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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 18:26
on peut se poser la question.....Arte l'a fait..

Cette théorie a été évoquée sur Arte , notamment par une journaliste du Monde.

 

Qui sont les migrants des cargos arraisonnés en Italie ?

Une théorie pas si improbable que ça…
> Les reportages se succèdent pour décrire leurs terribles conditions de vie.  

Ils ont à peine de quoi se nourrir.
> La moitié des 22 millions de Syriens tiennent avec moins de deux dollars par jour depuis deux ans.
> Et ils auraient 3 000 dollars pour payer les passeurs ? 
> Et si quelqu’un finançait plutôt le voyage de djihadistes déguisés en réfugiés ?
> Qui sont les plus persécutés, en Syrie et en Irak ?
> Ce sont les Chrétiens, les Yezidis, les femmes, les vieillards, les enfants.
> Y a-t-il des Chrétiens, dans les cargos qui « s’échouent » sur les côtes italiennes ?
> Pas vraiment ! Il y a essentiellement des musulmans. Des enfants, des vieillards, des femmes ?
> Pas beaucoup, presque pas. La grande majorité, ce sont des hommes seuls. Calais en est le témoin. 
> Leurs parents et grands-parents, leurs familles, enfants, femmes, ne sont-ils pas en plus grand danger qu’eux ?
> L’ONU parle d’un million d’enfants n’ayant pas même une couverture à se mettre sur le dos pour affronter l’hiver, tandis que des « passeurs » auraient 2 ou 3 millions de dollars pour acheter des cargos et les abandonner ensuite, comme dernièrement ?
> Et ils seraient maintenant devenus marins, capitaines, mécaniciens, ils auraient appris à faire naviguer les cargos qu’ils abandonnent ensuite ?
> L’État islamique a d’énormes ressources financières, des banques, des puits de pétrole. 
> Pour quelle raison se priveraient-ils d’affréter des chevaux de Troie, et de faire embarquer quelques milliers d’islamistes qui attendront patiemment les ordres ici , chez nous..!!
> Tout le monde connait l’histoire du cheval de Troie, qui fut l’épisode final de la guerre de Troie, et que l’on pourrait parodier ainsi :

“ Ne pouvant rentrer anonymement en Europe après avoir combattu auprès de l’État Islamique, des guerriers musulmans furent déguisés en réfugiés et cachés dans de grands bateaux voguant sur la Méditerranée ”.

> Arrivés sur les côtes italiennes, ils furent accueillis comme un cadeau des dieux : Ils offraient une nouvelle occasion  en ouvrant les bras aux défavorisés.

Cette ruse entraîna la chute de l’empire. 


> N’attendons pas que les médias mènent l’enquête, ils ne sont plus là pour ça mais demander une commission d’enquête serait évidemment discriminatoire et raciste !   

bien sur...,

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ note de la rédaction

.....et pourtant et pourtant sans perdre la charité chrétienne doit t'on perdre la prudence?

Puisse tous ceux qui ont autorité prendre les mesures de garde foux dès maintenant partout; quant aux émigrants eux-même, dès maintenant par sécurité il est impératif de les mettre en sas de sécurité militaires et NON de les loger éparpillés pratiquement impossibles à controler;  pour filtrer soigneusement ceux qui sont bien des réfugiés politiques  où persécutés et dans le doute de les garder dans ces sas où de les renvoyer sur le continent d'où ils viennent dans des conditions de sécurité maximum; cette attitude qui reste respectueuse de la personne est de simple bon sens et une obligation à mettre en place de la part des autorités civiles et militaires.

 

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Published by Alliance Royale Nivernais-Berry - dans Immigration Géostratégie
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 19:09
 

Bruno Castanier (2)Intervention de Bruno Castanier, de l’Alliance Royale, au colloque de l’Action Française du 9 mai 2015

La réflexion dans ce domaine est comme d’habitude tiraillée entre deux bords opposés : d’un côté une idéologie européiste ou mondialiste qui prône l’abandon de toute indépendance militaire au profit d’organismes supranationaux, et de l’autre, une réaction épidermique qui rejette toute intégration militaire internationale comme portant atteinte à notre souveraineté. Dans une perspective capétienne, faite de réalisme et de mesure, il faut pas se laisser enfermer dans cette dialectique, mais au contraire considérer en même temps d’une part, le principe inaliénable de souveraineté, dont l’armée reste le principal attribut, et, d’autre part, le principe de réalité dans un contexte mondialisé où la France n’occupe plus la première place. Si bien que, paradoxalement, pour garantir sa souveraineté, la France est obligée de consentir par réalisme des « interdépendances » militaires. C’est ce que je souhaite développer ici.

Pour les mondialistes, il n’y a pas de doute : l’indépendance militaire est dépassée. D’après eux, la mondialisation des conflits impose une mondialisation de la réponse militaire. Pourtant l’argument est faible. D’abord parce qu’il n’y a pas de « mondialisation » des conflits. Bien sûr, les conflits sont « mondialisés », c’est-à-dire que leurs enjeux dépassent très largement le cadre des zones de combat. Ce n’est cependant pas nouveau. L’actuelle guerre en Irak et en Syrie n’est pas plus mondialisée que ne l’était la première guerre du Golfe il y a vingt-cinq ans, ou que les conflits de la guerre froide auparavant, et, depuis 1945, la plupart des guerres, qu’elles soient régionales (Corée, Indochine, Proche Orient, etc.) ou civiles (Liban, Yougoslavie, Ukraine, etc.), ne sont finalement que les manifestations violentes de conflits mondiaux non déclarés. On ne peut donc pas dire qu’il y ait une « mondialisation », c’est-à-dire une amplification du caractère mondialisé des conflits. Ensuite, parce qu’une « mondialisation de la réponse militaire » n’a pas de sens dans la mesure où la constitution de forces internationales n’est pas possible. En effet, selon le principe de réalité, la politique internationale n’est rien d’autre qu’une question de rapports de force dans lesquels les Etats, impliqués au premier chef, n’ont d’autre choix que de conserver autant que possible leur liberté d’action, donc leurs moyens militaires. L’ONU elle-même, ne croit pas vraiment à des forces internationales, dont on ne sait trop quel en serait le statut, et préfère compter sur l’OTAN (IFOR en Yougoslavie, ISAF en Afghanistan, etc.) ou sur des coalitions ponctuelles (FINUL au Liban, ONUSOM en Somalie, etc.) pour lui « prêter » des moyens militaires.
En revanche, l’idée d’une armée européenne est soutenue par de nombreux politiciens qui y croient fortement et font ce qu’ils peuvent pour aller dans ce sens. Elle leur permettrait en effet d’asseoir l’Union Européenne en tant qu’Etat souverain, l’armée étant, nous l’avons dit, le principal attribut de la souveraineté. Pour y parvenir, deux méthodes s’offrent à eux. La première consiste à créer des unités multinationales permanentes qui serviraient de souche à la future armée. Mais la brigade franco-allemande, créée en 1989 dans cet esprit, est demeurée très symbolique, et le Corps Européen, créé en 1992, auquel participent cinq pays, n’est qu’un état-major sans troupes. La seconde manière, plus subtile, consiste à se servir de l’OTAN comme cadre d’une coopération étroite entre pays européens, débouchant à terme sur une fusion des forces. C’est l’idée exprimée dans le précédent Livre Blanc, celui de M. Sarkozy, qui voulait faire de l’Europe le second pilier de l’OTAN avec les Etats-Unis, et permettre ainsi d’accélérer la fusion des forces européennes. Le Livre Blanc actuel dit la même chose : selon lui, aucune intervention militaire ne peut être engagée en dehors du cadre de l’Union Européenne ou de l’OTAN. Il y a là, effectivement, un réel danger.
Que faut-il en conclure ? Que la France doive sortir purement et simplement de l’OTAN pour conserver son indépendance et refuser toute coopération militaire européenne ? Pas si facile.

