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CINQUIEME PARTIE

 

LES LENDEMAINS QUI PLEURENT

 

Avant de passer au chapitre suivant, arrêtons-nous et demandons--nous comment finirait le libéralisme s’il pouvait être réalisé pleinement un jour ? Où mène le train fou ?

 

Vers la mort apathique et le naufrage économique.

 

1.           La mort apathique

 

Le libéralisme veut déraciner l’homme, le libérer de tous ses liens pour qu’il soit libre. Et l’homme totalement désaliéné meurt.

 

Déracinez un arbre, vous ne le ferez pas courir comme un lapin. Il ne devient pas un lapin, il meurt. Déracinez les instincts d’un animal, il ne devient pas doué de liberté, il ne devient pas humain : c’est une grenouille décérébrée : il meurt. Déracinez les liens humains, la dépendance de l’intelligence au vrai, de la volonté qu bien, de la machine cérébrale au réel, de l’affectivité à la famille, à la patrie, à la vie sociale : il meurt. Il ne devient pas Dieu, créant le bien et le mal, s’inventant soi-même, non, mais il meurt. Ce sont ces liens, ces dépendances non choisies qui précisément tissent la personnalité et donnent la volonté de vivre. Une société libérale parfaite, si elle pouvait exister, serait une société de robots sans joie. Nul n’y aimerait personne, personne ne voudrait se dévouer pour personne. Le lien de la vie sociale, dans la réalité, n’est pas l’intérêt mais l’amitié. Quand ce lien disparaît, l’homme perd sa volonté de vivre et se laisse mourir sans résistance. Dans nos sociétés complexes, une multitude de formes associatives viennent fournir une compensation provisoire à cette frustration profonde, à cette souffrance sociale. Dans le cas des sociétés primitives où les liens sociaux sont peu nombreux et forts, on a observé l’effet d’un rejet d’un membre par le clan : le plus souvent, il se laisse mourir sans résistance. Un homme supporte facilement la chasteté, la faim ou la soif, ou la douleur. Mais quand le lien social est totalement brisé chez un adulte normal, il perd sa volonté de vivre [1] . Le même phénomène est observé chez les bébés auquel manque la présence maternelle. Les travaux de l’Ethnologue Eilb-Eibesfeldt décrivent de façon poignante dans leur sécheresse expérimentale, la dislocation tragique de la personnalité profonde [2] . Dans les sociétés animales, Konrad Lorenz a observé que lors des actions collectives de prise en charge des petits ou de défense du territoire de chasse, les animaux « sociaux » entretiennent des rituels qui sont accompagnés d’une vive excitation et leur cause certainement une grande satisfaction[3]. ces liens existent chez l’homme. Et s’ils se dessèchent, l’homme perd peu à peu la volonté de vivre. Aujourd’hui déjà, les symptômes sont évidents.

 

L’état présent de la maladie

 

Les statistiques démographiques révèlent une dénatalité catastrophique : 1993, année record (1,65 enfant par femme mais 1,2 pour les femmes de souche française ;note de la rédaction : la remontée de la natalité cette année 2008 est due essentiellement aux femmes d’origine émigrée surtout musulmanes et au peu de familles vraiment catholiques qui restent ; il faudrait 2,1 pour équilibrer vraiment les décès.) Les jeunes ont peur de l’avenir, ils n’osent plus , ils n’ont confiance en rien : ils n’osent pas se marier. Ils n’osent pas avoir d’enfants. Les vieux égoïstes qui n’ont pas eu d’enfants se sentent seuls, vulnérables et ils thésaurisent. La dénatalité entraîne la crise économique. Tous reconnaissent que la prospérité des années soixante a été protée par le « Baby Boom » des années 50.

