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QUATRIEME PARTIE

 

L’ATTIRANCE DU TROU NOIR

 

 

 

Nous venons de survoler l’évolution  historique d’un « virus » intellectuel. Incrusté au départ à cause de circonstances historiques favorables, il a résisté aux mécanismes naturels de protection. Les « anticorps » sociaux ont engendré ces crises de fièvre des sociétés qui ont secoué les pays protestants pendant près de 2siècles. une fois incrusté, le libéralisme s’est vu renforcé et véhiculé par les mécanismes même qui auraient dû lutter. Les anti-corps sociaux ne le reconnaissent plus comme un corps tératogène. Génération après génération, les idées assimilées dans la petite enfance servent de structure d’interprétation du réel, en sorte que la difformité au réel est de moins en moins perçue, tandis que les conséquences logiques ne produisent plus de répugnance ou de malaise instinctif. Chaque génération est un peu plus à gauche que la précédente, c’est à dire qu’elle perd un peu plus le sens du réel. Le nouveau type d’homme produit par l’utopie des droits de l’homme est caractérisée par le sentiment qu’il n’a qu’à exiger, que son existence est vouée à demander, à réclamer, parce qu’au fond, tous ses désirs, toutes ses impulsions sont par nature légitimes. C’est ainsi que la liste des « droits de l’homme » s’étend interminablement (celle de l’ONU de 1948 prend plusieurs pages). Cet homme nouveau est immature. C’est un anormal régressif.

 

Dans une société pauvre, le processus ne durerait pas trois générations. Des structures socialistes primitives tout à fait semblables au collectivisme moderne, quoique non issues du libéralisme idéologique, se sont toutes effondrées, laissant l’être humain modelé par elles, pour des générations dans un état d’effrayante passivité [1] . Mais le développement fantastique des richesses et des échanges offre un cocon protecteur qui permet à l’énorme machine de subsister.

 

Cependant, une question se pose encore : comment expliquer le raz de marée libéral ? Comment expliquer que ni le sang, ni les échecs n’ont pu « désintoxiquer » les populations ? Comment expliquer que l’intelligence n’ait pas plus d’attrait pour la vérité que pour l’utopie ? Comment expliquer que le libéralisme trouve toujours des hommes prêts à mourir, remplis d’audace et de combativité, tandis qu’en face, tout paraît timide, sans assurance, déjà vaincu ?

 

Nous avons fait allusion au romantisme :  il est vrai que le mirage de l’avenir humain radieux fait chanter les cœurs d’une multitude. Nous avons l’effet. Où est la cause ?

 

 

 

 

1.                L’explication insuffisante : Le complot

 

 

Certains l’ont cherché dans un complot persévérant mené par des inconnus parfaitement coordonnés pendant des siècles. l’agent du complot est tantôt la franc-maçonnerie, tantôt les juifs, qui comploteraient par haine, la destruction du christianisme. Ces deux hypothèses, en philosophie, confondent la cause efficiente et la cause formelle. Historiquement, elles ne tiennent pas. L’origine de la franc-maçonnerie est datée et connue [2]. C’est à cause de son origine protestante qu’elle a servi de bouillon de culture pour les idées libérales en milieu catholique. Elle a fourni un environnement psychologique favorable au déracinement social de ses membres et une expérience de la rhétorique de groupe qui donnait à ses membres un avantage sur leurs adversaires dans les assemblées parlementaires. Les mécanismes psychologiques mis en jeu quasi-automatiquement dans ce type de groupe humain artificiel a été remarquablement mis en lumière par Augustin Cochin[3] et récemment par Chaffarevitch[4]. Ce dernier fait remarquer à juste titre que ce type de comportement se retrouve dans des hérésies très antérieures à la FM ; La secte a certainement joué un rôle de catalyseur mais pas de réactif. On peut dire la même chose des Juifs. Leur influence sur le mouvement libéral, avant le début du siècle, n’est pas évidente historiquement. Il y avait une sympathie ambiguë chez beaucoup d’intellectuels juifs parce que d’un côté, les libéraux voulaient la suppression des restrictions à leur influence sociale qui existaient dans les sociétés chrétiennes (et beaucoup plus encore dans les sociétés musulmanes). Mais d’un autre côté, le libéralisme menait à l’assimilation complète, bête noire des juifs religieux. On constate que les nombreux révolutionnaires et idéologues juifs étaient des déracinés qui détestaient souvent leurs coreligionnaires religieux. Karl Marx en est un illustre exemple[5] . Si de nos jours, il semble que les Juifs de diaspora regardent avec faveur tout ce qui rend plus malléables les nations à leur influence et garantit ainsi plus sûrement la sécurité d’Israël, on peut dire qu’il s’agit d’une convergence d’intérêt et non la cause profonde du raz de marée libéral. Alors ?