Nous sommes en effet, nous l’avons dit, dans un contexte mondialisé, et si les conflits ne sont le plus souvent que l’éruption locale de rapports de forces planétaires, ils nous concernent toujours plus ou moins directement. Renoncer à y intervenir serait nous mettre hors-jeu. La participation de la France à la gestion des crises internationales est en effet indispensable à la défense de nos intérêts.

Pour clarifier mon propos, prenons quelques exemples. En intégrant des bâtiments de la marine nationale dans la lutte anti-piraterie en Mer Rouge et dans l’Océan Indien, la France participe à la sécurisation des voies maritimes, condition indispensable pour accéder aux ressources minières et pétrolières dans le monde ; si elle ne le faisait pas, elle risquerait d’être exclus du jeu et de subir sans pouvoir réagir la volonté des autres puissances. En intervenant en 1993 en Somalie aux côtés des Etats-Unis, la France a pu empêcher que le conflit ne s’étende à Djibouti où nous avions nos bases à l’époque. Il y a de nombreux exemples de ce type. D’une façon plus générale, les rapports de force dans le monde, avec notamment la réémergence d’un bloc eurasiatique autour de la Russie, sont en pleine mutation : ce n’est pas en s’isolant que la France peut trouver sa place dans la redistribution des cartes. Pensons aussi à l’Afrique, qui non seulement regorge de matières premières, mais est de surcroit un réservoir inépuisable d’émigration vers notre pays, qu’il faut absolument contrôler : nous y tenons un place de choix, mais nous ne la conserverons pas si nous voulons jouer cavalier seul. Par ailleurs, notre pays possède le second espace maritime après les Etats-Unis, et les océans, dont moins de 10% du fond a été exploré, regorgent de ressources minérales et organiques d’une importance évidente pour l’avenir de notre pays. Il est clair que cet espace maritime excitera les convoitises : il n’est pas pensable de le défendre sans une alliance navale avec les Etats-Unis. Enfin, notre statut de puissance nucléaire nous impose une coopération conventionnelle de haut niveau avec les autres puissances du même rang, et notre siège au Conseil de Sécurité des Nations Unis suppose une présence toujours soutenue sur la scène internationale.

Ces ambitions stratégiques sont légitimes, mais nous n’en avons pas les moyens militaires si nous ne coopérons pas. Si nous voulions être réellement et totalement militairement indépendants, et donc avoir la capacité d’agir seul, il faudrait que nos forces armées puisse remplir leurs missions de défense du territoire, d’intervention extérieure ou de sécurisation de nos espaces d’intérêt, dans la durée, c’est-à-dire avec les relèves et la logistique qui s’imposent, quel que soit l’ennemi, sur tous les continents, et sans le concours d’autres puissances militaires. Il leur faudrait des moyens considérables, et ne dépendre en rien de l’étranger : ni pour le transport stratégique, ni pour les moyens de renseignement, la logistique, les appuis aériens, etc. Le principe du sacro-saint « rapport de force » impose en effet que l’on ait réuni, avant de s’engager, des forces suffisantes pour avoir la quasi-certitude d’obtenir l’ascendant sur l’adversaire, et ce dans la durée. C’est atteignable pour des opérations limitées en durée et en intensité, en particulier en Afrique, mais au-delà, c’est impensable. La France n’est qu’une puissance militaire de second rang, c’est-à-dire que nous ne figurons plus aujourd’hui parmi les pays dominants capables d’imposer leur volonté, comme c’était le cas jusqu’au au XIXème siècle. Il est donc inéluctable de coopérer, et donc de se lier militairement à d’autres pays afin de faire valoir nos droits et défendre nos intérêts partout dans le monde, ce qui est apparemment paradoxal.
La question de l’appartenance à l’OTAN peut être réexaminée dans cette perspective. Bien sûr, les derniers événements ont souvent donné l’impression que la France était à la remorque des Etats-Unis, et cette organisation peut inquiéter dans la mesure où beaucoup voient en elle le bras armé de la mondialisation ou l’outil de l’impérialisme américain (ce qui revient à peu près au même). Et les livres blancs successifs ne sont pas là pour nous rassurer. Mais l’Alliance atlantique ne demande pas aux états membres d’abandonner leurs prérogatives régaliennes, en particulier la décision d’engagement de leurs forces. Finalement, l’appartenance à l’OTAN n’est un problème que si nous le voulons bien. Il ne dépend que de nous d’en affirmer le principe et de prendre les précautions nécessaires. Qu’avons-nous à y gagner ? La France a réintégré l’organisation militaire de l’OTAN en 2007, sous la présidence de M. Sarkozy (rappelons qu’elle n’a jamais quitté l’Alliance Atlantique, mais seulement le commandement intégré en 1966). Quelles que soient les mauvaises raisons de cette décision, évoquées plus haut, elle présente tout de même de sérieux avantages : elle a rendu à notre armée de terre (la marine et l’aviation était restées très OTANiennes par nécessité) la capacité d’opérer conjointement avec des unités étrangères (on appelle cela « l’interopérabilité ») et d’entrer en force dans les états-majors interalliés. Doit-on y voir une perte d’indépendance ? Au contraire, cela augmente notre présence là où se prennent les décisions, et notre capacité d’action lorsque nos intérêts vitaux sont en jeu. Si bien que l’on peut considérer que l’appartenance à l’OTA N est aujourd’hui une nécessité, étant sauve, bien entendu, notre souveraineté.

