelait alors les « brigands », comme cinq siècles plus tard les Allemands parleront des « terroristes ». Ce que je veux seulement dire, c’est que, globalement, je crois volontiers en la sincérité, en la bonne foi du camp anglais et même de beaucoup de Français reniés, séduits, convaincus pas la théorie de la double-monarchie, et les déclarations de la reine Isabeau, et la décision du roi Charles VI, et surtout, car c’est tellement plus confortable, par un sens de l’histoire qui semblait alors irréversible. C’est dans ce contexte extraordinairement complexe, et devant un roi qui en était venu à douter même de sa légitimité dynastique, que Jeanne se présenta.

Sans nul doute, la bonne foi n’aura plus cours au Procès de Rouen. Mais avant ? On sait que, durant les deux années de l’épopée johannique, de nombreux soldats anglais effrayés repassèrent la Manche, persuadés que Jeanne était une sorcière, qu’un démon conduisait les guerriers français. Ils le croyaient, et ils étaient sincères ! Car ces événements étaient incroyables, dépassaient l’entendement, défiaient le simple bon sens. Était-il naturel qu’une fille de rien, une paysanne de 17 ans, marche à la tête de l’armée du roi de France ? Que de farouches guerriers comme le Bâtard d’Orléans, La Hire, Xaintrailles, Gilles de Rais de l’illustre Maison des Montmorency, l’aient spontanément admirée, comme une meute de loups se coucheraient devant un agneau ? Était-il normal qu’après cent ans de guerres et un dénouement enfin si proche, le sens logique de l’histoire ait été renversé à ce point et en quelques mois ? Était-il normal que des batailles qui auraient dû être gagnées par les Anglo-Bourguignons aient été perdues ?

Il arrivera que de bonnes âmes sincères, comme ce frère cordelier de Troyes qui jouissait d’une grande réputation de sainteté, prennent la précaution de jeter de l’eau bénite sur cette pucelle victorieuse, tellement étrange. Ce qui fera joliment dire à Jeanne : « approchez hardiment ! je ne vais pas m’envoler ! » (car on pensait que les sorcières volaient, en ce temps-là). A fortiori, comment ne pas comprendre que de simples archers anglais, épouvantés, aient fui ce royaume, persuadés qu’il était désormais possédé, infesté, devenu le royaume du Diable ? Ces insultes que Jeanne entendit souvent et dont elle souffrait : « putain des Armagnacs ! (c’est-à-dire des Français), sorcière ! », elle ne devinait peut-être pas que le modeste soldat anglais y croyait vraiment.

Les historiens l’ont dit et répété sur tous les tons : l’histoire profane universelle n’offre aucun exemple comparable, aucune épopée aussi extraordinaire que celle de Jeanne d’Arc. Partout dans le monde, les gens instruits regardent ce phénomène avec ébahissement. C’est d’ailleurs ce qui la rend insupportable à la France reniée d’aujourd’hui, à cette république qui s’impose en censeur vigilant de notre mémoire nationale : des historiens à gages useront de tous les artifices, tenteront toutes les diversions, proféreront tous les mensonges pour réduire la portée de cet événement. En vain.

Pour nos contemporains, la leçon que l’on doit tirer de ces événements extraordinaires s’impose d’elle-même. Jamais, sous tous les cieux et à aucune époque, jamais ce que nos adversaires appellent « le sens de l’histoire » ne fut à ce point renversé, retourné, comme le fit Jeanne d’Arc en quelques mois seulement. Ce seul souvenir, cette seule évocation montrent comme il est vain, comme il est stupide même, de vouloir nous pousser à la résignation.

Gardons à l’esprit cette phrase de Maurras : « en politique, le désespoir est une sottise absolue », et efforçons-nous d’étendre cette pensée à tout ce qui nous anime, qui n’est pas seulement un combat politique, mais un combat pour ce qui forge notre civilisation. Oui, le désespoir serait bien une sottise absolue, puisque Jeanne d’Arc nous a montré qu’on pouvait espérer contre toute apparence, espérer contre toute possibilité d’espérance.

Et pourtant si je devais m’en tenir là, il faut bien reconnaître que tout ce que j’affirme ici ne saurait se soustraire totalement à de graves objections. Car enfin, un esprit avisé pourrait me répondre :  « Vous prétendez comparer notre époque à celle qui précédait immédiatement l’épopée johannique. Mais cette comparaison est-elle pertinente ? À bien des égards, sans doute, mais pour l’essentiel, vous jetez le voile de votre discours sur bien des choses ».

 

UNE CRISE PLUS GRAVE ENCORE

Et mon contradicteur pourrait élargir la faille. Ainsi, le XVe siècle aurait été dans le même état de décrépitude que le XXe. Allons donc ! Tout ce que vous avez rappelé jusqu’ici était vrai, d’accord. Mais pour le reste ? Le XVe siècle est l’un des plus brillants de notre histoire dans le domaine artistique : « l’ars francorum », mais aussi la musique, et la peinture, et les tapisseries, et le vitrail, que sais-je encore ? Qu’est-ce que notre siècle de pénombre a pu produire pour ressembler, même de loin, à ces merveilles ? Il n’est même pas un siècle où la beauté serait factice, ou trop conventionnelle ; il n’est même pas un siècle d’où la beauté serait absente ; il n’est même pas un siècle du mauvais goût, ce qui serait encore avoir du goût. Il est le siècle de la laideur, il assura le triomphe du laid révolté contre le beau.

Le XVe siècle a connu une crise grave de l’Église, oui : le Grand Schisme d’Occident. À cette époque, comme aujourd’hui, il ne devait pas être toujours simple ni facile de savoir, et encore moins d’affirmer avec certitude, quelle était la bonne voie à suivre. Dans son Anneau du Pêcheur, le romancier Jean Raspail s’est plu à imaginer d’étendre jusqu’à nous les incertitudes qui déchiraient les consciences à l’époque sur la légitimité de l’un ou l’autre pape. Pour autant, cette crise, si douloureuse fût-elle, comment, sinon par un artifice (comme en produisent souvent les analogies), pourrions-nous la comparer avec les fumées de Satan - l’expression est de Paul VI - qui sont entrées dans l’Église depuis le Concile Vatican II ?

 

LES FUMÉES DE SATAN

Comment comparer les disputes du XVe siècle à l’effondrement visible du christianisme, à la disparition quasi-générale de la foi, y compris parmi les prêtres et les évêques eux-mêmes ; à l’abandon de toute pratique, au retour fulgurant du paganisme qui est venu recouvrir tout cela, rappelé en hâte par ce qui existe de plus profond et de plus primaire dans notre nature humaine ? Un jour, quand on se penchera sur l’histoire de l’Église à notre époque, on sera bien obligé d’écrire que les pasteurs, qui devaient garder les agneaux contre les loups, s’étaient joints aux loups…. Qu’y a-t-il de comparable à cela ?

L’évêque Cauchon ? Dans une certaine mesure, oui. Mais ce n’est pas la ruine de la foi qui l’anime. C’est son engagement politique en faveur de la double monarchie qu’il veut faire triompher à tout prix, quitte à abuser de sa succession apostolique. Il est infâme, il n’est pas apostat. Il est vrai que cette figure emblématique nous rapproche de notre siècle, puisqu’à travers lui, c’est l’Église qui était supposée juger la Sainte.

Et des jugements à rebours du bien, l’Église n’a pas manqué d’en prononcer aussi tout au long de notre siècle. Il demeure que l’évêque Cauchon est tout de même un cas à part dans son époque. En se référant à ce seul cas, on ne saurait équitablement comparer l’Église du XVe siècle à celle du XXe siècle.