 

 

 

2.                Thanatos ou : La séduction de la mort

 

 

     Alors, il faut se demander ce qui,  dans l’homme, peut produire un attrait inconscient aussi fort, plus fort souvent que le vrai. Chafarevitch décrit une communauté communiste découverte par la police japonaise dans les années 1970 et coupable de plusieurs attentats et hod-up. Ils étaient une cinquantaine, vivaient dans la clandestinité complète, avec collectivisme intégral à la « Pol-Pot », y compris communauté des femmes. Les enfants étaient retirés à la naissance à la mère et nourris au lait en poudre ailleurs. Tout cela pour qu’aucun lien naturel autre que ceux artificiellement créés par la mystique révolutionnaire ne vienne aliéner le membre de la secte. Et ils ont vécu 10 ans ainsi. ! ce n’était pas le plaisir qui les menait. Ni l’instinct de puissance car aucune réussite n’était prévisible. Alors ? Quel penchant peut être assez fort dans l’homme pour contrebalancer l’instinct maternel ? Quelle ivresse peut être assez forte pour rendre supportable, voulue joyeusement même une vie de chien ? Et bien, relisons Marcuse : « Une philosophie qui ne se fait pas l’esclave de la répression répond au fait de la mort par « le grand refus », le refus d’Orphée, le libérateur. La mort peu devenir le signe de la liberté. (…) La nécessité de la mort ne réfute pas la possibilité de la libération finale ; après une vie comblée, les hommes peuvent prendre sur eux de mourir au moment de leur choix »[6]. Tout le livre est à décrypter à la lumière de ces paroles. Marcuse se moque, au fond de la destruction psychique de l’homme à laquelle il travaille méthodiquement et en pleine connaissance de cause : « les images orphiques et narcissiques font exploser la réalité, elles ne déterminent pas un mode de vie, elles sont liées au monde souterrain de la mort »[7]

 

 

Ce qui miroite doucement au fond de son âme, c’est l’ivresse de refuser toutes les dépendances de l’être créé. Tous les liens en lui comme envers les autres. Les briser tous, même si c’est soi-même qu’on brise en même temps. Le même état d’esprit est dans Sartre. On trouve cette fascination hallucinante déjà deux siècles avant dans Fichte[8] : « Le propre de l’homme consiste dans sa capacité à s’arracher à toute assignation d’une essence (en clair, à être tout ce qu’il veut). Le droit nouveau vise à la possibilité d’un tel arrachement. Priver quelqu’un de ses droits, c’est le condamner à être ce qu’il est déjà et lui interdire ce qu’il doit être ou pourrait être ; la loi injuste est celle qui confine l’individu à une race, à une nation, à un sexe, à une classe, à une condition matérielle, à la maternité[9] »

 

 

Où est la racine de cette ivresse séculaire qui garde à travers les siècles son pouvoir de séduction ? Chafarevitch arrive tout près de la solution à la fin de son étude sur le phénomène socialiste [10]. Il ne s’agit pas d’un instinct UI SERAIT DANS LE CERVEAU ? qui ferait partie du bagage humain; c’est un gouffre insondable caché au fond de l’âme ; et de gouffre attire; CHAVAREVITCH dévoile cette attraction de la mort sacrificielle dans la révolte aussi bien chez les Cathares que chez Freud ou dans la psychologie des terroristes russes de l’époque tsariste.

 

 

Mais sans la foi, cette constatation reste un mystère inexplicable. Il y a dans l’homme une aspiration désespérée à se laisser tomber sans fin dans le gouffre noir après avoir rompu la dernière amarre avec Dieu. Pour ressentir ce qui peut tempêter dans une tête de libéral exalté, il faut lire les poèmes lucifériens de Victor Hugo [11] ou de Karl Marx  [12]

 

La Foi seule, peut jeter une lueur sur ce mystère : l’homme est déchu. Sans la grâce du Christ, un vide immense se trouve en lui, là où devrait se trouver la colonne vertébrale, le firmament de toute affection humaine : la révérence adorante, tremblante, inondée de délectation, envers le Créateur. Et, il reste en l’homme, plus ou moins ressentie, une aimantation aveugle vers ce vide où brillait la colonne de lumière qui reliait l’homme à son Dieu avant le péché originel. La cause profonde du libéralisme a un nom banal : elle s’appelle le péché originel. Et l’ivresse de se détruire pour être libre s’appelle d’un autre nom banal : l’orgueil.