Cependant, il y a une autre question qui mérite d’être soulevée. La participation à des alliances et des coalitions de toute sorte suppose d’être militairement crédible : le Lichtenstein peut bien rejoindre une coalition, il ne pèsera jamais sur les décisions ; la France le peut, si elle est capable d’aligner des moyens militaires de façon significative. Or, la réduction de nos effectifs et la pauvreté des investissements sont inquiétants. Avec moins de 250.000 hommes, dont seulement 100.000 pour l’armée de terre, soumis à une rythme ne permettant plus l’entrainement régulier (l’engagement permanent de 7.000 à 10.000 hommes dans Vigipirate n’arrange rien), avec des matériels vieillissants (le programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre va s’échelonner sur plus de 10 ans, le lancement d’un second porte-avion n’est toujours pas décidé, la flotte de transport aérienne n’en finit pas d’attende l’A400M, pour ne citer que ces exemples emblématiques), avec des budgets en constante régression (l’armée est bientôt en cessation de paiement), la France taille depuis longtemps déjà dans le muscle. Et pourtant, les armées ont montré une incroyable capacité d’adaptation en faisant toujours plus avec toujours moins, mais il y a des limites. Compte tenu de nos légitimes ambitions stratégiques, il ne faut pas seulement geler la réduction des effectifs et des budgets, mais inverser la courbe. Il est même urgent d’élargir notre base de recrutement et restaurer notre capacité à lever des troupes. L’armée dite professionnelle est à bout de souffle et le taux de sélection déjà très bas. Rétablir le service militaire tel qu’il était pratiqué avant 1998 est impensable dans le contexte actuel, et ce n’est d’ailleurs pas la meilleure idée, loin de là. L’Alliance Royale propose une solution concrète dans ce domaine, qu’elle appelle « l’armée de volontaires », qui figure dans sa plateforme politique.

Globalement, nous avons globalement la capacité technologique, industrielle et humaine d’avoir une armée solide : reste à s’en donner les moyens. J’insiste donc sur le fait que, tant que nous demeurons une nation souveraine, la décision d’engagement des forces armées restera une prérogative nationale. Pour garantir cette souveraineté, dans le contexte mondialisé que nous connaissons, il est nécessaire de consentir des interdépendances militaires, sous la forme d’alliances, de coalitions, ou de coopérations, dans le domaine opérationnel et industriel. La vraie question n’est donc pas tant le degré de dépendance ou d’indépendance militaire, qui dépendra fondamentalement des circonstances, que la réaffirmation de la souveraineté de notre pays. La république y a renoncé : férocement nationaliste à ses débuts, elle s’est donnée corps et esprit à l’Union Européenne qui n’est qu’une étape dans la décomposition de notre pays : chaque coopération représente alors un danger potentiel de dilution de notre souveraineté : c’est ce qui arrive avec l’Union Européenne. Et si le régime rebascule au contraire dans un nationalisme étroit, comme à ses origines révolutionnaires (scenario tout à fait crédible), alors la France s’enfermera dans ses frontières et perdra sa liberté d’action dans le monde.

Dans une France monarchique, le problème ne se posera pas dans les mêmes termes. Seule la royauté peut incarner notre souveraineté de façon ouverte. Assurée dans ses fondements, une France royale peut ainsi sans risque se tourner vers l’extérieur, pour garantir ses intérêts les plus fondamentaux et accomplir sa mission dans le monde, quitte à consentir les interdépendances dont nous avons parlé, selon une approche « empirique » chère à l’Action Française.

Mais le roi n’est pas seulement le gardien de la souveraineté, il est aussi le chef des armées. Comme le président de la république, me direz-vous. On remarquera d’ailleurs qu’il n‘est pas le chef de la police, ni celui de la douane ou de la Poste. Parce que l’armée n’est pas un simple service de l’Etat, c’est le peuple français en armes. Non pas à la mode révolutionnaire, où le peuple était embrigadé pour servir l’idéologie républicaine et agresser l’Europe, mais de façon plus intime, selon l’adage qui veut que « les hommes libres se défendent eux-mêmes ». Il est donc tout naturel que celui qui détient l’autorité souveraine soit à leur tête. C’est un héritage monarchique. Mais le président de la république n’est pas un souverain, seulement le chef du parti qui a gagné les élections. Le costume est trop grand pour lui. Tandis que, dans la plus grande tradition capétienne, le roi a la stature nécessaire. Indépendant du jeu politique dans sa désignation, il incarne la nation et est, tout naturellement, le chef des armées. Par la simple présence de sa personne, il garantit ainsi de façon inaliénable la pérennité de nos armes.

Mais il faut en plus réintroduire l’armée dans la société. Nous avons parlé de l’armée de volontaires qui possède cette vertu. Nous proposons également la création de régiments de province, héritiers des « Royal Normandie », « Royal Provence », Royal Picardie »… Ancrés dans leur région, ils seront le creuset de l’armée de volontaires et constitueront l’ossature de la défense opérationnelle du territoire. Ces propositions sont également décrites dans notre plateforme politique.

Ainsi, le roi assure par sa personne le principe fondamental de la souveraineté et la pérennité de nos armes. Il réalise également le lien sacré entre le peuple français et son armée. Et s’il doit y avoir une idée d’indépendance militaire dans un contexte mondialisé, finalement, c’est bien de celle-là qu’il s’agit.