La situation politique ? Certes. La légitimité dynastique était bafouée mais la cité demeurait monarchique, et ce qu’on appelait la Chrétienté, l’unité spirituelle de l’Europe existait encore.
Mais alors, hélas ! puisque la tourmente que nous traversons aujourd’hui est, en définitive, infiniment plus grave que celle qu’ont eu à souffrir nos aïeux du XVe siècle, comment pourrais-je invoquer le souvenir de Jeanne pour rendre espoir à mes contemporains ? Le temps que nous vivons ressemble plutôt à tous les temps des irrémédiables décadences, et si l’histoire doit nous apporter aujourd’hui un enseignement, c’est évidemment celui-là.

 

VERS LA FIN DE L’HISTOIRE ?

Non, la France de 1429, malgré toutes ses misères, n’est pas celle d’aujourd’hui. Les menaces qui pesaient sur elle n’empêchaient pas qu’elle était un royaume prestigieux d’une chrétienté unie et d’une civilisation brillante. Ne nous voilons pas la face : ce à quoi nous assistons aujourd’hui nous donne à voir autre chose. Et à la lumière de l’histoire, cette chose se reconnaît aisément. Elle porte un nom : la fin…

Longtemps, je suis resté prisonnier de cette logique impitoyable, à l’intérieur d’un cercle de la raison dont il me semblait impossible de s’échapper, sauf à devoir recourir à des discours d’illuminés. Un jour même, le devoir d’honnêteté intellectuelle me contraignit à écrire que notre œuvre de réaction pourrait servir, sinon forcément à la France agonisante, mais peut-être à d’autres peuples qui s’inspireraient de l’esprit qui avait animé la France. Et à nous, Français, il resterait au moins ce bonheur d’avoir été d’authentiques Français, dépositaires et transmetteurs d’un héritage politique sans équivalent dans l’histoire. Et puis, il y a quelques temps, j’ai vu le cercle se dissoudre, laissant la place à une perspective inattendue. Pendant des années, j’avais lu et relu cette histoire fascinante de Jeanne d’Arc, mais toujours, en refermant quelques-uns des innombrables livres qui lui ont été consacrés, je gardais l’impression désagréable que quelque chose de capital m’échappait dans cette aventure. Mais quoi ?

J’ai d’abord compris que ce qui échappait à mon entendement, c’était la seconde partie de l’épopée johannique, après le sacre de Reims. Jusqu’à Reims, abstraction faite du caractère miraculeux des événements, il y a tout de même une logique. Mais après ? Contrairement à ce qu’en donnerait une lecture superficielle, la logique n’est plus apparente. Il n’y a pas d’enchaînement logique entre le sacre de Reims et le supplice de Rouen. Il y a une rupture. Ou plutôt, s’il y a bien une continuité, il faut la chercher plus en profondeur.

Reprenons, s’il vous plaît, cette fabuleuse aventure au point où nous l’avions laissée. Le roi est sacré, la mission de Jeanne est accomplie. Oui ! au sens où nous l’avions toujours comprise, elle est accomplie. Que lui demandaient ses Voix ? De mener Charles VII à Reims, et de le faire sacrer. Voilà : il est sacré. Alors ? Que signifie donc toute la suite ?
En 1429, Jeanne avait dit : « je durerai un an, guère plus ».
Un an !
Et pourtant il y a bien eu une seconde année, de 1430 à 1431.

 

L’ANNÉE SUPPLÉMENTAIRE

Cette année supplémentaire - supplémentaire, oui, compte tenu du fait que la mission visible était accomplie - Jeanne, à l’écouter elle-même, ne l’avait pas prévue.

Que signifie ce qui s’est passé cette année-là ?

Une mort pour la France ? Ce serait déjà beau en soi. Mais avouons-le : après une destinée sans équivalent, Jeanne aurait rejoint le sort commun à ces millions de nos aïeux qui, eux aussi, sont morts pour la France. Non, sauf à devoir en rester à la conclusion superficielle d’une rupture de destin après Reims, cette seule idée d’un sacrifice d’une femme-soldat ne suffit pas.

Alors allons-y, pénétrons à nouveau dans l’histoire, du moins dans les moments les plus ardents de l’épopée. On sait qu’elle est capturée à Compiègne par le camp bourguignon, puis livrée aux Anglais qui l’enferment dans la forteresse de Rouen. Et là commence l’infâme procès ecclésiastique, qui permet à l’ennemi d’accréditer l’idée selon laquelle Jeanne est une sorcière, un envoyé du Démon, ce qui explique ses victoires… et par là même, de discréditer Charles VII qui a confié les destinées du Royaume à une créature du Diable. Enfin et surtout de rendre invalide le sacre de Reims prôné par une sorcière : le Ciel ne peut bénir ce sacrilège…

     

L’IGNOBLE PROCÈS EN SORCELLERIE

On a tout conservé du procès de Rouen : des masses de dossiers, comme d’habitude. Jeanne pressée de questions d’abord anodines, puis de plus en plus sournoises ; Jeanne répondant aux unes et aux autres avec la même limpidité. Et puis le piège se resserre progressivement, comme dans tous les procès jugés d’avance, sous tous les cieux et à toutes les époques. On a décidé sa mort, et on la fera mourir de la manière affreuse que tout le monde connaît. Dans son principe, ce genre de conspiration judiciaire ressemble à toutes les autres. Et je viens de rappeler les motivations qui inspiraient ses bourreaux. Le mystère n’est donc évidemment pas là, dans cet enchaînement presque banal, qui n’avait rien d’inédit. Non, le mystère est ailleurs.

J’ai dit que pendant des années, je m’étais interrogé sur le sens qu’il fallait donner à cette seconde période de l’épopée, celle qui nous mène de Reims à Rouen. Car il y a toujours un sens à une vie de saint, toujours : aucune hagiographie n’échappe à cette règle. Lors, jusqu’à Reims, la mission de Jeanne est politique. Divine, mais fabuleusement politique. Sur la seconde période et son mystère, mon incompréhension se formulait en cinq questions essentielles.
Première question : pourquoi ce sinistre procès ecclésiastique ?

Bien sûr, il y a l’ambition personnelle de Cauchon, mais il ressort avant tout de cette affaire un scandale épouvantable, qui éclabousse l’institution de l’Église, puisque Cauchon est tout de même un successeur des Apôtres. Vous pourriez me dire : c’est la vie, le hasard, et si l’Église est parfaite, les hommes d’Église ne le sont pas…
Mais je ne parle pas de cela !

Tout est providentiel dans l’épopée de Jeanne : or, si tout y est providentiel, que signifie ce procès ecclésiastique dans une aventure guerrière et mystico-politique ? Autrement dit : qu’est-ce que la Providence Elle-même a voulu signifier ?

 

L’INCOMPRÉHENSIBLE MARTYRE

Deuxième question, de loin la plus tragique, la plus émouvante : durant toute la seconde période de l’épopée, il est patent que les Voix de Jeanne l’ont délibérément poussée vers son supplice. Pourquoi ? Elles lui disaient : surtout, ne cherche pas à t’évader. Et Jeanne essaie de comprendre, et quand elle interroge le Ciel, ses Voix ne lui répondent pas. Mais elle a 19 ans, elle ne veut pas mourir ! Elle tentera de s’évader, elle sera reprise. Elle dira : mes Voix m’avaient prévenue, je leur ai désobéi. De tout ce qu’on a entendu d’elle à cette époque, il ressort qu’elle n’a pas compris pourquoi ses Voix lui ont demandé d’accepter sa mort atroce. Et elle se débattait ! Elle disait : « Oh, je préférerais qu’on me tranche sept fois la tête, mais pas le feu ! pas le feu ! ».

