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 Autres textes politiques

 

 

 

(a) L'ordre politique: l'homme, animal politique

 

                L'homme est par nature un être social pour trois raisons: tout d'abord pour assurer sa survie biologique, par sociabilité (tout homme est par nature l'ami de tout autre homme, d'un certain amour général), pour progresser dans son intelligence et sa vertu. La parole le prouve: elle permet la communication entre les hommes sur ce qui est bon ou mauvais. Ce faisant, elle est la preuve que l'homme a la connaissance du bien et du mal et qu'il est capable de raisonner. Elle est aussi la preuve de la nature sociale de l'homme.

Cependant, l'homme peut vivre solitaire de deux façons: par rejet de la société, ce qui est bestial, ou par piété mystique, ce qui dépasse l'humanité. La solitude, tout comme la pauvreté, n'est pas la perfection elle-même, mais un des moyens d'atteindre la perfection. Or l'homme parfait est celui qui se suffit à lui-même, sans haine ni mépris; il s'agit donc d'un solitaire contemplatif. La perfection de la contemplation vient soit de la main de Dieu (Saint Jean-Baptiste), soient des exercices spirituels. Celui qui applique ces exercices le fait grâce à son intelligence qui lui donne la capacité de trouver le bien par l'enseignement qu'il reçoit, et grâce à sa volonté, qui le place au-delà des affectations nuisibles de l'être humain. Il en découle que la vie sociale est nécessaire pour qui aspire à la perfection; la solitude est pour qui l'a déjà atteinte.

 

 

(b) L'inégalité naturelle

 

                Il n'y pas d'ordre achevé sans inégalité entre ses membres. Il faut de tout pour faire un monde.

En fait, ni l'inégalité ni la domination de l'homme sur l'homme ne sont des châtiments dus au péché originel. L'état primitif devait comporter des inégalités, ne serait-ce quant au sexe, qui permet la génération.  Tout homme n'a pas non plus les mêmes aptitudes à la justice et à la science. Par le libre-arbitre, l'homme peut appliquer son âme à connaitre la Vérité. Mais tous n'y parviennent pas. Il en va de même pour le corps: certains naissent plus robuste que d'autres.

Le mot domination peut être compris de deux façons: par les rapports de maîtres à esclaves ou par le simple rapport de sujétion. Ici, l'esclave diffère de l'homme libre en ce que l'homme libre est cause de lui-même, tandis que l'esclave est ordonné à un autre. L'esclave ne peut atteindre son bien propre, car il fait pour un autre que lui, son maître. Cette domination est une peine et une épreuve pour l'esclave. En revanche, un homme domine un autre en qualité d'homme libre lorsqu'il s'efforce de le mener vers le bien du dominé ou vers le bien commun.

Quoiqu'il en soit, l'homme est soumis à un ordre triple: divin, naturel et politique. Nos actes et nos raisonnements sont orientés selon les règles de la raison. Par la grâce et la Providence, la loi divine dirige en tout et pour tout. Enfin, l'ordre politique s'impose à tous.

 

 

 (c ) Le bien commun

 

                "L'homme est une partie de la communauté: il est donc en tant que tel quelque chose de la communauté."Or le bien commun est la fin de chacune des personnes vivant dans la communauté, comme le bien du tout est la fin de chacune de ses parties. Le bien commun est donc supérieur aux biens particuliers. L'homme, tout comme la famille qui l'a vu naitre, sont soumis au bien du tout qu'est la cité, considérée comme la communauté parfaite. C'est pourquoi les citoyens se sacrifient pour que la cité puisse continuer à vivre. C'est l'égoïsme de l'homme qui le détourne du bien commun au profit de son bien particulier.

Toujours est-il que l'autorité politique peut sacrifier une partie pour conserver ou augmenter le tout. Il faut en effet préférer le salut de la multitude à la paix de quelques hommes particuliers. Aussi ne faut-il pas hésiter à offenser ou à contrarier ceux qui, par perversité, empêchent le salut de la multitude.