L’indépendance militaire dans un contexte mondialisé
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 17:10

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 20:28
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 18:22
Mardi
24 Septembre
2013                                  source: www.allianceroyale.fr

 

Politique étrangère

Par Bruno Castanier (1)

Depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, les Etats-Unis, ont mené un nombre impressionnant de « croisades », auxquelles la France s’est, dans la plupart des cas, étroitement associée. La Syrie n’est finalement que la dernière en date, et peut-être la dernière tout court.

 

Beaucoup de conflits, beaucoup d’interventions militaires, de soldats blessés ou tués, de populations qui souffrent, avec des intérêts qui ne sont pas toujours très clairs…quel est le sens de tout cela ?

Fallait-il toujours suivre les Américains ? Ces interventions armées étaient-elles bien légitimes, et donc était-il moralement acceptable de suivre notre allié dans ses campagnes ?

Il est vrai que la plupart ont été déclenchées sous de faux prétextes, ou de vrais prétextes arrangés : terrorisme, armes de destruction massive, épurations ethniques, famine… Nous avons même été témoins de preuves fabriquées de toutes pièces, avec la complicité des médias, comme les soi-disant camps de concentration serbes des années 90.


En Syrie, rien ne prouve que ce soit les gouvernementaux qui aient utilisé des armes chimiques, et les Russes affirment avec force que ce sont des provocations de la rébellion afin de déclencher des frappes américaines. Cependant, ici comme ailleurs,
même s’il est avéré que, pour manipuler l’opinion, les raisons officielles sont souvent fausses, il faut prendre garde de ne pas nous y arrêter, car la légitimité de la guerre ne dépend pas que de cela. Rappelons-nous que les Américains ont laissé les Japonais attaquer Pearl Harbour pour décider le peuple américain à accepter la guerre. C’était un mensonge, mais est-ce que leur entrée en guerre est devenue ipso facto illégitime ? Que serait en effet aujourd’hui le monde si les Etats-Unis étaient restés confinés dans leur isolationnisme ? Ainsi, derrière ces manipulations d’opinion, il y a les vrais questions stratégiques, et c’est cela qui est important, car c’est à cette aune, et non pas aux prétextes qui les ont déclenchées, que se mesure la légitimité des conflits. Alors, ayons une attitude équilibrée : si nous avons l’intelligence de ne pas nous laisser abuser, ne tombons pas a contrario dans l’excès inverse, cette indignation théâtrale qui obscurcit le jugement.


Il y a pourtant des courants de fond, des lignes stratégiques qui expliquent les événements. L’histoire en fournit de nombreux exemples : la volonté française de rompre l’encerclement du Saint Empire et de revenir dans ses frontières naturelles ; celle des Anglais de s’assurer un débouché continental dans les Flandres et de maîtriser les mers ; ou encore celle de l’empire allemand de conquérir son « Lebens Raum » (espace vital). La politique des Etats-Unis contre la Syrie s’inscrit elle aussi dans une perspective globale, la logique du  « containment ».


Tout le monde sait bien que, pendant la guerre froide, les Etats-Unis ont cherché à conten
ir l’Union soviétique dans son empire, et celle-ci à rompre l’encerclement. C’est une des causes probables de la première guerre d’Afghanistan : les Soviétiques ayant installé un régime communiste, les Américains ont soutenu la rébellion des Talibans, qui a déclenché l’intervention russe en 1979. On aurait pu penser que la fin de l’Union soviétique aurait mis un terme à cet affrontement. En fait, les Etats-Unis ont profité de la faiblesse russe pour grignoter son empire. Depuis 1990, la Yougoslavie s’est disloquée, l’Allemagne communiste a été absorbée par sa sœur fédérale, de nombreux pays de l’est ont rejoint l’UE ou l’OTAN, notamment la Pologne, qui se trouve à la porte même de la Russie. Hors d’Europe, les Américains ont cherché à déstabiliser les Russes en Asie centrale en excitant la rébellion tchétchène en 1991, et en tentant en 2001 d’installer en Afghanistan un régime qui leur soit favorable, déclenchant ainsi la guerre que nous connaissons. Le Caucase a lui aussi été fortement ébranlé avec les événements de Géorgie de 2008, tandis que l’Arménie et l’Azerbaïdjan sont toujours en conflit ouvert. Cela faisait d’ailleurs bien longtemps que les américains voulaient s’en prendre au régime syrien. Pendant la guerre d’Irak, on en parlait déjà. Leur volonté de frapper la Syrie, sous prétexte d’armes chimiques, n’est donc pas très surprenante.


Selon cette
grille de lecture, la plupart des conflits énumérés plus haut sont causés, entre autre, par l’affrontement entre Américains et Russes, les premiers profitant de la faiblesse des seconds pour leur prendre des pions dans ce vaste jeu d’échec, les seconds réagissant comme ils peuvent. L’intervention en Somalie avait sans doute de nombreuses causes, comme le pétrole par exemple, à tel point que le nom de l’opération, « Restore Hope » (rendre l’espoir), était ironiquement appelée sur place « Restore Oil » (trouver du pétrole). Mais la Somalie, c’est la corne de l’Afrique qui permet le contrôle de la Mer Rouge et du Golfe d’Aden, et c’est un ancien régime allié…des Soviétiques. Le soutien inconditionnel des Américains  envers les Bosniaques musulmans et les Albanais du Kosovo avait clairement pour but de couper les ailes de la Serbie, également sous l’influence historique de la Russie. Et on peut aussi remarquer que presque toutes les dictatures arabes, autrefois alliées des Soviétiques, sont tombées : Tunisie, Libye, Egypte, Irak. A ce tableau de chasse, il manquait la Syrie, qui est sur la sellette, et l’Algérie, où la rébellion islamiste devrait, logiquement, se rallumer. Alors que, au contraire, les monarchies arabes, non seulement celles du Golfe mais aussi la Jordanie et le Maroc, qui n’ont jamais été alliées des Soviétiques, ont été peu ou pas inquiétées.


L’attitude française au cours de la guerre d’Irak est assez symptomatique de cet affrontement russo-américain. La France et l’Allemagne sont les deux seuls pays européens à ne pas avoir suivi les Etats-Unis et s’être ainsi alignés sur les Russes. C’est assez étonnant, pour la France en tous cas, celle-ci ayant toujours marché avec les Américains. Or, la France, l’Allemagne et la Russie ont été les principaux pourvoyeurs d’armes de l’Irak par le passé. Et tout le monde sait bien que ces ventes d’armes ont longtemps financé les partis politiques, et notamment le RPR, par le système des rétro commissions. On peut donc se demander si, au moment de l’attaque américaine vers Bagdad, les archives du parti Baas ne sont pas parties chez un ami fidèle, en l’occurrence Moscou, qui les aurait utilisées pour exercer une sorte de chantage.