Pauvre Jeanne, admirable petite sainte innocente, à qui l’on demande, à 19 ans, de se laisser réduire en cendres !…
            On l’emmène une première fois sur la place du Vieux-Marché. Ses juges veulent la contraindre à abjurer en public, elle s’y refuse ; et la foule qui spontanément s’emporte d’amour pour elle, lui crie :     « Abjure, Jeanne ! abjure donc, ils vont te brûler !… Abjure, petite ! Ne les laisse pas faire »
Et elle s’effondre ! Elle abjure…. Eh bien oui, tout ce que j’ai dit est faux, je n’ai jamais entendu les Voix… « Bravo, Jeanne, bravo ! tu es sauvée ! » Tout le monde sait qu’elle ment pour ne pas mourir, mais la foule est soulagée.
Tout le monde, à ce moment-là, sait qu’elle ment.
Mais un jour ? Plus tard ? Que dira-t-on d’elle ?
Et Jeanne, que peut-elle penser d’elle-même ?
Et que lui diront ses Voix ?

Elles ne se font pas attendre : à son retour dans sa prison, elles lui reprochent son attitude. Et Jeanne va se reprendre : « Non, non ! mes Voix m’ont parlé ! J’ai menti pour ne pas mourir, mais elles m’ont parlé ! » Son tribunal ecclésiastique saute sur l’occasion pour aggraver son cas : « Relapse ! tu périras donc bien par le feu ! Tu retourneras sur la Place, et cette fois-ci, nous te brûlerons ! » Et l’ignoble Cauchon se tournant vers Warwick : « ça y est, elle est prise ! »

 

NOTRE PLUS GRANDE SAINTE…

Oh, Jeanne… Elle a tout tenté pour vivre, même si, deux ans plus tôt, elle pressentait la brièveté de l’aventure. Mais quelle est cette année de trop ? Mais ses Voix semblaient la conduire, et il ne suffisait pas d’accepter de bon cœur leurs demandes, car elles l’obligeaient à obéir, elles lui disaient : « courage, Jeanne… nous sommes avec toi ». Mais elles l’ont menée soit de gré, de Domrémy à Reims, soit de force, de Reims au Vieux-Marché de Rouen. En regardant une dernière fois ces murs, ces maisons à colombages, cette foule, la petite Jeanne de 19 ans laissera échapper ces mots poignants d’innocence, d’incompréhension et de soumission :
« Rouen… Rouen… Est-ce ici que je dois mourir ? »
            Mais jamais elle ne renouvellera son parjure, et sur son effroyable bûcher, tandis que les flammes l’atteignent déjà, elle criera ces derniers mots :
« Non ! mes Voix ne m’ont pas trompée !…
… Jésus !…
… Jésus !…
… Jésus !…
… Jésus !…
… Jésus !…
… Jésus !…»
Six fois de suite le nom du Rédempteur, jusqu’au dernier « Jésus ! » qui se confondit en un cri d’agonie…

Le poète Charles Péguy écrira de Jeanne : « La sainte la plus grande après sainte Marie ».
Oui… Et c’est pour nous, c’est pour la France, que le Ciel l’avait donnée…

Troisième question. Car on essaiera de nous dire : eh bien oui, c’est vers le martyre que ses Voix la conduisaient ! Voilà pourquoi elles lui demandaient avec autant d’insistance d’accepter sa mort !
Sans doute…
            Mais martyre de quoi ?
            De la foi ? Personne ne lui a jamais demandé de renier sa foi. Tout au contraire dans cette histoire terrible, c’est un tribunal de la Sainte Église catholique, apostolique et romaine qui la jugeait. Au point que plus tard, il fallut que Charles VII demande à l’Église de bien vouloir ouvrir un procès en réhabilitation, afin que le second efface le premier. Mais il n’a jamais été question de foi là-dedans.

Elle était jeune, et sans doute séduisante. Pour une raison qui m’échappe, peut-être par nationalisme anti-germanique, nos deux derniers siècles l’ont représentée brune, tandis que le XVe siècle finissant la donnait blonde. Récemment, la découverte d’une fresque sous de la chaux qu’on passa sur les murs, à l’occasion d’une peste locale, à Notre-Dame de Beaumont, près de Domrémy, a tranché. L’œuvre est contemporaine de l’Héroïne, qui est représentée la joue ronde, les cheveux blonds et les yeux d’un bleu azur.

Elle était belle, jeune, et vierge… Martyre de la pureté ? Non. Certes, elle a assez supplié qu’on la transfère dans une prison ecclésiastique, puisque c’est un tribunal ecclésiastique qui la jugeait. Mais on la laissa dans sa forteresse de Rouen, de sorte que ses geôliers n’était ni des femmes ni des religieux, mais un corps de garde composé, naturellement, de gens frustes et brutaux. Vulgaires, grossiers sans doute, et qui ont commis quelques gestes déplacés, ce dont elle s’est plainte. C’est ainsi qu’elle expliquera qu’après avoir accepté de se vêtir en femme, elle soit revenue rapidement à ses habits masculins pour protéger sa pudeur.

Quelques privautés qui l’ont fait souffrir et de grasses plaisanteries de soldats. Mais rien de plus, cela est absolument certain, car elle l’aurait dit durant son procès.

 

MARTYRE DE QUOI ?

Non, elle n’est pas un martyr de la pureté. Et pourtant, sa mort n’est pas une simple « mort pour la France » ; tout le monde sent bien qu’elle est au-delà, plus loin, plus haut encore.
Mais alors, martyre de quoi ?

Mes deux dernières questions ne faisaient que m’embrouiller encore. La quatrième s’interrogeait sur le temps qu’il a fallu à l’Église pour la reconnaître comme sainte. 500 ans ! Cinq siècles ! Cette période couvre à elle seule le quart de toute l’histoire du Christianisme et de l’Église : du jamais vu. Jamais l’Église n’a pris autant de temps.

S’agissant de Jeanne, cette incroyable longueur me semblait d’autant plus inexplicable qu’on savait pertinemment qu’elle avait accompli des miracles. Et quels miracles ! Non, je ne parle pas de l’épopée elle-même, j’en reste au point de vue strictement religieux. Il en est un, au moins, qu’elle a obtenu, qui plus est, de son vivant, et qui est rare parmi les œuvres de tous les saints. Cela se passe d’ailleurs durant la deuxième période : à Lagny, on lui demande de se rendre au chevet d’un nouveau-né qui ne donne plus signe de vie depuis… trois jours. Pour qu’elle fasse quelque chose, puisque cette jeune héroïne semblait pouvoir renverser même les montagnes. L’enfant n’avait pas été baptisé, et Jeanne dira au procès de Rouen : « Il était noir comme ma cotte ».

Elle entre dans la maison, se met à genoux en prières devant Notre-Dame, en compagnie d’autres pucelles. L’enfant s’éveille, et bâille à trois reprises. On s’empresse de le baptiser. Il meurt, et peut être inhumé en terre chrétienne. Connaissez-vous beaucoup de saints, même parmi les plus grands, à qui il a été donné la grâce d’obtenir la résurrection d’un mort ? C’est pour eux évidemment la marque absolue de leur sainteté, puisqu’ils sont ainsi configurés au Christ qui a vaincu la mort.