 

 

 

 

 

3.                L’humanisme aux mains sanglantes

 

 

La volonté sacrificielle de masse est un phénomène constamment observable dans la sociologie révolutionnaire. Les remarquables travaux de Jean de Viguerie et de Reynald Secher [13] sur le génocide vendéen révèlent une véritable psychose sacrificielle chez les chefs révolutionnaires. Il s’agit de tuer pour expier. On retrouve la même attitude pour la répression de la ville de Lyon et, les meilleures victimes sont de préférence les femmes et les enfants. Si l’on n’est pas parvenu alors au génocide total, c’est uniquement faute de temps et de moyens et non par humanité.

 

Jean de Viguerie aborde le phénomène sous un angle intéressant : le décryptage des structures psychologiques à partir du langage propre à la secte révolutionnaire. Derrière les envolées sur la liberté et le bonheur des peuples, sur la régénération du peuple, il y a des non-dits terribles. La rédemption du peuple passe par la purification sacrificielle. Le « fanatique des campagnes » est un « exclu de la cité », un criminel antisocial, un être non-humain qui doit être exterminé. Les mots reviennent sans cesse : anéantir, exterminer, détruire. « Qu’un sang impur….. ».

 

Révélateur de la psychose est l’usage du sous-homme comme matériau : industrie de tannage des peaux humaines à Angers pour faire des culottes de cheval pour l’armée, récupération de la graisse humaine pour faire des pommades dans les hôpitaux. [14]…..

 

 

Quand l’homme devient une machine à haïr !

Ce ne sont pas les motifs avoués, circonstanciels, de la tuerie qui importent ici. Ce sont les structures mentales profondes qui s’habillent au cours de l’histoire de défroques intellectuelles diverses.

 

Igor Chafarévitch [15] montre avec brio que les mêmes structures de comportement se retrouvent chez les Hussites au XVème siècle, les Anabaptistes au XVIème . Chaque fois «  un petit peuple élu » fermente ses utopies de paradis universel et d’apocalypse sanglante, explose dans la société dans des conditions favorables [16] , établit une dictature sanglante avec extermination des sous-hommes qui empêchent le rêve de se réaliser. « Chaque fidèle doit laver ses mains dans le sang des ennemis du Christ ». Les Hussites lançaient sans cesse des expéditions de terreur appelées « expéditions rouges ». En remplaçant Christ par Révolution, on retrouve le vocabulaire et les méthodes des révolutionnaires Bolcheviques. Le même phénomène est observé pendant la dictature de Cromwell : génocide des Irlandais catholiques, des Highlands. Le meurtre n’est plus une punition de crimes personnels ; la tribu des « purs » tue la tribu des « impurs ». et ils doivent être exterminés. On a affaire à une régression vers les comportements tribaux observables tant dans la Bible, (le livre de Josué et dans les livres des rois), que dans l’histoire des tribus d’Amérique (extermination totale des Hurons par les Iroquois), qu’en Afrique également.

 

Simplement, avant la Révolution française, la dictature folle de l’irréel ravage, s’auto-détruit et, finit par être vaincue. La Révolution est toujours confrontée à une contradiction interne : durer en acceptant une part du réel, sans perdre la fièvre du paradis terrestre imminent qui maintient les militants dans leur état de surexcitation pathologique. La Révolution (de 1789 ou de 1917) apporte une nouveauté par rapport à la flambée sanglante des hussites : l’invention de la langue de bois et l’usage systématique du mensonge. Les mots qui chantent et qui chatoient au soleil et qui véhiculent la haine : Egalité, Fraternité, vertu, peuple, liberté, amour….

 

Chafarevitch résume ainsi les caractéristiques psychologiques constantes : déracinement, adhésion à une eschatologie terrestre, groupement en sectes avec presque toujours la communauté des biens, la communauté des femmes, la dictature du prophète, amour-haine envers le peuple (on le hait comme la masse enténébrée, on l’aime à condition qu’il se laisse modeler par les « élus » pour son bien [17] , haine du passé et des racines (y compris et surtout les parents).