Comprenons nou
s bien, cette pression américaine contre les Russes n’est pas nécessairement la seule cause. C’est seulement un fil rouge, une ligne stratégique des Etats-Unis qui explique beaucoup de chose mais ne résout pas tout. Il y a d’autres raisons de fond, l’accès aux ressources énergétiques, la lutte contre le trafic de drogue, la sécurité des lignes de communications, autant d’enjeux stratégiques relevant de l’intérêt vital des nationaux capables de provoquer des guerres. Il y a, en particulier au Moyen-Orient, la question d’Israël et de sa survie, le risque iranien, le problème des armes nucléaires, le terrorisme, mais aussi les pipe-lines, le financement de l’islamisme par les monarchies pétrolières, autant de raisons susceptibles de provoquer des guerres.


La géostratégie obéit à des rapports de forces tournant parfois à l’affrontement, pour des raisons liées à la sécurité des nations, à leur accès aux marchés et aux ressources rares, à la protection des voies de communication, mais aussi à des antagonismes ancestraux entre groupes humains, à des exacerbations religieuses, le tout soigneuse
ment excité par des intérêts financiers. Il faut donc être modeste et ne pas radicaliser une explication au point d’occulter toutes les autres. Il faut surtout éviter de tomber trop vite et trop radicalement dans des schémas complotistes : les intérêts mercantiles des « lobbies» américains, les visées mondialistes de la finance internationale, ou encore les conflits de diversion pour dégonfler les scandales politiques. Tout cela est bien vrai, mais la portée n’est pas nécessairement celle que l’on croit. On aime bien, en France en particulier, rechercher des causes occultes aux choses. Le succès des romans à la Dan Brown, le montre bien : d’après cette littérature à sensation, l’Eglise nous aurait caché des choses dont la révélation bouleverserait le monde ! Cela nous fait bien rire, mais, quand on entend les théories trivialement anti-américaines, ne s’agit-il pas du même registre ? La géostratégie est complexe et nul ne peut l’appréhender dans sa totalité.


Comment dès lors savoir si une guerre est légitime si nous n’en connaissons pas les causes ? C’est là qu’il faut être pragmatique, avoir un esprit « capétien » en se posant la seule questio
n qui compte vraiment : où est l’intérêt de notre pays ?


Prenons un exemple. En décembre 1992, les Américains et leurs alliés débarquent à Mogadiscio. L’année suivant, la zone française, le long de la frontière éthiopienne a été pacifiée, et, sauf de façon sporadique, nos troupes ont évité le chaudron de Mogadiscio, ou sévissaient les Américains. Sévissaient ? Oui, car, contrairement à ce qui était annoncé, ceux-ci ne cherchaient en aucune manière à pacifier la Somalie, mais au contraire à y mettre le feu, pour, selon une thèse assez consensuelle, installer un homme à eux, Aïdid, pourtant désigné comme l’homme à abattre. C’était une espèce de jeu à plusieurs bandes qui a fini par se retourner contre eux. Ceux qui ont vu le film « La chute du faucon noir » visualisent assez bien les combats de 1993. Que faisaient donc les Français dans cette galère ? Il se trouve que les officiers français à l’Etat-major de l’ONU avaient une consigne: remonter toute information sur les actions américaines dans le nord de la Somalie, c’est-à-dire à la frontière de Djibouti, afin de prévenir une déstabilisation de cette région où la France était fortement implantée. L’explication est peut-être très partielle, mais elle permet d’entrevoir quelque chose d’important : il vaut mieux parfois accompagner les Américains, même timidement, afin de préserver nos intérêts, voire de limiter les débordements, que de refuser de les suivre et ne rien maîtriser. Voilà une clef de la légitimité d’une participation militaire, une clef pragmatiq
ue, qui regarde les intérêts français, et, plus largement, ceux de ceux qui nous ont fait confiance.


D’une manière générale, la prudence capétienne exigerait ainsi de donner aux Etats-Unis un soutien conditionnel, réservé. Peut-on imaginer conserver notre position stratégique dans le monde, avec nos possessions outre-mer, notre domaine maritime, le second plus vaste du monde, notre présence en Afrique, nos accès aux ressources rares comme le pétrole, l’uranium, les métaux, notre accès à l’espace ! Il faut être pragmatique, une alliance américaine suppose des concessions, notamment, bien entendu, la participation, ou au minimum la caution des interventions militaires américaines, que nous accompagnons dans la mesure du possible afin d’en maîtriser les effets. C’est logique. D’ailleurs, depuis la fin de l’Union soviétique, la politique française a toujours été la même, quels que soient les présidents en exercice. C’est bien la preuve qu’il y a un pragmatisme géopolitique auquel il est difficile, voire impossible, d’échapper.


Ce qui est étonnant, dans cette affaire, n’est pas que les Français aient envisagé de suivre les Américains ; cela s’inscrivait finalement dans une sorte de continuité. Mais c’est le côté va-t-en-guerre de notre président et d’une large part de la classe politique et médiatique, qui sont dérangeants. Même le très respectable « Le Monde » a tenu dans ces colonnes des propos bellicistes. Il est étrange également de constater que M.Sarkozy, en 2011, avait eu la même attitude pour la Libye. De plus, M. Hollande, en déclarant qu’il fallait attendre le vote du congrès pour attaquer, a fait une extraordinaire faute de communication et est devenu dans l’opinion publique, et dan
s celle de nombreux Etats, le valet des Américains. C’est tellement énorme qu’on se demande si ses conseillers ne l’ont pas fait exprès pour le perdre, à moins qu’ils soient eux aussi, comme le Quai d’Orsay, complètement « à l’Ouest ». Tout cela n’est pas très « capétien », mais dénote plus probablement l’amateurisme de nos Présidents, arrivés au pouvoir par accident politique, influencés par les certitudes arrogantes et rigides de technocrates, et, probablement, englués dans quelques clientélismes financiers peu avouables.


