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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:56

civitas33.immigration.jpgRéponse à des chrétiens ignorants qui s’appuient sur des textes bibliques sans considérer l’ensemble de l’enseignement.

Par Pierre Martin (pour CIVITAS)  extrait du n°33 livret mensuel CIVITAS sur le dossier complet « Immigration : Une approche chrétienne »  à se procurer sur :  http://www.civitas-institut.com/content/blogcategory/40/56/

 

« La  Bible demande d’accueillir l’étranger »

C’est l’argument que les Chrétiens progressistes avancent pour faire accepter l’immigration massive et empêcher toute résistance face à ce phénomène. Pour conforter leur thèse, ils prennent généralement l’exemple du Bon Samaritain (Luc 10, 29-37) et citent certains passages des Saintes Ecritures :

« Si un étranger habite en votre terre et s’il demeure parmi vous, ne lui faites point de reproches mais qu’il soit parmi vous comme un indigène et vous l’aimerez comme vous-mêmes car vous avez été vous aussi étrangers dans la Terre d’Egypte. Je suis le Seigneur votre Dieu » (Lévitique, 19, 33-34).

« J’étais sans asile et vous m’avez recueilli. » (Matth., XXV, 35)

Réponse

Tout d’abord, les progressistes oublient généralement de citer d’autres passages de l’Ecriture Sainte qui vont à l’encontre de leur proposition :

« Admets chez toi un étranger et il te renversera au milieu du désordre et il t’éloignera de tes propres biens. » (L’Ecclésiastique 11,36)

Ensuite, ils interprètent de façon abusive les textes des Saintes Ecritures : La première citation de la Bible : celle du Lévitique-, ne dit pas qu’il faut accueillir massivement les immigrés mais simplement qu’il convient de ne pas les maltraiter (ce qu’ont toujours dit les mouvements politique qui dénoncent l’émigration (ndlr : dont l’Alliance Royale) qui entendent combattre non pas les immigrés mais m’immigration). Et la deuxième citation – celle de St Matthieu – elle, n’est en fait qu’un rappel du devoir d’hospitalité temporaire (c’est une œuvre de miséricorde corporelle) que nous avons à exercer en tant que chrétiens, à l’égard des inconnus nécessiteux de passage que Dieu a placé sur notre route et que nous sommes invités par charité à secourir – ce secours ne doit d’ailleurs pas seulement s’entendre au niveau matériel mais aussi et surtout au niveau spirituel. Il n’a jamais été question d’une installation définitive de ces « étrangers » dans la maison de leurs hôtes.

Enfin, l’exemple du Bon Samaritain, loin d’appuyer leur argumentation l’affaiblirait plutôt car dans la parabole du Bon Samaritain, c’est l’étranger en voyage qui porte secours à l’autochtone et non l’inverse. Le Christ voulait simplement à travers cet exemple montrer que la Charité envers le prochain n’exclut personne (ici le Bon Samaritain haï devient le prochain par miséricorde, comme l’explique Saint Augustin) ce que bien sur, aucun catholique ne conteste. Il n’en reste pas moins vrai qu’il existe une hiérarchie dans la charité, ainsi que le souligne la sainte doctrine catholique traditionnelle (1)

·          «  Si quelqu’un n’a pas soin des siens et principalement de sa famille, il a renié sa foi e t il est pire qu’un infidèle. » (Saint Paul, première épitre à Timothée, 5, 8) »

 

·         Comme tu ne peux être utile à tous, tu dois surtout t’occuper de ceux qui selon les temps et les lieux ou toutes autres opportunités te sont le plus étroitement unis comme par un certain sort ; par sort en effet, il faut entendre quiconque t’est lié temporellement et qui adhère à toi, ce qui fais que tu choisis de l’avantager (…) » (Saint Augustin, Doctrine Chrétienne, L, .I, ch.28)

 

·         « Il faut que l’affection de l’Homme soit ainsi ordonnée par la Charité que d’abord et principalement il aime Dieu, ensuite soi-même, enfin le prochain et parmi les prochains, davantage ceux qui sont les plus proches et plus à même de nous aider. » (Saint Thomas d’Aquin, Compendium théologiae)

 

·         « La loi naturelle nous ordonne d’aimer d’un amour de prédilection et de dévouement le pays où nous sommes nés et où nous avons été élevés (…) » ( Léon XIII, Sapientiae Christianae, 10 janvier 1890)

 

·         « Oui, elle est digne non seulement d’amour mais de  prédilection, la patrie dont le nom sacré éveille les plus chers souvenirs et fait tressaillir toutes les fibres de votre âme, cette terre commune où vous avez eu votre berceau, à laquelle vous rattachent les liens du sang et cette autre communauté plus noble des affections et des traditions.) (Saint Pie X, Discours à l’évêque d’Orléans et à des pèlerins français, 19 avril 1909)

 

·         « Si la loi de charité s’étend à tous les hommes, même à nos ennemis, elle veut que soient aimés par nous d’une manière particulière les personnes auxquelles nous unit le lien d’une patrie commune (…) » (Benoît XV, Lettre apostolique Dieuturni, 15 juillet 1919)