 

La drogue et le sida sont des symptômes significatifs de la perte du goût de vivre. Plutôt mourir que souffrir, telle est la mentalité moderne. Pour les jeunes de la génération Mitterrand jusqu’à maintenant, rien ne vaut la peine sinon la jouissance immédiate. C’est cette atmosphère de fuite devant les problèmes qui assure la complicité générale dont jouissent les projets démentiels des généticiens. Ils veulent ouvertement éliminer préventivement les handicapés avant la naissance par le contrôle génétique de la procréation (ils ont déjà commencé par les avortements dits thérapeutiques) et veulent probablement sélectionner l’espèce humaine pour ne produire que des « machines à bonheur ».

 

Le « train de plaisir » lancé dans les années soixante fonce vers le gouffre, les passagers commencent à avoir peur. Et ils ne peuvent plus faire demi-tour. Les chefs d’entreprise ont aujourd’hui des problèmes avec une catégorie de personnel qu’on appelle « les orphelins ». des gens pourtant capables mais sans ressort, sans initiative, déçus, passifs. La société libérale empêche l’achèvement des personnalités. Les psychologues sont unanimes à constater l’allongement anormal de l’adolescence. Cet état d’insécurité commence maintenant avant 10 ans et se termine rarement avant 29 ans. 10% des suicidés ont moins de 15 ans. On constate des suicides d’enfants de 7 ans. Les psychologues scolaires identifient des comportements suicidaires chez des enfants de moins de 6 ans. [4]

 

 

 

 

2.           Le naufrage économique

 

Ce qui précède fait comprendre immédiatement la seconde cause de mort du libéralisme : le naufrage économique.

 

L’idéologie libérale a enrégimenté toute l’intelligence humaine, toute l’activité sociale, au service de la production de richesses. Avec un gros succès initial. Mais au prix de la dislocation des liens sociaux naturels. Les uns ont sauté parce qu’ils ne rapportaient pas, les autres parce que la dictature libérale a exigé leur mort : œuvres de bienfaisance catholiques, écoles catholiques, corporations, familles…Et il a fallu remplacer les liens par des béquilles administratives qui coûtent de plus en plus cher, au point qu’elles dévorent aujourd’hui [5] plus de 50ù du produit national brut. Les deux courbes, celle de la production et celle du budget de l’Etat, se sont rattrapées. L’appétit du Léviathan social continue de croître, tandis que l’économie n’arrive plus à fournir. Le niveau de vie des classes moyennes ne croît plus depuis une vingtaine d’années, même si l’apparition de nouveaux gadgets peut faire illusion. Un ami, élève d’une école de commerce, m’a affirmé avoir calculé qu »n tenant compte de tous les impôts et taxes, quand un ouvrier produit 100 € de plus-value, l’état en prend 80, il lui reste 20€ pour vivre.

 

Le libéralisme finira dans le naufrage économique. Mais il ne faut pas trop s’en réjouir, parce qu’on ne peut plus revenir à la case départ. Le libéralisme à détruit l’homme. Dans le crépuscule des ruines, il restera des zombies agglutinés autour des restes des super-marchés, capables de tuer pour un biscuit, mais incapables de se mettre au travail, de défendre leur femme et leurs enfants, de peiner et de construire. Le libéralisme est la mort tiède. Il vit des complicités profondes du cœur des hommes qui préfèrent la mort demain avec la liberté de pécher aujourd’hui, à l’espérance de vivre si c’est au prix des commandements de Dieu aujourd’hui.

 

3- Prévisions pour un avenir proche

 

Une théorie, en physique, a une double utilité : expliquer ce qui est déjà observé et prévoir les phénomènes. Pouvons-nous, à la lumière de ce que nous venons d’analyser, prévoir l’évolution probable, la prochaine étape de la maladie libérale ? il semble que oui. La troisième révolution est en gestation.

 

Avec la révolution jacobine a été franchie une étape : trancher tout lien de la société humaine avec la Volonté du Créateur [6] : Les hommes désormais décident entre eux. Ne pas le vouloir est un sacrilège : « La liberté ou la mort » mais il restait la volonté d’optimiser le « donné » social.