Cela veut-il dire que nous devrions intervenir à chaque fois ? Non, certainement pas. D’autant que la donne a changé. En effet, face à la Russie, la pression américaine trouve aujourd’hui ses limites. Déjà, en 2008, l’affaire d’Ossétie et d’Abkhazie avait provoqué une réaction violente des Russes en Géorgie, mais il est vrai que c’était sur leur frontière et que les Américains ne se sont pas directement engagés. Les événements de Syrie marquent sans doute un vrai tournant. Pour la première fois, en empêchant les frappes, les Russes sont en mesure de s’opposer à la politique américaine. Ils l’ont fait diplomatiquement en proposant de contrôler le démantèlement des armes chimiques, mais également militairement. Le déploiement impressionnant de la flotte russe en Méditerranée orientale est un avertissement que les Etats-Unis sont obligés de prendre en compte. Il est vrai que la Syrie reste  le dernier bastion de la Russie dans la région et Tartous le dernier port militaire ouvert à sa marine.

 

En Syrie, nous avions une carte à jouer. Nous pouvions être les médiateurs par notre alliance avec les Américains, notre amitié traditionnelle avec les Russes et les liens tissés historiquement avec la Syrie et le Liban. Si le régime de Bashar al Assad est une dictature, il reste un facteur de stabilité pour le pays et pour le Moyen-Orient. La chute de son régime ouvrirait la porte aux islamistes, avec les conséquences que l’on imagine. Leur victoire constituerait une progression de l’Islam radical. Elle risquerait de propager le conflit à tout le Moyen-Orient, en Turquie, et jusqu’aux portes de la Russie. Enfin, et peut-être surtout, les Chrétiens de Syrie souffriront en premier de la chute de Bashar al Assad, comme cela a été le cas en Irak et en Égypte. Et cela, tout Français qui se respecte ne peut pas l’accepter. La France avait l’occasion de jouer un véritable rôle de contrepoids dans ce conflit.


L’Alliance Royale se veut d’inspiration capétienne, et la politique capétienne a toujours été pragmatique. Ils ont construit pierre à pierre un Etat, ils ont combattu les grands féodaux et les rois d’Angleterre qui voulaient le disloquer, puis ils ont reconquis l’espace naturel de notre pays, jusqu’au Alpes, au Rhin et aux Pyrénées. Ils n’ont pas hésité à faire alliance avec les Turcs pour desserrer l’étau impérial. Ils ne se sont jamais lancé dans de grandes aventures insensées, ou de façon très épisodiques ; même les guerres d’Italie, derrière leur aspect vaguement impérial, s’inscrivait dans une stratégie de désencerclement. Hugues Capet était appelé avec mépris le « Gaulois » car il n’était pas un Carolingien, et n’avait aucun visée impériale. Il a commencé par s’occuper de son domaine. Il a, sans le savoir sans doute, inauguré l’esprit capétien.


Qu’est-ce que l’esprit capétien aujourd’hui ? C’est considérer les intérêts fondamentaux de notre pays dans un monde de rapports de force, c’est s’interdire les solutions radicales, mais au contraire toujours garder plusieurs fers au feu, avancer mais toujours se donner les moyens de reculer, négocier nos alliances, et n’en négliger aucune. L’esprit capétien n’est pas idéologique. Il est épris de vérité mais il est capable de voir au-delà des manipulations de l’opinion. Il est patriote mais il n’est pas nationaliste, c’est-à-dire qu’il ne cherche pas à exciter des réactions épidermiques xénophobes. L’esprit capétien ne fait pas de l’anti-américanisme primaire, il considère les Etats-Unis comme ils sont, un grand pays, valeureux, puissant, ami de toujours de la France, mais en même temps arrogant, parfois stupide dans sa compréhension du monde et ainsi capable de provoquer des drames. L’esprit capétien est fidèle dans ses alliances, mais il sait également voir que le monde change et que les alliances en font autant. L’esprit capétien ne se voile pas la face devant le mondialisme et les agissements des puissances financières, mais il n’est pas paranoïaque et ne réduit pas la géostratégie à un vaste complot mondial orchestré par des clubs d’initiés, dont Israël, l’ONU et Wall Street seraient les fers de lance. L’esprit capétien est tourné vers l’avenir, mais avec prudence, il est chargé d’espérance, car il sait que la France, qu’il aime et qu’il défend, est une grande nation, pourvu qu’elle sache se retrouver elle-même et rayonner dans le monde.

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(1) Bruno Castanier est membre du bureau politique de l'Alliance Royale

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 00:24

Mercredi 4 juillet 2012    source: blogue de l'Alliance Royale des Hauts de Seine

  • Monsieur le ministre,

               Je suis un jeune citoyen français. J’ai accompli mes devoirs de citoyenneté que sont le recensement, la JAPD et j’ai voté à tout les scrutins depuis ma majorité.

            J’ai un grand respect pour l’institution militaire, et pour moi la France est plus qu’un concept vague.

               Je me permet de vous écrire car j’estime qu’il est de mon devoir de vous interpeller sur un sujet qui a récemment surgi dans l’actualité : la suppression de la force de dissuasion nucléaire, en vue de faire des économies.

               Je connais la situation budgétaire complexe qui fait l’objet de toute l’attention du gouvernement.     
           
           
A ce propos, je ne comprends pas le choix d’exclure la Défense des dépenses intouchables, aux côtés de l’Intérieur, de l’Education nationale et de la Justice.

             Mais ce n’est pas une bonne solution pour le budget de la nation que de retirer, sur la proposition de M. ROCARD, appuyée par diverses personnalités politique dont M. PLACÉ, à la France sa force de dissuasion nucléaire.

                 Il est toujours facile de s’en prendre à l’armée, que l’on fustige amplement à chacune de ses bévues et que l’on ne félicite qu’à de rares occasions ; citons le 14-juillet ainsi que les cérémonies d’hommages aux soldats morts pour la France comme manifestations du respect de la nation pour son armée. Cette dernière étant une institution discrète (appelée « la Grande Muette » par un certain journal satirique paraissant le mercredi, revendiquant un antimilitarisme périmé), ses succès ne sont que très rarement connus et ses hommes devant garder une réserve stricte, ce qui est normal. Mais il faut que chaque français comprenne combien les forces militaires de son pays contribuent hautement à sa propre sécurité personnelle.