De plus, il ne saurait y avoir opposition entre bien propre et bien commun, car le bien propre ne peut exister sans le bien commun soit de la famille, soit de la cité. Ce qui est bon pour la cité l'est pour l'individu et "ce qui est au tout appartient sous un certain angle à la partie".

Toutefois l'homme n'appartient à la cité comme un membre à un corps. Il est libre dans une cité qui n'a qu'une unité d'ordre. Il participe de la cité comme le soldat envoyé seul en opération participe au plan général de la guerre.

 

De plus, il y a une hiérarchie entre les biens: chaque chose existe pour ses actes en fonction d'une finalité qui la dépasse. Toutes les parties existent pour la perfection du tout qui les dépasse.

Il faut également distinguer le bien commun intrinsèque d'un tout, de son bien extrinsèque. Ainsi l'ordre ou la discipline est le bien intrinsèque de l'armée, mais son bien extrinsèque, c'est la victoire, qui est aussi le bien du chef de guerre.

Cependant, existent des biens communs à l'espèce humaine, supérieurs au bien commun d'une cité. Puisqu'il permet la continuité de l'espèce, le mariage ou la procréation fait partie de ces biens communs que la cité ne peut empêcher ou interdire.

 

L'homme tend vers la perfection de son être. Or Dieu est la perfection même. La fin de l'homme est donc Dieu. Le bien divin l'emporte alors sur les biens humains.

Le bien commun est meilleur que le bien privé s'ils appartiennent au même genre. Mais il peut arriver que le bien privé l'emporte sur le bien public pour peu que leurs genres soient différents. Si le bien privé relève de Dieu, il sera toujours supérieur à un bien public.

 

 ( d ) De la loi éternelle à la loi humaine

 

 

                La loi est l'œuvre de la raison et c'est la raison qui, au-delà de la volonté du peuple ou du prince, impose une loi. Seule la raison peut déterminer les moyens d'atteindre une fin. C'est pourquoi elle doit être à l'origine de la loi. L'objet de la loi est le bien commun. Elle permet en effet d'ordonner les parties au tout.

La multitude ou celui qui a charge de la multitude sont les seuls à pouvoir promulguer la loi. La loi est ainsi "une disposition de la raison en vue du bien commun", établie et promulguée par celui qui a la charge de la communauté.

La loi humaine dérive des lois naturelles que les scientifiques ou les penseurs découvrent, qui dérive elles-mêmes de la loi éternelle.

 

                Le rôle de la loi est de rendre bons ceux à qui elle est donné. En effet, elle doit les amener à pratiquer la vertu afin que le bien du tout soit respecté. De fait, la vertu est double: acquise ou infuse. Elle est acquise par la répétition assidue des actes permis par la loi ou, au contraire, par leur interdiction. Elle est acquise car les citoyens ont été obligés de la pratiquer pour être en conformité avec la loi. Elle est infuse que si elle est conservée et développée par l'individu. La loi n'impose cependant qu'une vertu moyenne, celle nécessaire au bien commun. Un bon citoyen n'est pas nécessairement un saint.

La loi doit évidemment bannir le mal et appliquer le bien. Mais bannir tous les vices serait illusoire, car les citoyens ne sont pas tous vertueux. Il faut surtout bannir les plus graves, ceux que la majeure partie des gens ne pratique pas et dont ils peuvent facilement s'abstenir tels que les homicides ou les vols. "La loi humaine a pour but d'amener les hommes à la vertu, non d'un seul coup, mais graduellement."Si la loi n'est pas aussi tolérante, les non-vertueux ne pourraient l'appliquer; avec l'emportement et les passions, ils tomberaient dans des maux encore plus grands. De plus, en arrachant tout les maux, elle supprimerait également de nombreux biens dus à la conversion des non-vertueux. Elle interdit ce qui rend impossible la vie en société et traite les autre maux comme étant licite, c'est-à-dire qu'elle ne les approuve pas, mais ne les punit pas.