 

La seconde rupture fut la révolution bolchevique : les hommes refusent ce « donné » et créent leur environnement social ; ils décident une société qui n’aura rien à voir avec ce qu’ils ont reçu. Et ainsi ils vont créer la justice : « l’égalité ou la mort ».

 

Il reste la troisième étape : la révolution dans les cerveaux, la révolution des utérus ; l’homme sera ce qu’il a désiré, il va « se » créer. Libération freudienne et génie génétique. Et l’homme créera le bonheur : « la fraternité ou la mort ».

 

- Le passage à la troisième étape sera violent comme les étapes précédentes. La troisième révolution se prépare manifestement ; elle n’a pas eu encore lieu.

 

- Cette révolution sera mondiale.

- Elle sera une entreprise de contrôle psychologique des masses par le vocabulaire et le remodelage du jugement par la réécriture d’une version obligatoire de l’Histoire.

 

- Les crimes poursuivis seront l’incitation à la discrimination (crime contre la fraternité obligatoire. On sera suspect en cas de vocabulaire déviant) et le révisionnisme : crime contre la version officielle du passé[7]. Par contre la petite délinquance sera à peu près dépénalisée.

 

- Les principales victimes seront les pauvres et, au niveau mondial, les pays du Tiers Monde[8].

 

- Dans chacune des révolutions, une minorité d’idéologues a voulu modeler la pâte humaine, et pour cela, l’assouplir par la terreur. La guillotine en 1789, la faim en Russie dès 1920. quelle sera la pression principale dans la prochaine étape ? Sans exclure la prison et les camps, on peut sans doute répondre : le harcèlement social et le chômage. Ce sera pire que les camps :les voisins et les proches hostiles, l’impossibilité de se faire comprendre, la menace permanente du tribunal et du lynchage télévisé, les pressions sur les enfants et l’épouse, la délinquance quotidienne. Et il n’y aura pas de lieu au monde où fuir.

 

- QUAND ? Question difficile parce que, dans les évènements sociaux, une multitude de causes partielles interviennent. Mais on peut essayer de déterminer des indicateurs significatifs :

 

Les deux cas de 1789 et de 1917 ont été précédés de 50 ans de terrorisme intellectuel aboutissant à un monopole des moyens d’expression. Qu’on pense que le seul opposant de talent aux philosophes, l’Abbé FRERON, s’est vu retirer son « privilège » qui lui permettait de publier et finit par être emprisonné sous la pression des philosophes, défenseurs de la dignité humaine. C’était à peu près 5 ans avant 1789. de même en Russie, tous les journaux, toutes les revues étaient aux mains des opposants à la Monarchie. Un très grand esprit comme Constantin Léontiev n’arrivait pas à se faire publier. Dans cette atmosphère de monopole intellectuel, les grands esprits sentaient venir les flots de sang derrière les vagues du délire humanitaire. En 1870, Dostoïevski écrivait : « En ce moment, il n’est plus à la mode (on dirait aujourd’hui :politically correct) d’écorcher les gens tout vifs sur la perspective Nevsky, mais la mode pourrait venir »[9] .

 

Le test d’éminence ? Quand le ridicule ne tue plus. Cela veut dire deux choses : que le conformisme intellectuel est assez écrasant pour que les gens de bon sens n’osent plus parler et ensuite, que dans la majorité, le bon sens est mort. Voici un exemple :

 

L’élégant Narbonne, ministre de Louis XVI, ayant un jour, à la tribune de la législative, fait appel au témoignage de quelques membres parmi les plus distingués de l’assemblée, Couthon l’interrompit : « Pas de ces mots-là nous sommes tous distingués ici »[10]. Un énorme éclat de rire aurait dû déconsidérer pour jamais ce cuistre. Qu’en a-t’il été ? Rien !