Eh bien, il aura tout de même fallu cinq cents ans pour que l’Église se dispose à mettre Jeanne sur les autels. 500 ans ! Et on nous répond : mais c’est parce que la France était devenue une république athée, qui s’opposait à des États chrétiens, alors il était délicat pour Rome de canoniser ce qui était devenu un mythe national français.

Attendez, pas si vite ! Vous parlez du contexte qui précédait la canonisation, mais avant ? sous nos rois très chrétiens, fils aînés de l’Église ?

 

LE DERNIER MARTYRE

Enfin, dernière question, sans nul doute celle qui me troublait le plus. Les graines du martyre sont la semence de la chrétienté, tout le monde sait cela. Or, quand on observe le déroulement de notre histoire avec un peu de recul, que voit-on ? L’épopée johannique se situe à la fin du Moyen-Age, c’est-à-dire la fin de l’unité chrétienne de l’Europe, et la période qui suit est celle de l’entrée dans les Temps Modernes.

La tunique de l’Église déchirée, les idéologies de Luther et de Machiavel, l’invasion du subjectivisme, du modernisme, l’empoisonnement progressif de la cité. Quoi ! L'épopée de Jeanne, que personne n’attendait, que personne n’eut même osé espérer, montrait d’abord, et de façon éclatante, une extraordinaire promiscuité, une intimité radieuse entre la Terre et le Ciel.
Et que se passe-t-il à la génération suivante ? Un commencement d’éloignement des hommes par rapport à leur Créateur, Dieu que l’on se représentera de plus en plus comme une toute-puissance lointaine ; puis si lointaine qu’on ne sera plus vraiment sûr de Sa toute-puissance ; puis plus vraiment sûr de Son existence puis tout à fait certain de Son inexistence ; et enfin un Dieu dont se sera tellement éloigné qu’on finira par préférer retourner adorer les antiques idoles, au centre desquelles tourne et retourne sur lui-même… le Serpent.

Car ainsi peut-on résumer l’histoire de nos cinq siècles de modernité. Et c’est son antithèse absolue, c’est Jeanne d’Arc qui précède immédiatement cela ? Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Son martyre était-il donc stérile ? La semence de son supplice n’aurait-elle donné aucun fruit ? toutes les histoires de tous les saints ont un sens évident, délivrent un message simple, afin de nous édifier. Et cette sainte-là, qui est un géant non seulement de l’histoire profane, mais aussi de l’histoire sacrée, cette sainte serait morte là, inutilement, à l’entrée des Temps Modernes, incarnant au plus haut degré une époque vaincue, que nos vainqueurs ont appelée plus tard, par dérision et mépris, le « Moyen-Age » ?

JEANNE D’ARC ET LUTHER

Mon Dieu, rationnellement, il fallait bien s’y résoudre. Et, ne trouvant pas de réponse à mes questions, il me fallut honnêtement écrire, notamment dans Le Pouvoir légitime, que le feu de Luther crépitait déjà sur le bûcher de Jeanne, puisque, malgré son histoire inouïe, Luther, un moine débauché, avait mieux su convaincre d’une prétendue distance infinie entre les hommes et leur Créateur…

Longtemps, vous dis-je, longtemps je suis resté devant ce mystère comme devant une porte fermée, sans même savoir si elle se fermait sur le néant, ou bien plutôt sur quelque secret inaccessible.

Et puis, dans un de ces moments où l’on croit soi-même qu’on ne cherche plus… et peut-être d’ailleurs avais-je cessé de chercher ? C’est alors mieux ainsi… La réponse m’est venue, magnifique, éblouissante, comme une porte qui s’ouvre soudain sur le soleil. Évidente aussi, tellement simple !

 

À L’AUBE DES TEMPS MODERNES

Mais oui, Jeanne est à l’entrée des Temps Modernes ! Elle s’y enflamme comme cette colonne de feu de l’Écriture, qui brûle devant le passage de la Mer Rouge. Elle est la lumière à l’entrée de la nuit, pour qu’au plus profond de nos tribulations, nous nous rappelions qu’elle était là, à l’entrée ; qu’elle avait vécu une histoire sans exemple.

Elle semble nous dire : « ne perdez jamais l’espérance, ne vous laissez jamais troubler, pas même par la crise de la foi qui ébranle aujourd’hui notre sainte mère l’Église ! Souvenez-vous de moi, je n’étais rien, qu’une pauvre bergère analphabète. C’est pour cela que le Ciel m’avait choisie, pour montrer Sa puissance ; souvenez-vous par moi de la puissance infinie du Ciel ! »
Elle est là dans son épopée miraculeuse, et sa place apparemment insolite dans le déroulement de notre histoire, n’a pas d’autre sens que celui de nous faire comprendre qu’à ce miracle immense, à l’entrée des Temps Modernes, répondra un miracle de même ampleur… à la sortie. Quelque chose, ou quelqu’un, je ne sais, mais un événement aussi extraordinaire qui nous attend.

Et c’était là le secret de Jeanne : elle ne s’adressait pas à d’autres siècles, mais seulement à notre époque. Autrefois, on pouvait penser que Jeanne restait incompréhensible. Mais aujourd’hui ? tandis que les ténèbres s’épaississent, et s’épaissiront encore ? Tandis que, dans quelque temps, la solitude et le désespoir seront nos derniers sentiments ?

 

GARDER L’ESPÉRANCE

Jeanne, bergère de Domrémy… Saint Rémy, le fondateur de ce royaume aujourd’hui précipité dans la tourmente, comme jamais il ne le fut. C’est parce qu’à présent, et demain plus encore, tout nous semblera perdu, que Jeanne a vécu et a souffert un martyre dont elle-même, depuis lors, connaît le sens. Martyre de l’espérance, martyre de la patience, martyre de la soumission aux plans de la divine Providence, martyre de la fidélité au Ciel qui lui parlait, sans qu’elle comprenne toujours pourquoi le Ciel l’avait conduite de Domrémy à Reims, puis de Reims à Rouen.

Jeanne est cette colonne de feu dont la voix traverse les siècles, pour hanter notre mémoire de son épopée encore unique ; mais dont la lumière nous suit, nous accompagne dans l’espérance, jusqu’à une aube qui, un jour, se lèvera.

Yves-Marie Adeline

nota: Yves Marie Adeline est le fondateur de l'Alliance Royale, écrivain et poête et professeur d'université en sciences politiques, il a écrit entre autres "la droite ou l'on arrive jamais"; "le royalisme en questions"; "le pouvoir légitime"; "histoire mondiale des idées politiques"; "la pensée antique" et plusieurs poèmes et une pièce de théatre sur Marie Antoinette Reine de France; une partie de ses livres est en vente à la boutique de l'Alliance Royale.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 18:45

150 000 harkis fidèles à la France furent abandonnés par elle et subirent le massacre
Les supplices qui précédent la mort sont d'une cruauté inouïe et peuvent durer plusieurs heures, quelquefois plusieurs jours : corps ébouillantés, dépecés, enterrés ou brûlés vifs, énucléations, membres découpés en lanières et salés, anciens combattants contraints d'avaler leurs médailles avant d'être brûlés vifs dans le drapeau français....
Selon des témoignages rapportés par Camille Brière  "certains harkis furent crucifiés sur des portes, les yeux crevés, le nez et les oreilles coupés, la langue arrachée, systématiquement émasculés... D'autres furent dépecés vivants à la tenaille, leur chair palpitante jetée aux chiens... Quant aux familles, voici ce qui les attendait : des vieillards et des infirmes étaient égorgés, des femmes violées puis éventrées, des nourrissons, des jeunes enfants avaient la tête écrasée contre les murs sous les yeux de leur mère..."   source: http://justiceharkis.chez.com/MASSACRE.HTML

Cette relation des évènements, n'est que peu de choses par rapport à tous les témoignages que j'ai pu entendre depuis 1962,  ma famille bretonne par ma mère, qui avait de la famille en Afrique du Nord, et connaissait la situation a voté non à l'indépendance de l'Algérie; pour la première fois et pas la dernière elle désavouait le Général de Gaulle.

je n'irai pas au monument au mort commémorer cette ignominie avec les porteurs de valise du FLN. Les accords d'Evian sont une des hontes de la France, la France avait gagné militairement en Algérie; 4 ans plus tôt, français musulmans et chrétiens, criaient ensemble Vive l'Algérie Française; ils étaient la majorité et ont été trahis.
les élections pour l'autodétermination furent truquées, une partie de la population ne sachant pas lire, les bulletins furent imprimés de couleur différente suivant le Oui ou le Non, le NON (non à l'indépendance) étant d'une couleur violet bleue (couleur porte malheur pour les musulmans); leur inconscient fut manipulé.