 

Dostoïevski avait sous les yeux la secte naissante et il la décrit avec angoisse dans « Le journal d’un écrivain ». avec angoisse, parce qu’il constate qu’elle s’empare progressivement du monopole de la vie intellectuelle (1876-1881). Il décrit leur mentalité : « Il faudrait que le peuple ait honte de son passé et en vienne à le maudire. Car quiconque maudit son passé, celui-là nous appartient :telle est notre devise ». «  le déracinement », diagnostique t’il « produit la haine. Ces gens haïssent la Russie « de façon presque naturelle, physique : pour son climat, ses champs, ses forêts, ses usages, pour la libération des moujiks, pour son histoire, en un mot, ils la haïssent absolument pour tout (…). Il ne fallait pas espérer que ces gens-là fissent la moindre concession à la raison, aux sentiments humains ou à l’histoire. C’était une révolte contre la réalité de la vie au nom d’un idéal absolu. On ne saurait apaiser une telle révolte car si cet idéal s’avérait irréalisable, il n’y aurait plus rien au monde qui vaille la peine de vivre. Plutôt que de céder, un tel être exterminera tout le mal, c’est à dire tout l’univers qui contredit sa chimère ».

 

Or, ce peuple, cette masse amorphe qu’il faut remodeler, va offrir une résistance à cause de son abrutissement, de son fanatisme grossier, («  l’esclavage est dans leur sang » écrivait Zaïtsev ». Lénine expliquait que les révolutionnaires français étaient des apprentis qui n’avaient pas compris que pour s’emparer pleinement d’un peuple et le reconstruire de fond en comble, il faut l’affamer. Et à peine au pouvoir, il a pris des mesures concrètes pour y parvenir. On trouvait tous les jours des gens morts de faim dans les gares, dans les trains, dans les rues [18]  , jusqu’après la 2ème guerre mondiale.

 

 

a)      Les idées-détonateurs

 

N’importe quelle idée ne produit pas ces comportements pathologiques. Ces idéologies, sous leur défroque pseudo-chrétienne ou rationaliste, ont toutes, quelque chose en commun : Le mal n’est pas dans l’homme et le paradis est sur terre. Ils croient tous qu’il suffit de changer les institutions, les comportements, de faire l’ablation du mal en exterminant les mauvais et tout ira bien. Il n’y a qu’à brûler tous les monastères, (Luther) ; expulser tous les jésuites (Voltaire), tuer tous les capitalistes (Marx) ; tuer tous les juifs (Hitler), et tout ira bien. Et comme tout va de plus en plus mal, il faut des traîtres, des saboteurs, des complots. C’était devenu obsessionnel chez Staline. Et l’histoire est venue nous apprendre que « dans un peuple, on trouve toujours assez de bourreaux » (Soljenitsyne).

 

Résumons cette partie importante : l’Esprit révolutionnaire, dans ses manifestations psychologiques et sociologiques, présente une structure constante, derrière la diversité idéologique. C’est toujours le même châssis et la même mécanique habillés sous des carrosseries différentes :

 

-      Le paradis est possible sur la Terre ; le mal n’est pas dans l’homme, il suffit de changer la société,

 

-      Complexe amour-haine pour le peuple. Le peuple est « le matériau amorphe » qui doit se laisser modeler par les « élus ». amour pour le peuple en tant qu’il est le matériau du « vrai » peuple futur, haine en tant qu’il résiste dans la réalité et ne se conforme pas au rêve.

 

-      Psychose sacrificielle : le monde nouveau doit naître sur une terre fécondée par le sang expiatoire des ennemis de l’Evangile (Luther), de la Liberté (Rousseau, Robespierre), du Socialisme (Lénine).

 

-      Régression à une sociabilité de type tribal : la loi n’est plus la même pour les membres de la tribu idéologique et pour les « impurs ». Les impurs ne sont pas des êtres humains, ils sont du matériau.