 

On trouve des témoignages exactement semblables dans les mémoires de l’ambassadeur de France à Moscou Maurice Paléologue, en 1917. Trotsky pouvait déclarer sérieusement que dans la société sans classes, il ne naîtrait que des génies !

 

Et aujourd’hui ? nous vivons quelque chose de semblable. La ligne obligatoire est « la political correctness ». il s’agit d’un lavage de cerveau collectif par la censure du vocabulaire. Le vocabulaire doit exprimer la fraternité obligatoire, l’égale dignité et la non-discrimination. Les mots « bien » « mal », « beauté », « vertu », sont interdits au nom du pluralisme des valeurs. Dans certains états du Nord des Etats Unis, les agences immobilières ont eu des procès qu’elles ont perdus contre les « ligues de vertu » : elles ne peuvent plus avancer qu’une maison à vendre est à 5mm à pied de l’école. Pourquoi ? parce que c’est faire une discrimination envers les handicapés. De même pas de « salle de famille » dans la publicité : cela revient à considérer implicitement l(état non-homosexuel comme la norme. Actuellement, les œuvres de Shakespeare sont censurées pour incitation à la discrimination contre les noirs (Othello) ou les juifs (Shylock). Des blâmes publics suivis parfois d’exclusion de l’université sont adressés aux étudiants ou aux professeurs dont le vocabulaire est suspect. A l’université du Missouri, un « dictionnaire des expressions dangereuses » donne la liste des mots interdis. Il y a les bonnes expressions : ne dites pas handicapé mais différemment capable ; ne dites pas chauve mais capillairement défié[11]…..OR PERSONNE NE RIT. Voilà ce qui doit faire trembler.[12].

 

Le phénomène existe en France, à peine moins grotesque. Dans l’émission du 7 avril 1994 diffusée sur toutes les chaînes de télévision sous le nom « tous contre le SIDA », les associations de malades transfusées ne furent pas invitées pour ne pas faire de discrimination entre malades « coupables » et malades « non coupables ». les passants interrogés dont les opinions n’étaient pas correctes avaient, sur l’écran, le visage aussitôt barré d’une croix rouge. Tous ceux qui ne communient pas dans la ferveur envers le préservatif, sont mis au pilori, en particulier l’Eglise Catholique. Résultat : 200 millions de dons. Le peuple ne se contente pas de subir : il adhère.

 

Combien de sang humain pour payer le monde futur ?

Révolution française : 5% de la population.

Révolution russe : au moins 20% de la population.

Révolution Marcusienne : 50% ?

 

Ce que nous allons vivre a été prophétisé : Orwell : « 1980 » ; Huxley : « Le meilleur des mondes » ; Virgil Georgiu : « La 25ème heure ».

 

OÙ ? Sans doute aux Etats-Unis, dans un contexte de prospérité à l’occasion d’une crise conjoncturelle. Mais elle s’étendra immédiatement.

 

QUE FAIRE ALORS ? Relire les conseils de Soljenitsyne :

 

« Mais comment résisterez-vous, vous qui éprouvez de la douleur, qui êtes faible, qui êtes lié par des affections vivantes, qui n’êtes pas préparé ? Que faut-il pour être plus fort que le commissaire instructeur, que toute cette chausse trappe ?

 

Il faut y pénétrer sans frémir de la douce chaleur de la vie que l’on a laissé derrière soi. Il faut se dire en franchissant le seuil : ma vie est finie, un peu tôt mais je n’y puis rien. Je ne recouvrerai jamais la liberté. Je suis condamné à disparaître, maintenant ou un peu plus tard. Mais plus tard ce sera encore plous dur et le plus tôt sera le mieux. Je ne possède plus rien. Mes proches sont morts pour moi et moi pour eux. Mon corps ne me sert plus de rien, il m’est étranger. Seul mon esprit et ma conscience me restent chers et conservent de l’importance à mes yeux (…).