L'Algérie était prospère quand elle était française, aujourd'hui elle ne s'est toujours pas remise de son indépendance malgré sa richesse en pétrole, autre "cadeau somptueux" donné sans auvune raison valable, surtout quand on sait que le sahara ne fut jamais algérien avant la présence française et que plusieurs routes pour les pipe lines pouvaient être envisagées sans passer par l' Algérie.
    Où va donc tout l'argent de celui-ci? pas à son peuple en tous les cas.

La dernière province royale à avoir été rattachée à la France, a été bradée par la République pour le malheur de son peuple et peut être aussi des français métropolitains. Nous en payons ô combien les conséquences aujourd'hui.

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Published by Chantal Sainsère de Thoury - dans Histoire
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 20:20
Communiqué de presse: Coordination Défense de Versailles du 14 mars 2012
« LA MARCHANDISATION DE LA FEMME, VOILA L’ENNEMI ! »
Marie-Antoinette avait dit à Madame Campan, qui voulait la protéger d’un empoisonnement en lui disant de toujours garder à portée de la main de l’huile d’amandes douces : «
 
Ces précautions sont inutiles ; souvenez-vous qu’on n’emploiera pas un grain de poison contre moi. Les Brinvilliers ne sont plus de ce siècle ; on a la calomnie, qui vaut beaucoup mieux pour tuer les gens, et c’est par elle qu’on me fera périr. »
Ce jour là, Marie-Antoinette aura été prophétique. A nouveau, c’est par la Calomnie que le film
 
Les adieux à la reine veut la faire périr « moralement ». Le cinéaste Jacquot n’hésite pas, en effet, à forger, au centre de son scénario des 14-16 juillet 1789, la plus ignoble calomnie sur les « favorites » de Marie-Antoinette qu’on lui a « prêtée », dit-il, « dans les années qui ont suivi l’exécution de la reine. »
Pire, par la magie de Versailles, ce film veut lancer une OPA calomnieuse sur Marie-Antoinette
 
pour faire de la plus populaire des reines l’étendard des « vices » et des « débauches » qui lui furent jadis attribués par ses diffamateurs-assassins et justifier ainsi ces moeurs jadis hautement condamnées et aujourd’hui mises à la mode.
NON, à l’
OPA des « ADIEUX À LA REINE », le FILM QUI CALOMNIE MARIE-ANTOINETTE !
LA CDV RAPPELLE QUE,
 
toute Civilisation est symbole, langage commun et personnages emblématiques, socle de son identité et de sa richesse patrimoniale. Versailles et Marie-Antoinette sont au coeur de cette fascination qui fait aujourd’hui de la France la première destination touristique au monde. Falsifier l’histoire par l’amalgame du faste de Versailles et d’une ignoble salissure de la reine de France, pour faire un produit marchand « accessible au plus grand nombre », rêver d’« un million » d’entrées, est une trahison de notre trésor patrimonial. Agir ainsi, c’est témoigner d’un profond déni de Vérité, de Justice et de Respect. C’est traiter la femme « appât » comme une vulgaire marchandise.
1) DÉNI DÉLIBÉRÉ DE VÉRITÉ HISTORIQUE.
 
« Pour moi, la liberté de créer passait par l'impasse sur les archives, les témoignages et les ouvrages historiques. » a confié Jacquot au Figaro ! Il dit ne se référer qu’aux livres de Chantal Thomas et de Stefan Zweig – pourtant exempts de cette calomnie libidineuse – et il feint d’ignorer qu’Antonia Fraser ( inspiratrice du film de Copola ) a définitivement dissipé le mythe de « Marie Antoinette qui n’a pas eu les moeurs légères qu’on lui a longtemps prêtées. »
2) PURE CALOMNIE.
 
Tout à son rêve de faire un million d’entrées et martelant à loisir que Marie-Antoinette éprouvait une « véritable passion » pour la duchesse de Polignac, Jacquot « n’hésite pas à filmer des scènes très sensuelles, charnelles entre les deux femmes ». Aggravant sa malice par la pirouette des diffamateurs aguerris, il en rajoute en confiant doctement à la presse : « Il me parait logique et pas du tout invraisemblable (sic) que Marie-Antoinette, mariée à un très brave homme s'intéressant plus à la chasse et à la serrurerie qu'à son corps, ait trouvé des satisfactions érotiques avec des princesses dont elle s'entichait » (Figaro 8 févr. 2012).
3) BUDGET PHARAONIQUE POUR SQUATTER LE PRESTIGE DE VERSAILLES.
 
Pour accréditer la calomnie et « faire vrai », précise le Figaro, Jacquot « a tourné dans les décors historiques du château de Versailles. » « Cela a nécessité un budget pharaonique mais sans Versailles, que je considère comme mon personnage masculin principal (sic), je n’aurais jamais fait le film ».
4) SEXE, ARGENT, POUVOIR.
 
Au total, le nouveau détournement de Versailles de ce film marketing du groupe Lagardère-GMT-Jacquot utilise le ressort du scandale facile et des effets spécieux sexe, argent, pouvoir, du meilleur mis au service du pire, à l’image des expositions de "sex toys" de Koons et des expositions de dérision du patrimoine dans les Grands Appartements Royaux de Versailles.
5) SYMBOLE DE LA FEMME HÉROÏQUE.
 
Marie-Antoinette fut la femme la plus calomniée de l’histoire tout au long de son règne et sous tous les noms : « l’Autrichienne », « Madame scandale » (1779), « Madame déficit », « la louve », etc. L’« Affaire du collier » (1785), l’appel à la haine pour « raccourcir la louve autrichienne », l’ignominieuse accusation d’inceste lors du simulacre de son procès (1793) dont elle triompha par son immortelle apostrophe : « J’en appelle à toutes les mères de France ! », sont gravées dans les mémoires. Les hommes, son fils, le déficit, tout lui fut reproché jusqu’au ridicule de la démesure, non pas par des parangons de vertu mais par des hommes et des femmes marqués par tous les vices. Depuis la célèbre apostrophe de Madame de Staël, « Regardez-la cruels ! » « O femmes de tous les pays », des femmes ont répondu. Ainsi, Chantal Thomas, le propre auteur du livre « Les adieux à la reine » que Jacquot dit adapter à l’écran donne ce piquant démenti à « Madame déficit » : « En fait, on sait bien que ce qui a mis à sac les finances de la France, c’est la guerre d’indépendance américaine, et pas les chaussures de Marie-Antoinette. Mais avec les femmes au pouvoir, on en vient toujours aux paires de chaussures. » ( L’Humanité, 17 oct. 2002 ). 
Louise Elisabeth Vigée Le Brun : Marie-Antoinette Lorrraine Habsbourg, reine de France et de ses enfants. La nouvelle calomnie du film de Jacquot voulant infliger à la reine Marie-Antoinette une « salissure » intolérable à son honneur et à sa dignité de femme, en déni de toute vérité, relève d’un acharnement idéologique. Elle ne peut que soulever de dégoût la conscience humaine devant tant d’atteinte à la dignité de celle dont la résistance à la Calomnie politique, à l’Injustice et à la Terreur légale –

Cette mère exemplaire comme en témoigne toute sa vie jusqu’à son testament final à l’antique (cf. tableau Vigée Lebrun)
a fait d’elle une héroïne et une martyre de la cause des femmes, qui force le respect et lui vaut cette popularité universelle reconnue dans le monde entier et aujourd’hui cible d’une ignominieuse OPA.