                   La France a vocation a rester une puissance militaire.

              Le monde a besoin de la France pour qu’elle rayonne de ses valeurs, et pour cela, il est nécessaire de conserver une crédibilité réelle.

               Cette crédibilité passe inéluctablement par des forces militaires performantes et adaptées aux situations auxquelles l’armée se trouve –et où elle est susceptible de se trouver-, sur les différents théâtres d’opération sur lesquels elle est amenée à combattre, en premier lieu le territoire français.

                      Vous connaissez bien mieux que moi ces problématiques et je n’ai pas la prétention de vous apprendre quelque chose. Laissez-moi néanmoins vous apporter mon opinion personnelle.

                On parle de plus en plus de mutualisation des forces militaires de nos pays, avec nos voisins européens.

                 Cette solution serait envisagée pour faire passer la pilule de l’abandon de la force de frappe nucléaire nationale, qui rappelons-le, est un gage de sécurité pour les français.

                       Je crois premièrement qu’il sera très difficile de conserver une indépendance vis-à-vis des Etats-Unis dans le cas d’une armée européenne, naturellement inféodée à l’OTAN.

                        En second lieu, je suis contre cette idée d’armée européenne.

                  Les nations existent.

                  L’Europe, dont le but premier a été atteint, la paix (et doit être conservé avec vigilance, car il ne s’agit jamais d’un acquis éternel) peut apporter des solutions de coopération économiques, mais pas des transferts de prérogatives régaliennes des nations vers Bruxelles.

                        Dans tout les cas, l’Europe démocratique devra impérativement, vous en conviendrez, consulter directement sa population par référendum avant de prendre la décision de passer à un état fédéral. Et une mutualisation des moyens militaires, éminemment symbolique, ne saurait se faire avant cet aval démocratique. En particulier sur le sujet stratégique de la force de dissuasion nucléaire.

                          Le monde si complexe aujourd’hui, multipolaire, a besoin de valeurs fortes et fermes en faveur de la liberté, de la paix et de la justice.

                    Et la France, avec ses alliés européens, sans se prétendre être le phare du monde (contrairement à notre comportement postrévolutionnaire vis-à-vis de nos voisins…), doit incarner une force vigilante et agissante pour ces valeurs. Avec la crédibilité d’une force de dissuasion nucléaire indépendante.

                           Entendez bien, monsieur le ministre, que ma démarche ne saurait être politicienne et n’est portée que par notre intérêt commun pour la France.

                           Veuillez agréer, monsieur le ministre, l’expression de mes sentiments respectueux.

                           Julien Ferréol

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Published by Julien Ferréol - dans Géostratégie
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 16:09

"Nous n'y pouvons rien", "l'Etat ne peut pas tout faire", "nous sommes soumis à des spéculations extérieures contre lesquelles nous sommes impuissants". Ces petites phrases symptomatiques du discours économique des Etats européens ont introduit, peu à peu, dans les esprits, une sorte de fatalisme. L'actuelle crise de la dette souveraine, doublée d'une crise de l'euro, a largement renforcé ce lâche abandon, en laissant penser que toute l'agitation de nos dirigeants n'est finalement qu'une stérile comédie. En effet, on ne compte plus les sommets "pour sauver l'euro", sans le moindre résultat.

Pourtant, les événements       .....lire la suite....

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Published by Gabriel Thibout, délégué des "Jeunes Royalistes" - dans Géostratégie
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 08:00

 En cette période de tous les dangers au sud et à l'est de la Méditérannée, on peut réfléchir sur des propositions à faire aux peuples concernés. 

                                                                     Un romancier algérien, Boualem Sansal, fait le triste constat de l’impasse dans laquelle se trouvent les algériens qui recherchent une amélioration de leurs conditions d’existence. S’ils restent en Algérie, ils subissent le totalitarisme du FLN : « les dictatures des pays arabes et musulmans se tiennent Abd-el-Kader.jpgbien et ne font que forcir », déclare-il dans une interview accordée à u  n périodique français. Le diagnostic qu’il porte sur le régime politique de son pays est terrible : « Nos jeunes ne pensent qu'à se jeter à la mer pour rejoindre des terres clémentes. Ils ont un slogan qu'ils répètent à longueur de journée en regardant la mer : Mourir ailleurs plutôt que vivre ici. »

                Mais s’ils viennent en France, ils rejoindront naturellement leurs communautés qui vivent, pour beaucoup d’entre elles, dans les banlieues de nos grandes villes. Et Boualem Sansal observe que « certaines banlieues françaises sont de la même manière (ndr : comme en Algérie) sous la coupe des gangs mafieux et islamistes, en connexion avec les gangs d'Algérie et les réseaux salafistes d'El-Qaïda dans le monde ». C’est donc quitter un totalitarisme pour en retrouver un autre. Cela semble donc sans issue.

 

 

Abd el Kader le Magnanime               

Ce que vivent les algériens est aussi ce que vivent les ressortissants d’autres Etats musulmans. Cependant nous avons choisi de nous focaliser sur l’Algérie du fait de notre longue histoire commune et des liens sentimentaux qui nous rattachent à ce pays. C’est pourquoi nous tentons ici d’élaborer les grandes lignes d’une alternative politique pour l’Algérie, afin que des algériens réagissent et décident d’établir eux-mêmes, à partir de ces bases ou en les adaptant, un projet politique pour leur pays.

                      Le point de départ d’une telle réflexion est nécessairement la nature du régime politique à mettre en place. Il serait illogique que nous, royalistes, proposions autre chose que l’instauration d’un roi. Cependant il faut se placer dans le contexte de l’histoire de l’Algérie et de sa double culture musulmane et chrétienne, car il ne faut pas oublier les kabyles.

                       La culture musulmane est monarchiste, puisque les régimes politiques musulmans étaient construits autour d’un calife. Le calife est, selon le dictionnaire, « le titre des souverains musulmans successeurs de Mahomet ».

                      Il faut trouver une formule qui permette d’échapper au totalitarisme d’un Etat musulman tout en conservant la référence à une dimension spirituelle. C’est évident pour nous, royalistes, mais c’est aussi nécessaire pour des musulmans en recherche d’une alternative aux régimes républicains pour lesquels ils ont le plus grand mépris.