 

N. Staliavora se souvient de sa voisine de châlit, en 1937, à la prison des Boutyrki. C’était une vieille femme. On l’interrogeait chaque nuit. Deux ans auparavant, un métropolite qui s’était enfui d’exil, avait dormi une nuit chez elle. « Ce n’est pas un ancien métropolite ! il l’est toujours. C’est vrai que j’ai eu l’honneur de l’accueillir. – Bien, mais après, chez qui est-il allé – Je le sais mais je ne vous le dirai pas ». Les commissaires se relayaient, s’assemblaient, agitaient leurs poings sous le nez de la vieille mais elle leur répondait : « vous ne pouvez rien contre moi, même si vous me coupez en morceaux. Vous avez peur de vos chefs, vous avez peur l’un de l’autre, vous avez même peur de me tuer (ils auraient perdu la filière ! ) ; mais moi, je n’ai peur de rien. Je suis prête à l’instant à répondre devant le Seigneur ».[13]

 

Il faut aussi se souvenir que Notre Seigneur Jésus Christ n’est pas venu restaurer ce monde mais fonder son royaume qui n’est pas de ce monde. Il s’est trouvé face à face avec le Mal, le mal sous trois formes :

 

Le Péché : Il ne l’a pas laissé l’effleurer. Et, il a établi les sacrements pour en libérer totalement ses disciples.

 

La maladie : il l’a parfois chassée. Il a établi un sacrement pour fortifier l’âme toujours et le corps souvent : l’Extrême Onction.

 

La Révolution, le rejet institutionnalisé du Sauveur : Alors il n’a rien opposé : il s’est laissé trahir, condamner, livrer en pâture à l’opinion publique manipulée, maltraiter, exécuter. Il nous a laissé la seule formule qui libère les cœurs quand la Révolution se dresse, menaçante : « Que votre volonté soit faite et non la mienne ».

 

A l’heure de la puissance des ténèbres, survivront dans l’éternité ceux qui auront vraiment aimé la Volonté de Dieu. Et en ceux-là seuls repose l’espérance d’une défaite du monstre et d’un sursit sur la terre car le combat est d’abord dans les âmes, dans l’intime des cœurs.

 

Notre-Seigneur Jésus-Christ est venu nous apprendre à vaincre. Comme Lui : en restant propre, juste, digne, bon quand tout cela ne semble rapporter  que haine et malheur. Sans tenir compte de nous-même mais uniquement pour l’amour de Dieu. C’est quand on semble tout perdre que le Père, à son tour donne tout : la résurrection, la vie éternelle, la conversion de nos proches. C’est la seule victoire durable, même sur cette terre. Et l’arme du combat est la Croix.

 

On ne convertit pas les âmes assises à l’ombre de la mort par des arguments ; pas même par le bon exemple. Leur propre intérêt même ne leur donne pas la lucidité. Le cas extrême du drogué ne fait que donner du relief à une expérience générale. Il n’est pas heureux, il abrège sa vie et pourtant, il continue. La lumière et la force viennent de Dieu seul. Dans chaque âme, c’est une résurrection en petit qui se déverse après chaque croix acceptée. Cela vaut pour chacun de nous, pour les familles, pour les nations. Avançons les yeux fixés sur la résurrection : elle est la promesse de la vie. Même pour les sociétés humaines.

 

La porte de la liberté

 

Le libéralisme est une nouveauté dans l’histoire des hommes. Il s’est développé dans la Société chrétienne. Pourquoi ? Parce que les hommes, soutenus par une société chrétienne, ont cessé de faire des efforts pour mener la lutte à mort contre le péché et cessant de lutter chaque jour pour le Ciel, ils l’ont moins aimé. Car on aime ce pour quoi on souffre. Bientôt, la vérité, le bon sens, le dogme et la morale sont devenus des gêneurs qu’on supportait parce qu’on savait ce qui est bien et mal mais sans les aimer car on aurait voulu pécher librement et le cœur gai. « Ils ont haï la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises »[14]. Il ne faut pas chercher plus loin la vraie cause du succès de la république anti-cléricale en FRANCE. Les gens avaient encore la Foi mais ils se vengeaient de leur conscience en humiliant le Curé. Et en face, l’amour de Dieu manquait. On n’oppose pas des raisonnements à l’ivresse du néant. On oppose l’enthousiasme pour la Vérité qu’on aime et qu’on dit avec joie parce qu’on l’aime.