EN CONCLUSION,
 
le montage marketing de Jacquot, amalgame de beauté et de salissure, jouant du scandale au détriment de notre patrimoine, veut faire passer un message ignoble inverse de la Vérité historique, de la Justice et de la Dignité. Un tel amalgame du meilleur et du pire à finalité mercantile justifie pleinement d’appliquer au film le célèbre jugement porté par Napoléon sur le très mercantile Talleyrand, le 28 janvier 1809 à Saint Cloud : « Tenez, vous êtes de la merde dans un bas de soie ! »
LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES
CONDAMNE LE NÉGATIONNISME du film de Jacquot utilisant la beauté des lieux, des costumes et des femmes, pour salir la reine Marie-Antoinette et faire de la billetterie en jouant du ressort du scandale convenu, dans le sillage des expositions dégradante à la Koons, initiées par Aillagon et lorsqu’il était encore en poste.
 
DÉNONCE L’OPA CALOMNIEUSE SUR MARIE-ANTOINETTE voulant faire, de la plus populaire des reines, l’étendard des « vices » et des « débauches » jadis condamnés et aujourd’hui encensés.
 
APPELLE À LA MOBILISATION GÉNÉRALE DES FEMMES contre l’atteinte à leur image, par une marchandisation sans limite de la femme-objet-publicitaire.
 
INVITE TOUS LES DÉFENSEURS DU PATRIMOINE à venir porter la contradiction pacifique à l’ avant–première, du film « les Adieux à la Reine » Dimanche 18 Mars à 17 heures au cinéma Cyrano, 7 rue Rameau à Versailles en présence du réalisateur et de Virginie Ledoyen.
Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles
Contact presse : courrierposte@orange.fr et tel : 06 01 76 20 79
Site :
coordination-defense-de-versailles.info
 
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 17:58
Communiqué de L'ALLIANCE ROYALE sur la proposition de l'AGRIF
Jeudi
15 Mars
2012

...............................................

Si l'Alliance royale rejette toujours toute ingérence de la loi dans le domaine de "l'historiquement correct", qu'elle considère comme un viol des consciences, elle souligne et promeut en tant que progrès la proposition de l'AGRIF, dont l'objet principal est la suppression de la loi Gayssot, déjà condamnée par nombre d'historiens.

...............................................

 

 

COMMUNIQUE DE L'AGRIF SUR LA RECONNAISSANCE DES GÉNOCIDES

Une double nécessité s'impose pour la cohérence intellectuelle et juridique de la reconnaissance des génocides par la République Française :

  • les reconnaître dans un égal respect des peuples martyrisés,
  • abolir la loi Rocard-Gayssot qui, punissant seulement la discussion et la négation des crimes du nazisme, a abouti à en faire un constant élément de propagation du négationnisme fondé sur l’argument selon lequel elle dissimulerait un tabou à ne pas enfreindre.


Proposition d’un projet de loi à soumettre à l’Assemblée Nationale.

L’Assemblée Nationale de la République Française,

« considérant l’importance dans la vie des nations défendant les principes du respect de la vie des peuples, des communautés et de la dignité de la personne humaine ; de reconnaître, sans aucune sélection ni discrimination, tous les génocides indéniablement avérés par l’évidence des témoignages, des récits, des images et des études historiques les plus sérieuses ;

« considérant qu’il ne revient à la loi de la République ni d’imposer une vérité historique ni de punir des contestataires de ces reconnaissances pouvant affirmer des convictions contraires selon le droit à la liberté de pensée et d’expression dans la limite des lois réprimant l’injure et la diffamation ;

« considérant les effets pervers, à l’exact contraire du but recherché, de la loi Rocard-Gayssot, réprimant seulement la négation des crimes contre l’humanité du seul système nazi d’extermination ;

« observant que cette loi de plus en plus perçue comme constituant la protection d’un tabou, instille le doute et concourt ainsi à relativiser l’horreur nazie ;

« rappelant les réflexions judicieuses et prophétiques de l’écrivain et publiciste Annie Kriegel, haute personnalité de la communauté juive et militante contre le totalitarisme communiste, écrivant dans Le Figaro du 3 avril 1990 les lignes suivantes : « En confiant au pouvoir judiciaire la tâche détestable de paraître traquer le délit d’opinion et d’expression, en espérant de la concurrence entre organisations « antiracistes » une obsessionnelle chasse aux sorcières qui présente les mêmes excès que n’importe quelle chasse de cette nature, en s’abritant derrière des institutions juives inquiètes pour légitimer une insupportable police juive de la pensée, Michel Rocard devrait s’interroger en conscience s’il ne se prête pas à une assez répugnante instrumentalisation des concepts de racisme et d’antisémitisme en vue d’objectifs peu avouables » ;

« observant que l’interdiction de toute autre loi de répression de la négation de quelque autre génocide conduit à une exaspération légitime des ressortissants des autres peuples génocidés tels que les Arméniens, Cambodgiens ou ukrainiens qui ne sont pas moins dignes de compassion et de mémoire que le peuple juif ;

« entendant replacer la loi sur les génocides dans le respect des principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité ;

Abolit la loi Rocard-Gayssot du 13 juillet 1990.

Proclame la reconnaissance par la République Française, et la condamnation solennelle de la conscience humaine, de tous les crimes contre l’humanité et génocides perpétrés contre des peuples par des régimes exterminationnistes pour des raisons d’appartenance à une règle ou à une classe, à un peuple, ou à une religion et notamment, dans la succession chronologique :

  • Le génocide vendéen décidé par le régime de la Terreur.
  • Le génocide des Arméniens et autres chrétiens d’Orient perpétré dans la suite des massacres de l’empire ottoman par le régime des Jeunes-Turcs et parachevé par le régime kémaliste.
  • Le génocide du peuple juif perpétré par le système nazi.
  • Les génocides de classes sociales et de peuples perpétrés par les régimes communistes, et notamment les exterminations des paysans en URSS, des Baltes et des Ukrainiens, des Cambodgiens et autres, tels que désormais recensés dans l’œuvre scientifique du Livre Noir du communisme.

Reconnaît aussi l’étendue génocidaire des crimes épouvantables perpétrés contre les « harkis » abandonnés par la République lors de l’indépendance algérienne, sans oublier ceux également perpétrés contre la population des Français d’Algérie d’origine musulmane, juive, européenne.

Laisse à la justice le rôle de sanctionner les atteintes injurieuses ou diffamatoires à la mémoire des peuples martyrisés.

Souhaite, à partir de nos académies et de nos institutions judiciaires, la création d’une institution chargée d’étudier et de procéder à la reconnaissance des crimes contre l’humanité et des génocides.