                       Enfin, il faut que ce pouvoir monarchiste intègre le respect de la diversité, qui est un acquis de la culture occidentale. C’est pourquoi le calife doit exercer son pouvoir en s’appuyant sur le décalogue, qui est reconnu par les trois religions monothéistes. Respecter la diversité c’est faire sienne la vision chrétienne de l’homme, qui enseigne que l’amour du prochain concerne tous les hommes sans exception, quelle que soit leur religion ou leur conviction philosophique. Ce sera un « calife magnanime », à l’instar d’Abd El Kader.

                        Afin que son autorité soit reconnue par le peuple, il devra être sacré au moyen d’une cérémonie solennelle au cours de laquelle il prêtera serment de toujours orienter son action en conformité avec le Décalogue.

                       Le deuxième critère est la mise en place d’un « Haut Conseil », une sorte d’assemblée des pairs qui réunit les sages du pays, nommés par le calife afin de l’assister dans sa charge et préparer ses décisions.

                          Le troisième critère qui doit caractériser ce projet politique est le rejet du régime électoral des démocraties occidentales, basé sur la prédominance de partis politiques qui ne représentent qu’eux-mêmes et non la population de leur pays. L’alternative à ce régime est ce que préconise l’Alliance Royale, à savoir la « démocratie équitable ». Rappelons que celle-ci a pour fondements l’élection, au niveau de chaque département, d’un député pour chacun des quatre collèges représentant les forces vives de la population, c’est-à-dire les salariés, les entrepreneurs, les familles et les conseillers municipaux.

                         Le quatrième critère fait écho au premier. Le pouvoir politique doit avoir une référence spirituelle tout en respectant les différentes religions. Il doit donc établir un traitement égal pour les trois religions monothéistes, sans favoriser aucune d’elles.

Cette alternative politique peut donc se résumer par les quatre axes suivants :

          Un calife magnanime

          Un Haut Conseil

          La démocratie équitable

          Un traitement égal pour les trois religions monothéistes

Soutenir un tel projet pour l’Algérie, c’est aider les algériens, mais c’est aussi l’intérêt de la France, car il permet d’offrir une alternative au projet de domination des islamistes.

Georges Tartaret

délégué de Paris pour l'Alliance Royale

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Published by Georges Tartaret - dans Géostratégie
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:18

besancenotkg2.jpgOlivier Besancenot, égérie trotskiste, n’a jamais vraiment fait mystère de ses opinions. Mais il est toujours opportun d’en faire ressortir toutes leurs contradictions et leur perversité. Ainsi, lorsque récemment il déclarait face à Roselyne Febvre, dans l’émission « Politique » sur France 24 être favorable à « la liberté de circulation, d’installation et l’égalité des droits intégrale », le porte-parole du Nouveau (sic) parti anticapitaliste (re-sic) signe sa dernière pantalonnade.

En réaction aux propos de Chantal Brunel appelant à « remettre <les clandestins> dans les bateaux, » jouant sur une comédie de sentimentalisme effréné, le meneur du mouvement d’extrême gauche versa dans l’indignation sur-jouée : « C’est la honte ! […] pour moins que ça, on était cent mille dans la rue y a encore dix ans ! […] Quelque chose a pété ! » a-t-il martelé.
En guise de conclusion, il appelait à la sempiternelle soupe magique des militants antiracistes : régulariser tous les      ........  lire sur le site "jeunes Royalistes"  ........

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Published by Alliance Royale Nivernais-Berry source: site jeunes royalistes - dans Géostratégie
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:42

Comme il est plein de bon sens dans sa réaction sachant que l'ALLIANCE ROYALE a toujours dit que l'Europe devait se faire dans l'ordre de la susidiarité à l'intérieur de son espace d'influence et je ne peux qu'approuver l'analyse désabusée de ce député dont nous reproduisons le communiqué de presse

Communiqué de Jacques MYARD
Député

A/S Super-ravitaileurs / EADS / la leçon américaine !

Logique, sans surprise, le Pentagone a annoncé que le marché de 35 milliards de dollars des super ravitailleurs était attribué à Boeing.

Au moment où la Commission européenne ouvre à la concurrence les marchés européens d’armement, on ne peut qu’être saisi par l’amateurisme de Bruxelles face à la leçon de Washington qui sait défendre ses intérêts nationaux avec détermination.

La question de la naïveté idéologique de la Commission est posée. En l’absence de toute préférence et politique industrielle européennes, l’Europe fait preuve d’une totale incompétence que nous allons payer très cher.

Commentaire de la Rédaction:

tant que nous n'aurons pas retrouvé notre véritable souveraineté de nations soeurs à l'intérieur de l'Europe, nous serons une passoire pour le monde entier.

 

Demain, Georges TARTARET, l'invité de la délégation du Nivernais pour l'Alliance Royale, développera le problème de la souveraineté économique à l'intérieur de l'EUROPE et les solutions pour obtenir entre les états Européens de véritables alliances préférentielles ainsi que des échanges économiques vertueux avec le reste du MONDE.

Chantal de Thoury

 

 

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Published by Alliance Royale Nivernais-Berry - dans Géostratégie
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 14:34

Information émanant des Manants du Roi

Politique France
Le bon air du grand large!  par
Portemont


Larguons les amarres! Près d’un million de km2 de souveraineté maritime s’ouvrent à nous… Nous avons jusqu’ au 13 mai 2009... Tout n’est pas gagné. Mais c’est affaire de volonté politique…
De l’extension du plateau continental au-delà de notre zone économique exclusive des 200 milles marins…

Retrouvez l'intégralité de l'article que nous avons mis en ligne
sur notre site en cliquant sur le lien:

http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article31355.php

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 10:37
Patrimoine
« La francophonie en héritage »… par Portemont


Sa Majesté la Shahbanou d’Iran a toujours porté et porte sereinement ce bel héritage qu’elle tient de ses pères. A l’occasion de l’anniversaire de Sa Majesté, le 14 octobre 2008, le Mémorial des Rois nous annonce l’inauguration du site francophone www.shahbanou.fr

Retrouvez l'intégralité de l'article que nous avons mis en ligne
sur notre site en cliquant sur le lien:

http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article5370.php

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  • : Alliance Royale Nivernais Berry
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  • : Blogue de soutien à L’Alliance Royale, qui est un parti politique fondé en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.
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