 

UN CŒUR EST GUERI DU LIBERALISME QUAND IL PEUT DIRE AVEC AMOUR, EN TOUTE CIRCONSTANCE : «  QUE VOTRE VOLONTE SOIT FAITE ET NON LA MIENNE ».

 

Et en pratique, on guérit du libéralisme en préférant ce qu’on n’a pas choisi : Dieu, nos parents, notre patrie, notre culture, la nature créée, notre époque…. Et en le trouvant plus important que ce que nous avons choisi. Et lorsque nous pouvons choisir, nous devons rester fidèles à ce que nous avons reçu, choisir en accord avec ce que Dieu a choisi pour nous.

 

Enfin, il faut bien connaître la Vérité aimée. Or, en ce qui concerne la vie sociale sur cette terre, la vérité, c’est que….

 

LA PREMIERE FONCTION DU PRINCE EST RELIGIEUSE.

C’est son premier devoir.

Avant la défense du territoire, avant la justice, avant les intérêts économiques :

Il doit rendre le culte publiquement au nom de tous et protéger la vraie religion.

Et l ‘honneur social est dû d’abord au prêtre, puis au prince chrétien.

 

LA SECONDE FONCTION DU PRINCE EST LA DEFENSE DU PEUPLE.

Et après le prêtre, c’est le soldat qui doit être honoré.

 

LA TROISIEME FONCTION DU PRINCE EST DE RENDRE BONNE JUSTICE.

Honorer les hommes vertueux, punir les méchants.

Après le soldat, l’honneur le plus grand doit être accordé au juge.

 

LA QUATRIEME FONCTION DU PRINCE EST DE TRANSMETTRE LE CAPITAL DE CIVILISATION :

Il doit honorer le savoir et la paternité intellectuelle.

Après le prêtre, le soldat, le juge, honneur au savant.

 

LA CINQUIEME FONCTION DU PRINCE EST ECONOMIQUE.

Assurer l’aisance nécessaire à la vertu.

Et l’honneur est dû :

D’abord au paysan parce que son travail embellit la terre de tous ;

Ensuite à l’industriel (l’artisan) parce que les choses produites seront le bien de beaucoup et qu’elles reflètent visiblement l’intelligence de l’ingénieur.

Enfin et en dernier : au commerçant et au banquier parce que leur fonction est purement mécanique et ne produit aucun bien autre que l’échange.

 

ET LE PREMIER DEVOIR DE LA SAINTE EGLISE DU CHRIST EST DE CONDUIRE LE PRINCE DANS SA MISSION SURHUMAINE D’ETRE LE LIEUTENANT DE DIEU SUR LA TERRE (rappel : Jésus à Pilate : «tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’était donné d’en haut »)

 

HORS DU CHRIST LES TENEBRES

HORS DU CHRISST LA MORT

HORS DU CHRIST LE DESESPOIR.

 

 

NOTE DE LA REDACTION

Ceci clôt la partie consacrée à l’anatomie et physiologie du libéralisme dans la Société Civile.

L’abbé Philippe MARCILLE a consacré un dernier chapitre à l’étude des dégâts du libéralisme à l’intérieur de l’EGLISE ; il n’est pas de notre propos de le reproduire car cela concerne les affaires d’Eglise, or notre intérêt premier en tant que Politique laïc s’arrête à l’étude du Libéralisme dans l’orde de la SOCIETE CIVILE ;

Les lecteurs qui seraient intéressés par la suite de l’étude de Mr l’abbé Marcille peuvent commander le fascicule « anatomie et physiologie du libéralisme » aux Editions Marchons Droit – 03110   Le Brout Vernet.