 

AGRIF – 70 bd St Germain – 75005 – PARIS

Tel : 01 40 46 96 31 agrif@wanadoo.fr

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 11:30



« d'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lys du même ».

De couleur blanche, la croix renvoie au catholicisme. Centrée et droite, elle est typique des anciens royaumes d’Europe occidentale. L'utilisation de croix blanches sur les drapeaux français remonte au XIIIe-XIVe siècle.

Comme pour le « Carillon », ancêtre direct du fleurdelisé, le bleu symbolisait à l'origine la Vierge Marie. S’éloignant peu à peu de sa symbolique originelle, la couleur du drapeau est devenue nettement plus foncée au fil des années. Les drapeaux bleus à croix blanche sont attestés en France comme symboles militaires ou de la marine marchande dès le XVIe siècle. Le fond bleu royal rappelle la couleur du blason des souverains de France qui régnèrent durant la domination française en Amérique.

       
Blason de la maison royale de France

Quant au lys comme symbole de la monarchie française, il est attesté à partir du XIIIe siècle (même si une légende le fait remonter à Clovis). Les fleurs de lys du drapeau québécois se distinguent de celles du blason royal français par leur couleur. Les premières sont blanches, la couleur du catholicisme, mais aussi celle du royaume de France sous les Bourbons, les fondateurs de la colonie. Les secondes sont dorées, la couleur des Capétiens directs. Même si elles ont été apposées sur le drapeau du Québec afin de rappeler l’époque de la Nouvelle-France, ces fleurs de lys blanches ne symbolisent pas pour autant un quelconque attachement du peuple québécois à la monarchie française, encore que?.......étant sous le régime de la Royauté Brittanique, c'est une manière de ne pas renier leurs racines et d'être en phase avec leur devise "Je me souviens......."  . Le lys de l'héraldique, décliné en différentes couleurs selon les régions, s'est imposé comme symbole de la francité nord-américaine, du moment que la feuille d'érable devint un emblème pan-canadien.

  RAPPEL HISTORIQUE: Après avoir "testé" la force de la marine Française reconstituée par sa Volonté, au cours de la guerre d'indépendance américaine, les desseins du Roi Louis XVI étaient clairement définis, il avait en vue la reconquête du Canada ainsi que des territoires en Inde, A cet effet, il avait envoyé Monsieur de Laperouse en mission en Inde et en Indonésie afin de renouer des alliances avec les différents maharadjahs, cette entreprise de reconquête lui tenait tellement à coeur, qu'en allant à l'échafaud il demanda encore: "a t'on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse"...

L'Angleterre qui avait compris les desseins de notre Roi, participa financièrement à la Révolution Française; il faut être naïf pour croire qu'une révolution peut durer si elle n'est pas soutenue par en dessous par des apports financiers.
Il fallait pour l'Angleterre abattre à tous prix la France qui était redevenue par la grâce de son Roi la première puissance économique d'Europe et la première puissance maritime du monde.

Quand nous voyons nos cousins du QUEBEC, nous pouvons avoir le reflet de miroir de ce que nous même Français de "Métropoles" aurions dû être si nous n'avions pas été endoctriné par l'Esprit des Lumières ténébreuses.

On peut dire qu'à notre époque,  c'est au Québec, ancienne "Nouvelle France" que l'on retrouve le véritable Esprit Français. Gai, Frondeur, courageux ,entreprenant, sans méchanceté, ni envie jalouse envers celui qui réussit sa vie.

Pour l'heure, La Belle Province, est un des grands pays industrialisés du Monde, et possède un très grand potentiel de ressources minières, et énergétiques, forestières et poissonneuses et agricoles. En raison de sa position au nord ouest de l'Amérique, les côtes longées par le courant de Humboldt en font un pays très rude où la vie malgré les conforts modernes reste rudes, nombreux sont les Français qui ont essayé d'y vivre et qui sont revenus, en raison des hivers trop difficiles à supporter, malgré la latitude qui se situe en dessous de celle de Paris.

Malgré leur fidélité nostalgique au Roi de France: (la devise du Québec est: "je me souviens") , les québécois vivent sous le Régime Royal de la Reine d'Angleterre avec un gouverneur de Province.

          

Pour donner aux jeunes adolescents le goût de se pencher sur cette ancienne province de France, lecture conseillée ci-dessous;

quant aux adultes, l'histoire du Québec outre les livres officiels, des romans peuvent donner le goût de s'y intéresser.

  

Roman Jeunesse - Editions Téqui Défi 
L'avis de Camélia, 14 ans : Ce livre nous transporte vers la fin du 17ème siècle dans les étendues canadiennes, la Nouvelle France à cette époque. L'histoire se passe donc dans les colonies. L'héroïne est Henriette, 14 ans, fille de monsieur de Verchères qui habite un solide fort avec une garnison pour se protéger des attaques des Iroquois, ennemis jurés des français.

Par un hasard malheureux Henriette se retrouve seule dans le fort lorsque les Iroquois décident une offensive. Son père est à Québec pour une réunion avec le gouverneur et sa mère en séjour à Villemarie. Lorsque la tribus indienne attaque, les soldats responsables du fort sont irraisonablement partis à la chasse. Et leurs canoës sont lâchement emporté plus loin par un traître ; la garnison est donc coincée sur une île et ne peut arrêter le massacre des paysans. Henriette n'a donc que le temps de rentrer dans suite ....à lire.....

          En canot sur les chemins d'eau du Roi : Une aventure en Amérique

l'Histoire de la découverte par les Français grâce au Père Marquette  de la liaison entre le St Laurent et le Mississipi et la descente de celui-ci jusqu'à la Nouvelle Orléans; Jean Raspail sait comme toujours passionner tous ses lecteurs en sachant si bien relier le passé avec notre époque moderne, Puisse ce livre donner des envies d'horizons à notre jeunesse collée à ses consoles de jeu et déjà vieille et désabusée dans sa tête avant d'avoir 20 ans.

 

          Angélique à Québec (Tome 11) - Serge Golon, Anne Golon

Paradoxalement, n'en déplaisent à ceux qui ne jugent les oeuvres d'Anne Golon qu'à l'aulne sexo-érotique douteuse des films de Bernard Borderie, la Saga des "Angéliques" est une série d'excellents romans sur la deuxième moitié du 17è siècle écrits par une ancienne "Guide de France" qui écrivit dans sa jeunesse pour la collection "signes de piste" des romans pour la jeunesse qui firent date et décrivent une époque coloniale révolue entre Indochine et Afrique et en cela ont une valeur historique.

Anne Golon reçut à la suite de ses Romans se passant en Nouvelle Angleterre et en Nouvelle France, les félicitations des associations de culture indienne pour la précision apportée à la relation des guerres entre les Iroquois, les colons et les Abénakis ainsi que la relation faite de leurs coutumes et rites.
Ces livres apportent sous forme de roman agréable et passionnant à lire, un éclairage précis sur la colonisation de L'Amérique du Nord-Ouest et les relations Anglo-Françaises déjà très vinaigrées.          

  Ces livres romancés, donnent envie d'en connaître un peu plus sur nos cousins d'Amérique.
Nouvelle France

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 13:02

           L'Institut Duc d'Anjou nous a envoyé ce mot:
"Nous vous informons de la diffusion sur France 3, mercredi 7 mars à 22h00, de l'émission de Franck Ferrand "L'ombre d'un doute", intitulée "Robespierre, bourreau de la Vendée ?"
Les critiques annoncent que l'émission "s'efforce de cerner la vérité au plus près", sans "chausser de lunettes idéologiques". On nous indique même que, "si l'on peut discuter tel ou tel point", l'ensemble est d'une honnêteté rare sur le sujet".