 

                Les lois peuvent s'écarter de la raison; elles sont dites iniques. Elles conservent cependant quelque chose de la loi en ce qu'elle émane du pouvoir. Elles poussent le citoyen à l'obéissance, les rendant bons, non pas dans l'absolu, mais relativement au régime en place.

Les lois d'institutions humaines sont justes ou injustes sous plusieurs angles:

-la fin: elles doivent être ordonnées au bien commun, et non au bien particulier

-leur auteur: elles doivent s'inscrire dans le cadre des pouvoirs conférés à celui qui promulgue la loi

-leur teneur: elles doivent être proportionnelles à ce que peuvent supporter les citoyens et répartit de façon égale.

Dans tous les cas, "il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes."Comme le disent les Actes des Apôtres.

 

La loi peut changer: la raison humaine est imparfaite et les sociétés humaines évoluent, c'est pourquoi les lois qui en dépendent ne sont éternelles. Toutefois changer la loi peut impliquer un changement dans l'observation de la loi: la coutume change avec la loi, et le pouvoir perd alors de son influence. C'est pourquoi il est parfois utile de chercher à compenser les effets néfastes d'une loi par d'autres moyens que sa suppression.

 

La coutume peut devenir une loi si la multitude qui l'applique est libre et capable de se donner des lois. Son avis l'emporte alors sur celui du prince. Si au contraire elle est incapable de se donner des lois, la coutume a tout de même force de loi en ce qu'elle est tolérée par les dirigeants qui ne l'ont jamais condamnée.

 

Par définition, la loi humaine doit dériver de la loi naturelle; il est alors nécessaire de distinguer le droit public du droit privé. Par définition, la loi humaine est ordonnée au bien commun de la cité. Ceux qui apportent spécialement leurs contributions au bien commun sont  de plusieurs sortes: les prêtres, les princes et les soldats, qui possèdent tous des droits particuliers à leurs charges. Par définition, la loi humaine est instituée par celui qui gouverne la communauté de la cité. Celui-ci concerne la royauté, dite "constitution des princes", l'aristocratie (gouvernement des meilleurs) dont les lois sont "les sentences des sages "ou  les "sénatus-consultes", l'oligarchie (gouvernement d'un petit nombre) pour laquelle on parle de droit prétorien, ou honorariat, la démocratie, pour laquelle on parle de "plébiscite", et la tyrannie pour laquelle on ne peut parler de loi.

 

 

( e ) Le meilleur régime

 

                L'unité fait partie de l'idée de bonté. Or nous avons besoin de l'unité pour atteindre paisiblement une fin qui est un bien. Désirer un bien revient à désirer l'unité qui nous y mènera.  Le meilleur gouvernement est donc celui d'un seul, car la cause propre de l'unité est l'un. Plusieurs ne peuvent assurer l'unité s'ils ne sont pas unis d'une quelconque manière. C'est pourquoi la multitude est mieux gouvernée par un seul que par plusieurs.

 

Cependant la puissance du roi peut se retourner contre lui. C'est pourquoi la royauté doit être tempérée. Pour que l'organisation des pouvoirs dans une cité soit bonne, il faut veiller sur deux choses: la première est que le peuple ait une partie du pouvoir, car il aimera et il défendra ce qui lui appartient; la seconde concerne les formes de régimes ou d'organisation des pouvoirs.

La royauté est le régime où un seul exerce le pouvoir en raison de sa vertu; l'aristocratie est celui où les meilleurs exercent le pouvoir en raison de leurs vertus. Puisque les meilleurs doivent gouverner, tout le monde est susceptible d'être élu. Le meilleur des régimes est donc un régime mixte, mêlant la royauté, l'aristocratie et la démocratie, à l'exemple de Moïse et de ses successeurs. Moïse et ses successeurs gouvernaient seuls, mais 72 Anciens étaient choisis dans le peuple en raison de leur vertu. Ce gouvernement était tout à la fois monarchique (dirigé par un seul), aristocratique (les 72 participaient au gouvernement) et démocratique (les 72 étaient élus parmi les autres). De plus, la dignité et la majesté royale exigent que le roi ait des ministres ou des intermédiaires, car il ne peut être partout présent dans son royaume.

