Site de soutien à l' ALLIANCE ROYALE
Délégué départemental : Chantal de THOURY
L'Alliance Royale est formation politique fondée en 2001, regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus qu'il est temps de reposer la question des institutions dans le débat
politique français. L'Alliance Royale a non seulement l'ambition de faire redécouvrir la Monarchie à nos compatriotes, mais également d'inviter la France à préparer son avenir dans ses
institutions.
LE RETOUR DU ROI
N'oubliez-pas que 140 000 000 d'Européens vivent aujourd'hui en monarchie ...
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29 - Quelle est votre position sur l’Europe ?
La France partage avec l’Europe une communauté de civilisation de par son
héritage historique, culturel, spirituel, et parce qu’elle appartient au même ensemble géostratégique.
L’Alliance Royale est donc favorable a toutes sortes de coopérations, partenariats ou alliances
européens : militaires, monétaires, industriels, etc. Mais ces engagements doivent être raisonnablement réversibles, pour préserver la liberté d’action de notre pays. Ils ne doivent pas, en
outre, entraver d’autres engagements, en particulier vis à vis des Etats-Unis et de l’Afrique. Ils doivent enfin préserver nos capacités nucléaires et notre ouverture maritime et
outre-mer.
Ainsi l’Alliance Royale est loin de souhaiter un renfermement de la France sur elle-même, mais au contraire une large ouverture, rendue possible sans risque de dilution ou
d’éclatement par l’ancrage de son identité dans l’institution monarchique. En effet, une France royale, donc souveraine, peut gérer avantageusement ses dépendances.
En revanche, l’Europe n’est pas une patrie. L’idée contraire procède d’un universalisme naïf ou de pures spéculations intellectuelles. L’Union européenne n’est d’ailleurs
fondée que sur l’économie et l’idéologie. L’Alliance Royale est française et profondément patriote.
30 - Quel
type de monarchie proposez-vous ? Parlementaire, constitutionnelle, absolue ?
Une monarchie " à la française ", c’est-à-dire un peu différente de ce que nous
connaissons autour de nous. Mais une monarchie adaptée à notre époque. Il serait vain d’ailleurs de s’accrocher à des visions passéistes de la prérogative royale, qui ne correspondraient pas à
nos mentalités et donc conduiraient la restauration monarchique à l’échec.
Ce que nous attendons du roi, c’est avant tout la justice et la paix. Il garantit la cohésion du
corps social et l’indépendance de la justice. Par exemple, il lui revient de nommer lui-même le Garde des Sceaux, qui devient indépendant du gouvernement et sort du manège des partis. Il garantit
également la souveraineté nationale, ne serait-ce qu’en incarnant cette souveraineté, ce qui permet d’autant mieux à la France de rester elle-même dans les alliances ou les organisations
supranationales.
Pour le reste, ce qui concerne la cité, son gouvernement, sa gestion, les moyens que nous connaissons aujourd’hui peuvent très bien être conservés, ou plutôt améliorés, afin
d’obtenir un mode de représentation sincère du peuple au sein des organismes délibérants. A cet égard, il faut absolument étendre la représentation nationale à toutes les couches de la société,
et non plus laisser quelques oligarchies et des organisations idéologiques confisquer la vie politique, ce qui est malsain et explique en grande partie le divorce entre les Français et leurs
élites.
31 - Fier de
ma région, je m’intéresse à son histoire et aux tendances régionalistes. L’Alliance Royale a-t-elle une politique régionale ?
Dans une monarchie, il n'y a pas de notion d'indivisibilité, comme en république
française, parce que ce n'est pas nécessaire.Le roi, en effet, règne pour tous. L’unité est représentée par sa personne et non par une idée abstraite.
Ainsi, en monarchie les régions peuvent avoir leur vie propre, avec leurs assemblées, leurs
poltiques locales, et même leur culture. Les institutions provinciales furent d’ailleurs détruites au moment de la Révolution par l’idéologie jacobine et le centralisme démocratique, et l’on se
souvient que les réactions populaires que suscita la Révolution (Vendéens, Chouans, Blancs de Provence, etc.) mêlèrent à leur royalisme l’affirmation de leur particularité régionale. Aujourd’hui
encore, on voit des groupes régionalistes reprendre de très vieux chants traditionnels pour montrer l’ancienneté de leurs revendications.