 

 

 

Il n’existe qu’un contre-poison à tout ce qui précède: LA VERITE CATHOLIQUE, Le mal est en nous, c’est le péché originel. Le paradis est impossible sur cette terre de péché. Mais il y a un Sauveur. On peut sortir du péché par la Grâce et quand les hommes sortent du péché, la Société elle-me^me devient meilleure et assure le petit bonheur possible sur la terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] C’est l’objet du livre le phénomène socialiste d’Igor Chafarevitch, Seuil, 1977 ; l’auteur décrit avec soin les empires babylonien, inca, chinois antique.

[2] Voir La franc-maçonnerie et la révolution intellectuelle du XVIIè par Bernard Fay, éd. Librairie française, 1983

[3] La révolution et la libre pensée, PAR Augustin Cochin, éd. Copernic,1979.

[4] La Russophobie, éd. Chap 12, 1993.

[5] Ses deux premiers essais, publiés en 1844, traitent de « La question juive ». ce n’est que par extension que sa haine gagnera la bourgeoisie. Sa correspondance découle d’invectives antisémites du genre : « cette union de Juif et d’Allemand sur un fond de nègre ne pouvait que produire un hybride extraordinaire » ‘il parle du socialiste Lassalle qu’il déteste).

[6] .Marcuse, Eros AND Civilisation (note de la rédaction : on retrouve ici le combat des partisans de l’euthanasie)

[7] Ibid. « l’art crée une dimension dans laquelle les êtres humains, la nature des choses ne se tiennent plus sous la loi du principe de la réalité établie » dans La dimension esthétique, 1977.

[8] 1762-1814, grand admirateur de la révolution. Connu pour sa résistance nationaliste à l’invasion napoléonienne, il est l’inventeur d’une philosophie qui préfigure déjà l’existentialisme. Il en tire les conséquences sociales.

[9] Citation sans référence par Thomas Molnar dans l’ouvrage collectif : L’envers des droits de l’homme, éd. Renaissance Catholique 1993

([10]) Ed. Seuil, 1974, voir le chap. « le but du socialisme »

[11] Voir son recueil de poèmes intitulé : la bouche d’ombre dont voici un extrait : « je suis fait d’ombre et de marbre/ comme les pieds noirs de l’arbre. Je m’enfonce dans la nuit/ j’écoute, je suis sous terre. »

moi qu’on nomme le poète/ je suis dans la nuit muette/ l’escalier mystérieux/ je suis dans l’escalier ténèbres.

Dans mes spirales funèbres/ l’ombre ouvre ses vagues yeux.

Laissez la clef et le pêne/ je suis l’escalier ; la peine médite, l’heure viendra/ quelqu’un qu’entourent les ombres, montera mes marches sombres/ et quelqu’un les descendra.

[12] Voici un échantillon de ses Chants Sauvages de 1841 : « Nous sommes enchaînés, vidés, apeurés-éternellement enchaînés au bloc de marbre de l’existence- nous sommes les singes d’un dieu froid…Je hurlerai de gigantesques anathèmes contre l’humanité …» Il faudrait citer aussi sa stratégie en vers Oulanen, qui n’est d’un bout à l’autre qu’un hymne à Satan.

[13] Reynald Secher, Le génocide Franco-Français : la Vendée-vengée. PUF 1992. ; Louis-Marie Clenet, Les colonnes infernales, Perrin , 1993 ; Jean de Viguerie, Christianisme et révolution, éd. Nel, 1986 et Les origines intellectuelles de la terreur, contribution à l’ouvrage collectif déjà cité : L’envers des droits de l’homme, éd. Renaissance catholique 1993 ;

[14] Voir aussi L’Archipel du Goulag, t2 chap.3.

[15] Igor Chafarévitch Le phénomène socialiste (Seuil, 1977) et La Russophobie (chap.12,1993).

[16] Quelles sont ces conditions favorables ? L’expérience de 1789 et de 1917 semble montrer qu’elles sont le contraire de la légende : la révolution se déclenche dans un pays prospère, connaissant quelques difficultés circonstancielles. C’est dans la prospérité que le rêve parvient à être crédible et qu’il se popularise. Les difficultés fournissent l’occasion d’enclencher le mouvement.

[17] « Je ne suis pas le protecteur du peuple ! je n’ai jamais aspiré à ce titre fastidieux : Je suis le peuple ! » Robespierre à la tribune, cité par Augustin Cochin, op.cit.

[18] ) Nicolas Bélina-Podgaesky  L’ouragan rouge Letheilleux 1937 et aussi Kravchenko J’ai choisi la Liberté ? ED Self ? 1948

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