 

Plusieurs règles doivent présider à l'établissement d'un roi:

-Le mode de choix du roi: il faut compter Dieu et éviter d'élire un étranger qui n'aurait cure du peuple gouverné auquel il n'appartient pas.

-Ils ne doivent pas abuser de leur pouvoir pour accumuler richesses, femmes et vanités qui les mèneraient à la tyrannie.

-Ils doivent méditer la loi de Dieu pour respecter ses obligations.

-Ils ne doivent en aucun cas mépriser leurs sujets.

 

Une hiérarchie est une multitude ordonnée et unifiée sous le commandement d'un seul. Or la multitude ne serait pas ordonnée s'il n'y avait différents ordre. La multitude requiert la diversité des ordres, organisés selon les offices et les activités de chacun (les juges, les soldats, les agriculteurs…). Mais la multitude s'organise aussi par une hiérarchie sociale allant des plus nobles et des plus éduqués à ceux qui le sont moins.

 

 

( f ) Le bon gouvernement: l'intelligence au pouvoir

 

                La puissance intellectuelle domine et dirige naturellement. Les hommes qui ont la prééminence de l'intelligence dominent naturellement ceux qui ont la puissance d'action. Le chef devient injuste s'il usurpe le pouvoir et s'il dirige par la force, et non par l''intelligence. Il convient donc que le dirigeant soit instruit et éduqué en fonction du bien commun. Les prêtres ont là leur rôle à jouer. Ils ne peuvent prétendre aux plaisirs et aux fastes de la cour, mais ils ont un rôle pédagogique à jouer auprès du roi.

 

 

( g ) Portrait du bon gouvernant

 

                La prudence n'est pas seulement l'habileté à éviter les dangers, mais aussi, et surtout, la vertu selon laquelle un homme délibère, juge et commande en fonction de sa finalité propre. La prudence concerne donc tous les hommes, quels qu'ils soient. Le chef doit être prudent: le conseil, objet de la vertu d'eubulie, qui aide à bien délibérer, et le jugement, objet de la synesis ou de la gnome, qui favorise le meilleur choix, précèdent l'acte de commander.

La prudence a pour objet les actions humaines contingentes. Dans ce domaine, l'homme ne peut être dirigé par des vérités absolues et nécessaires. L'expérience aide donc à a délibération; elle fait partie de la prudence. La prudence nait et augmente grâce à l'expérience et au temps. L'expérience elle-même est le fruit de souvenirs nombreux. "C'est à partir des événements passés que nous devons prévoir ceux qui vont advenir."C'est pourquoi la prudence inclut le fait d'être à l'écoute des sages ou des anciens. Cette attitude est la base de la docilité, qui fait également partie de la prudence. L'homme apprend ainsi la sagacité, qui permet de raisonner par soi-même en fonction du bien commun.

L'imprudence, la précipitation, l'inconstance ou la négligence s'oppose à la prudence en ce qu'elles nuisent au bien commun. La mauvaise volonté ou l'ambition peut également empêcher toute forme de prudence.

 

                Il y a autant de prudence que de communautés poursuivant des finalités distinctes: la prudence militaire, la prudence commerciale, la prudence familiale…La prudence politique est parfaite car elle dirige la plus parfaite des communautés, la cité, et que sa finalité est le bien commun. Il s'agit de la prudence "regnative", car elle s'applique au royaume. Toutefois la prudence du chef ne suffit pas; les sujets en ont aussi. S'écartant d'Aristote, Saint Thomas souligne que l'homme, par son libre-arbitre, doit se faire une opinion des ordres qu'il reçoit et n'agir qu'après avoir délibérer.