[1] Robinson Crusoé, le vrai, fut retrouvé 5ans après avoir été abandonné sur son île déserte par un capitaine anglais, il était fou.

[2] ) Eilb-Eibesfeldt, cité dans Chafarévitch ? Le phénomène socialiste : « C’est surtout entre le 6ème et le 11ème mois que l’enfant établit des liens personnels avec sa mère (…) Si ces liens manquent ou sont insuffisants, durant les premiers mois (dans la crèche), il grinche et s’accroche à tous ceux qui s’occupent de lui. Le second mois, il pleure beaucoup et perd du poids. Le troisième, il ne fait que geindre et tombe peu à peu dans l’apathie. Si le séjour se prolonge, le traumatisme est irréversible. Sur un échantillonnage de 91 enfants séparés de leur mère depuis l’âge de 3 ans, 34 étaient morts avant d’avoir atteint deux ans et le coefficient de développement des survivants ne dépassaient pas 45% de la normale. A quatre ans, beaucoup étaient encore incapable de marcher, de se tenir debout, de parler ».

[3] K.Lorenz, Dass sogenante Böse 1963.

[4] Les chiffres et les faits sont extraits d’une intervention de Monsieur Yannick Bonnet au congrès de l’AFS 1992, bulletin AFS n°105 ;

[5] (ecrit en 1994, cet essai n’a pas pris une ride)note de la rédaction

[6] Cette volonté de rupture sociale avec Dieu n’est pas encore totale dans la fondation des Etats-Unis d’Amérique, ni dans le régime de Cromwell, ni dans le coup d’état anglais de 1688. on a affaire à une évolution vers le bas. Pas une « transition de phase ».

[7] Les études du professeur Jean de Viguerie sur le génocide vendéen ont été qualifiées dans Le Monde de révisionnisme.

[8] On peut lire L’empire et les nouveaux barbares par M.Rufin(Lattes, 1991). Ce mauvais livre donne une idée assez exacte de la manière dont un haut fonctionnaire de l’ONU voit les pays du Tiers Monde. On peur consulter aussi le « Mémorandum 200 » du conseil de sécurité américain (1974), publié dans le n°8 de la revue Le temps de l’Eglise, avec un reportage sur les campagnes de stérilisation massive en Inde ou aux Philippines. Des informations plus récentes ont révélé qu’au Brésil,les villages de provinces entières ont été stérilisés.

[9] Voir la conférence du défunt Vladimir Volkoff dans l’ouvrage collectif : « l’envers des droits de l’homme » éd. Renaissance Catholique 1993               

[10] Cité dans « les modérés » d’Abel Bonnard réédité par Les Grands classiques 1993

[11] Voir l’article de Gérard Spiteri, « la police des mots » dans « Le Spectacle du Monde » n°386 et l’intéressant essai « la culture gnan-gnan » par Robert Hugues, éd Arléa.

[12] Note de la rédaction : depuis 1994 en France c’est pas mal non plus surtout depuis la création de la Halde ; les Français commencent à rire plutôt avec leur bile. Dernièrement par exemple, ce professeur traîné devant les tribunaux pour avoir « menacé un enfant de lui couper le zizi, s’il continuait à les murs de la cour », et les parents ont porté plainte pour traumatisme psychique de l’enfant, Qui de nous de la génération de plus de 40 ans n’a pas entendu des menaces d’autorités exagérées sciemment sachant qu’elles n’étaient pas vraies, bientôt nous aurons comme dans les pays du nord de l’Europe des parents qui seront poursuivis en justice pour avoir simplement donné une correction bien sentie à leur gamin qui le méritait, comme nous même avons reçu avec justice pour nos frasques enfantines celles de nos parents.

[13] Archipel du Goulag, T.1, chap. 3

[14] St Jean, 3, 20

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