En fait, la République française redoute une véritable décentralisation politique car elle est fondée sur le nivellement régional à la manière d’un rouleau compresseur
descendu de Paris. Mais comme elle est bien obligée de décentraliser, car le bon sens le lui ordonne, alors elle se contente de demi mesures, de réformes qui relèvent plus de la gestion
territoriale que de la véritable subsidiarité politique. Pour faire passer la pilule, elle évoque des libertés locales sans que l’on comprenne bien de quoi il s’agit.
Mais la décentralisation et les libertés locales, avant d’être des slogans politiques, sont des réalités monarchiques. Le sentiment de l’identité régionale est inhérent à la
nature humaine, autant qu’il est nécessaire à son équilibre. La philosophe Simone Weil a montré à quel point ce sentiment de l’enracinement était ancré dans le cœur de l’homme. La monarchie,
institution fondée sur l’harmonie avec l’ordre naturel, ne cherche pas à l’étouffer. La considération des réalités locales est consubstantielle à la monarchie.
Bien entendu la France évolue. Les provinces d’antan ont perdu une bonne partie de leur sens. La réalité régionale est aujourd’hui essentiellement économique et quelque fois
culturelle, voire linguistique, comme c’est le cas de cette Bretagne qui vous est chère. Quant à la réalité politique locale, elle se situe maintenant dans des espaces constitués de plusieurs
communes qui tendent à se regrouper naturellement.
Respectueuse de la tradition monarchique et des réalités locales actuelles, l’Alliance royale propose comme premières mesures de réforme territoriale
:
· une redéfinition des régions de France, selon des critères économiques et culturels;
· une autonomie authentique des mairies au pouvoir politique renforcé;
· le regroupement des communes en pays et métropoles;
· une certaine autonomie à la vie économique des régions, en encourageant les solidarités économiques naturelles et les flux d’échanges de proximité.
32 - Que pensez-vous de la noblesse ?
L’institution de la noblesse, telle que nous nous la représentons, est liée à
une époque. Elle n’est pas royale, mais féodale. Au fil du temps, la notion d’hérédité et de patrimoine s’est imposée pour assurer la continuité et la stabilité des pouvoirs locaux. La noblesse
s’est ensuite peu à peu transformée en distinction, tout en conservant son caractère héréditaire. Elle voulait distinguer les hommes par leur mérite et non par l’argent, même si l’argent, plus
d’une fois, a permis de dénaturer le principe.
La noblesse, il faut le reconnaître, a su conserver et transmettre un certain nombre de valeurs, et
un esprit de dévouement et de service. Une partie d’entre elle s’est malheureusement enfermée dans un esprit de caste, et c’est l’image qu’elle peut donner.
Aujourd’hui, la noblesse n’a plus de raison d’être en tant qu’ordre de l’Ancien régime. Ce qui doit être conservé, c’est la continuité des familles ; c’est aussi la
reconnaissance de l’esprit de service.
C’est pour cela que les familles, parce qu’elles constituent les cellules fondamentales de la société, doivent être reconnues comme des personnes morales, et leur patrimoine
sauvegardé. La royauté, elle-même inspirée du modèle familial, pourra leur donner une place dans les institutions, tandis que la république réduit systématiquement tout à l’individu.
C’est également pour cela que la royauté pourra donner dans les institutions une vraie place et un vrai pouvoir aux ordres et
académies existants aujourd’hui : la légion d’honneur, les arts et lettres, etc. Tandis que la république, par la pratique du nivellement au profit du pouvoir, ne pourrait pas le
supporter.
Le bulletin périodique de l'Alliance Royale est un Bimestriel destiné à nos adhérents et à tous les sympathisants de la cause Royale et surtout comme support papier à l'usage de ceux qui ne sont pas usagers d'internet, il est donc nécessaire de les inciter à s'y abonner. Nous comptons sur ceux qui nous lisent afin qu'ils en fassent la promotion.
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