 

 

( h ) Une majorité immorale

 

                "Il y a dans l'homme une double nature: l'une raisonnable, l'autre sensible." Mais la raison passe toujours par les sens ; c'est pourquoi les hommes se laissent entrainer dans les plaisirs de la chaire. Seul un petit nombre dépasse ce stade pour raisonner en faisant abstraction du sens.

 

 

( i ) Pouvoir temporel et pouvoir spirituel

 

                Les pouvoirs spirituel et séculier viennent de Dieu; c'est pourquoi le pouvoir séculier est soumis au pouvoir spirituel dans ce qui concerne le salut des âmes. Dans ce domaine, les hommes sont tenus d'obéir au pouvoir spirituel. Mais dans le domaine civil, ils doivent obéir au pouvoir séculier. A moins qu'une personne comme le pape ne réunisse les deux pouvoirs.

Le pouvoir séculier étant soumis au pouvoir spirituel comme le corps à l'âme, le pouvoir spirituel peut influencer le pouvoir séculier sans commettre d'abus de pouvoir.

Dans le cas où un prince païen viendrait à gouverner des catholiques, le risque pour la foi est tel que les chrétiens doivent l'éviter à tout prix et se donner un nouveau roi.

Dans le cas d'une autorité païenne préexistante, les catholiques ne peuvent rien faire. En effet, l'autorité est établie de droit humain, tandis que la distinction entre les fidèles et les infidèles relève du droit divin. Or le droit divin ne supprime pas le droit humain puisque tout pouvoir vient de Dieu. Mais les catholiques ne doivent pas renoncer à convertir le prince.

Si le prince change de religion, il est ipso facto excommunié. L'Eglise n'a pas le pouvoir de condamner ceux qui n'ont jamais reçu la foi, mais elle le peut de ceux qui abandonnent le catholicisme. Or ce prince ne doit pas exercer son influence sur des sujets qui ont la foi, et ce afin que le bien commun soit garanti. Ses sujets sont donc déliés de sa souveraineté et du serment qui les attachent à lui.

Mais il convient toutefois de tolérer les autres religions: leurs interdictions pourraient provoquer des maux plus grands que leurs simples existences. Saint Augustin pouvait dire en expliquant cette logique: "Ôtez des affaires humaines les filles publiques, et vous aurez troublé tout par le déchaînement des passions."

 

Ceux qui n'ont jamais reçu la foi ne doivent pas être convertis de force. Croire relève de la volonté et le catholique ne peut obliger personne. Il peut simplement défendre sa foi en empêchant que des blasphèmes ne soient commis ou en garantissant la pratique religieuse. Ce fut le prétexte à de nombreuses guerres. Quant à ceux qui ont reçu la foi un certain temps, et qui la rejette, comme le font les hérétiques ou les apostats, les catholiques se doivent de les maintenir dans la vraie foi pour leur bien propre. Ceci peut se faire par la force physique aussi bien que par la persuasion.

Pour Saint Thomas d'Aquin, du côté des hérétiques, étant donné que le fait de corrompre la foi est beaucoup plus grave que celui de braver les interdits légaux( puisqu'il s'agit de la vie de l'âme), l'hérétique se coupe de l'Eglise par l'excommunication. Comme leur faute est l'une des plus grave, ils méritent, tout comme les faux-monnayeurs ou les criminels, d'être coupés du monde par la mort. Du côté de l'Eglise, la miséricorde la pousse à ne pas condamner immédiatement, mais après un premier, puis un second avertissement. Mais, au-delà, l'Eglise, n'espérant plus sa conversion, cherche à protéger le bien commun en le livrant au jugement séculier pour que l'hérétique soit mis à mort.

 

Le bien incréé dépasse tout bien créé. Dès lors, toute fin incréée dépasse toute fin créée. Celui qui meurt pour protéger le bien commun, créé, sans se référer au Christ n'est pas un martyr; mais celui qui s'y réfère est un martyr, car il meurt pour sauvegarder une fin incréée.

 

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