Nous espérons que cette émission présentera de l'intérêt.

Quant à l'association à l'Association "Démocratie Royale" elle vient de mettre sur son site un excellent éditorial sur ce "gourou" de la secte révolutionnaire qu'était Robespierre
(rappel: une secte se définit par un gourou qui demande l'obéissance aveugle, Robespierre comme tous les grands tyrans tortionnaires corresponde donc bien au type même du gourou, il a fait de nombreux émules qui se sont réclamés et se réclament toujours de lui et de sa secte révolutionnaire
)
                                              lire l'éditorial

 
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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:20

cette semaine, en rangeant les livres de ma bibliothèque, je me suis de nouveau attardée sur un monument livresque historique en 6 volumes que j'avais lu dans son intégralité il y a maintenant 14 ans, il s'agit de "l' HISTOIRE DE LA COMPAGNIE DE JESUS" de L'Historien Jacques CRETINEAU JOLY; pour tous les royalistes catholiques, cette oeuvre est d'une importance capitale; curieusement, cet historien remarquable royaliste et très catholique, a été occulté dès son avènement par les professeurs républicains de l'école publique.

Cet ouvrage est d'une précision remarquable et nous donne non seulement un aperçu mais une relation de tous les évènements importants qui se sont passés dans le monde liés à la présence de la Compagnie de Jésus qui essaima sur la moitié de l'Europe, les Amériques, l'Asie la Russie du Nord même avec la "Grande Catherine" tous les évènements historiques sont d'une extraordinaire précision.
On y trouve pour la France, toute son histoire et la compréhension de la politique Royale depuis le 16è siècle particulièrement depuis Henri IV qui prit conseil d'eux.

Bref, Une série de livres difficiles à trouver maintenant même chez les bouquinistes mais qu'on peut Dieu merci télé-charger grâce à la Bibliothèque Nationale (anciennement Bibliothèque Royale) qui sous le nom de GALLICA permet la consultation et le télé-chargement des oeuvres qui sont dans ses murs: http://gallica.bnf.fr/Search?ArianeWireIndex=index&p=1&lang=FR&f_typedoc=livre&q=histoire+de+la+compagnie+de+jesus.

Bonne lecture et Bon Courage, car si cette oeuvre en 6 volumes est passionnante, très bien écrite, en excellent français, elle est dense et longue à lire.
Chantal de Thoury

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 12:29

source: http://beaudricourt.hautetfort.com/archive/2011/10/16/je-m-appelais-marie-antoinette-lorraine-d-autriche.html

16 octobre: anniversaire du rappel à Dieu dans le martyre de la Reine Marie Antoinette

antoinette.jpgEn ce 16 Octobre 1793, il est très exactement 12h15 lorsque la tête de Marie-Antoinette, Reine du Royaume Catholique de France, tombe dans le panier du bourreau. Femme, Reine et mère, Marie-Antoinette est lâchement exécutée après un procès honteusement truqué, dont s’inspireront par la suite les plus sombres dictatures des temps modernes.

Rien ne peut justifier la violence que les révolutionnaires les plus cruels ont fait subir à notre malheureuse Reine. Après la condamnation et la mort de sa majesté le Roy Louis XVI, le 21 janvier 1793, elle endure une souffrance physique et morale insupportable qui lui fera dire qu’elle n’a « plus de larmes pour pleurer ». Dans la tour du temple la Reine s'agenouille devant son fils devenu Louis XVII, les grandes puissances européennes reconnaissent "l'enfant Roy" comme tel. Très précoce pour son âge et témoin des exactions perpétrées contre ses parents, ainsi Louis XVII demanda-t-il "Maman sommes nous des martyrs ?". Les monstres sans culottes décorés de la cocarde tricolore feront encore endurer par la suite à la Reine la monstrueuse séparation de son fils...

ma_cour.jpgC’est un tribunal révolutionnaire et donc illégitime, plus avide de haine que de justice qui a prononcé son effroyable condamnation, alors qu’il n’y avait aucunes charges à son encontre. Elle a ainsi subi un procès perdu d’avance. La souveraine qui répond à ses juges assassins en déclinant son identité, parlant déjà d’elle-même à l’imparfait « Je m’appelais Marie Antoinette Lorraine d’Autriche », avait sans doute conscience du simulacre de justice.

 

Innocente des crimes dont l’accuse la Franc-maçonnerie, coupable d'être Reine de France, elle est sauvagement guillotinée, et rend son âme à Dieu le 16 Octobre 1793. Son Testament, comme celui du Roy Louis XVI, demeure un témoignage poignant de foi, d’amour, de fidélité pour la France, de courage et de sincérité. Lorsqu'elle est sortie de la charette, elle est montée et à couru toute seule vers l'échafaud, la Reine de France dans ses derniers instants, présente ses excuses à son bourreau pour lui avoir marché sur le pied…

Que du haut du Ciel, notre regrettée Reine bénisse et accorde sa protection au beau Royaume de France qu’elle a tant aimé.

 

 

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Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin.

 

C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moment. Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants; vous savez que je n'existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J'ai appris, par le plaidoyer mérite du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! la pauvre enfant, je n'ose lui écrire ; elle ne recevrait pas ma lettre; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eux deux, ici, ma bénédiction.

J'espère qu'un jour, lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leur inspirer; que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront le bonheur.

Que ma fille sente qu'à l'âge qu'elle a, elle doit toujours aider son frère par les conseils que l'expérience qu'elle aura de plus que lui, et son amitié pourront lui inspirer. Que mon fils, à son tour, rende à sa soeur tous les soins et les services que l'amitié peut inspirer : qu'ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union. Qu'ils prennent exemple de nous ! Combien, dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolation ! Et dans le bonheur, on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami. Et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ? Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort.

J'ai à vous parler d'une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine; par­donnez-lui, ma chère sœur; pensez à l'âge qu'il a, et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu'on veut, et même ce qu'il ne comprend pas. Un jour viendra, j'espère, où il ne sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore mes dernières pensées. J'aurais voulu les écrire dès le commencement du procès; mais outre qu'on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide, que je n'en aurais réellement pas eu le temps.

Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle ou j'ai été élevée et que j'ai toujours professée, n'ayant aucune consolation spirituelle et à attendre, ne sachant pas s'il existe encore ici des prêtres de cette religion ; et même le lieu où je suis les exposerait trop, s'ils y entraient une fois.

Je demande sincèrement pardon à dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe. J'espère que dans sa bonté, il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu'il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j'aurais pu vous causer.

Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils m'ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J'avais des amis; l'idée d'en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j'emporte en mourant; qu'ils sachent du moins que, jusqu'à mon dernier moment, j'ai pensé à eux ! Adieu, ma bonne et si tendre sœur; puisse cette lettre vous arriver ? Pensez toujours à moi; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que mes pauvres et chers enfants : mon dieu ! qu'il est déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu! je ne vais plus m'occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on 'amènera peut-être un prêtre; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger.

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 19:35
Consommant la chute de la monarchie française et décisive dans le cours de la Révolution, la journée du 10 août 1792, marquée par la prise des Tuileries puis la suspension de Louis XVI, assiste au massacre des deux tiers de la garde suisse, régiment professionnel d’hommes chargés de longue tradition de la protection du monarque et auxquels ce dernier, trouvant refuge avec sa famille dans l’enceinte de l’Assemblée législative et escomptant semble-t-il éviter une effusion de sang, ordonne mais trop tard de « déposer leurs armes et de se retirer aux casernes »
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