Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 19:39
Source : Le Figaro

Mohammad Reza Ali Zamani au cours de son procès devant le Tribunal révolutionnaire, le 8 août dernier à Téhéran.

Cette condamnation serait la première depuis les manifestations post-électorales de juin dernier.

Mohammad Reza Ali Zamani a été condamné à mort pour son rôle dans le mouvement de protestation qui a ébranlé la République islamique, après l'élection présidentielle de juin, vient d'annoncer le site Internet réformiste mowjcamp.com. Il s'agit de la première peine capitale prononcée par la justice iranienne contre un des participants aux manifestations qui ont suivi la réélection contestée le 12 juin de Mahmoud Ahmadinejad à la prési­dence de la République. L'information n'a toutefois pas été confirmée de source officielle.

Réagissant immédiatement à cette annonce, le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa «vive émotion». Elle «ternit encore l'image du régime», a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay, qui a réaffirmé du même coup le soutien moral de Paris aux manifestants.

Mohammad Zamani fait partie des 140 personnes à avoir été renvoyées devant la justice, après les troubles du début de l'été. Son verdict lui a été annoncé lundi, après son transfert de la prison d'Évin, au nord de Téhéran, au Tribunal révolutionnaire. «Des aveux importants lui ont été extorqués», prévient mowjcamp. Selon un analyste iranien joint par téléphone à Téhéran, son avocat a fait appel, ce qui repousse l'application de la peine capitale.

Mohammad Zamani est membre de l'Association de la monarchie en Iran, un mouvement basé aux États-Unis mais interdit en République islamique. Il avait comparu le 8 août dernier devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran, le même jour que la chercheuse française Clotilde Reiss, qui attend actuellement son jugement à l'ambassade de France. Zamani avait été accusé d'être un «mohareb» (en guerre contre Dieu) «du fait de son appartenance à cette organisation, d'avoir insulté les valeurs religieuses, de propagande contre le ré­gime, et d'avoir agi contre la sécurité nationale».

 

Atermoiements

 

En août, l'agence semi-officielle Mehr rapportait qu'il avait «accepté» les accusations portées contre lui. Mais au procès, son avocat avait rejeté par avance de telles charges, faisant valoir que dans la mesure où il n'avait pas porté d'armes, on ne pouvait pas l'accuser d'être un «mohareb». Il avait demandé la grâce pour son client. Nul ne sait si cette condamnation sera confirmée par le régime, maître dans l'art de maintenir un brouillard autour de ces procès, mais «cet effet d'annonce» marque visiblement «un durcissement dans la procédure». «Les familles des détenus n'ont pratiquement plus de droits de visites, explique l'analyste précité. Les organisations de défense des droits de l'homme se plaignent de leurs conditions de détention, quant aux avocats, ils n'ont pas accès aux dossiers», poursuit cette source qui tient à rester anonyme.

Ce durcissement remonterait à quelques semaines. Mi-septembre, une vingtaine de prisonniers devaient être élargis, mais au dernier moment, la justice reporta leur libération.

Ces atermoiements s'inscrivent dans le bras de fer auxquels se livrent pouvoir et opposition, depuis la contestation post-électorale, qui n'est pas encore éteinte. «Le pouvoir se sert de ces dossiers comme d'une carte, poursuit l'analyste. Il ne peut pas libérer immédiatement les protestataires. Il ne peut pas les condamner à mort ; et s'il les condamne à deux ou trois ans de prison, ça risque d'envenimer encore la situation.» Après avoir relâché 140 détenus fin juillet, la justice en détient toujours près de 200, dont 50 «hommes politiques, des membres de groupes antirévolutionnaires et des étrangers». La seule personnalité politique à avoir recouvré la liberté est Saïd Hajjarian, l'ancien conseiller du président réformateur Mohammad Khatami. Mais l'homme est malade, et «il aurait bien joué sa partition» en faisant des aveux, minimise un diplomate occidental.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

  • : Alliance Royale Nivernais Berry
  • Alliance Royale Nivernais Berry
  • : Blogue de soutien à L’Alliance Royale, qui est un parti politique fondé en 2001 et regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus qu’il est temps de reposer la question des institutions dans le débat politique français. L’Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d’inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions.
  • Contact

RENDEZ-VOUS

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Nouvelles de la France Réelle

 

VGbandeau4.jpg

 

LA LIBERTE 
N'A PAS DE PRIXTVLibertés – La liberté n'a pas de prix

salonbeige678
réactualisation continue

logo_present.png

LA RADIO LIBRE DU
logo-page-de-garderadio-courtoisie.png PAYS REEL

   Pour éviter de perdre du temps à consulter journellement notre site pour ses éditoriaux réguliers, abonnez-vous tout simplement à la news letter (ci-dessous

En revanche, il est conseillé fortement d'éditer les dossiers clés pour se remettre la tête à l'endroit dans le discernement des esprits; ces dossiers se trouvent dans le pavé des dossiers à droite de votre écran.
 

Newsletter

Abonnez-vous pour être averti des nouveaux textes publiés
 

Divers

bulletin d'adhésion

blogue de Chantal de Thoury avec ses propositions

   
photo1

 


La plateforme politique de l'ALLIANCE ROYALE, est proposée à tous nos compatriotes par tous les candidats investis par celle-ci, et chacun des candidats dans ses compétences propres a aussi à proposer des changements ou aménagements de loi au gouvernement pour le BIEN COMMUN de tous,

En ce qui concerne le travail et propositions politiques de Chantal Sainsère de Thoury selon ses compétences et talents, elle les présente et defend sur le blogue

 

 

Les Rois ont fait la France

elle se défait sans ses rois