 

·         « (…) Dans l’exercice de la charité, il existe un ordre établi par Dieu, selon lequel il faut porter un amour plus intense et faire du bien de préférence à ceux à qui l’on est uni par des liens spéciaux. Le Divin Maître lui-même donna l’exemple de cette préférence envers sa terre et sa patrie en pleurant sur l’imminente destruction de la Cité Sainte. » (Pie XII, Summi pontificatus, 20 octobre 1939)

 

  

« L’Eglise demande le regroupement familial »

Xavier Ternisien, journaliste à Croire Aujourd’hui, revue progressiste, écrit ainsi :

« On peut résumer [l’enseignement de l’Eglise sur l’immigration] en quelques phrases. Il existe un droit à l’immigration et ce droit ne peut être limité que pour « des motifs graves et objectivement fondés relevant du bien commun » Ce droit appartient « non seulement aux individus mais aux familles entières » (2). Par conséquent l’Eglise soutient le regroupement familial » (3)

 

Réponse

Xavier Ternisien est un peu rapide dans ses conclusions car il passe directement d’un principe général à une application pratique sans en mentionner les limites éventuelles.

Rappelons en préalable que le regroupement familial est un problème annexe de l’immigration mais important tout de même car il revient à installer définitivement des populations sur le sol de la nation et donc à pérenniser l’immigration actuelle. De plus, c’est un formidable accélérateur de celle-ci : en effet, lorsque l’on accueille un réfugié ce sont en réalité en moyenne cinq personnes que l’on fait entrer sur le territoire de l’Etat (4)

Il est vrai que certains documents du Magistère vont dans le sens du regroupement familial et qu’il semblerait qu’on ne puisse pas ici invoquer le bien commun contre le droit des gens. (5)

 «  Parmi les valeurs spirituelles et morales qui doivent être sauvées dans l’émigration et dans l’immigration (…), il y a la dignité et les droits de la personne humaine et de la famille, pour que celle-ci demeure réunie, qu’elle puisse se créer un nouveau chez soi et y trouver le nécessaire afin de vivre contente et agréable à Dieu (…) (Pie XII Allocution aux délégués de la Conférence internationale des migrations 17 octobre 1951)

Ce texte est clair mais il s’applique à une situation normale dans laquelle les immigrés viennent des pays chrétiens où la famille est monogamique. Si l’on accepte le principe du regroupement familial, il faut bien préciser que l’on parle uniquement d’une famille de type monogamique, telle qu’elle existe dans les pays de civilisation chrétienne et au sens étroit du terme : un père, une mère et leurs enfants mineurs. En effet, le mot famille n’a pas le même sens partout dans le monde. Dans de nombreux pays d’où est issue l’immigration actuelle, existe la polygamie. La polygamie, même si elle n’est pas pratiquée de fait reste cependant toujours une possibilité  pour ces populations – possibilité qu’elles estiment de droit. Bien entendu, la polygamie est inconcevable dans nos pays de civilisation chrétienne (Claude Lorne signale à ce propos dans Rivarol n°2668 du 7 mai 2004, dans la rubrique « Chronique des nouvelles tribus » cette information peu connue du grand public : « Par arrêt rendu en 1980, le Conseil d’Etat a autorisé la polygamie dans le cadre du regroupement familial »). Comment peut-on dans ce cas, invoquer  les droits fondamentaux de la personne pour justifier le regroupement familial dans ce cas alors que la dignité de la femme est bafouée (6) ? Par ailleurs, dans de nombreux pays du Sud, le terme de famille est pris au sens large : la famille, ce sont bien sur les parents et leurs enfants mais aussi les grands parents, les oncles, les tantes, les neveux, les nièces, les cousins et les cousines. Où s’arrête-t’on dans ce cas ?.

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(1)  Soulignons au passage que le principe de préférence nationale qui constitue l’antidote fondamental à l’émigration de masse, est un principe éminemment chrétien. Il correspond à cet ordre dans la charité que proclame l’Eglise qui est un ordre de priorité dans le bien que l’on peut faire. Il devrait être inscrit dans la constitution de tout véritable Etat Catholique. Que dirait-on en effet d’une mère qui s’occuperait des enfants des autres et délaisserait les siens ?

(2) Pastoralis migratorum cura n°1555, 15 janvier 1970

(3) (Xavier Ternisien est l’auteur de le front national et la foi chretienne   et croire aujourd’hui n°48du 15 avril 1998)

(4) puisque chaque réfugié a le droit de faire venir au moins une autre personne ; à savoir son conjoint (en fait ce sont en moyenne quatre personnes supplémentaires qui arrivent, enfants mineurs compris, d’après l’ouvrage récent du Général Gallois intitulé : le devoir de vérité (Paris CERF 2002, 302p, page 97))

(5) (note : Pie XII déclare ainsi dans son Allocution au Congrès des Etats des Humanistes le 25 septembre 1949 : « (…) ces droits essentiels sont tellement inviolables que contre eux aucune raison d’Etat, aucun prétexte de bien commun ne saurait prévaloir. Ils sont protégés par une barrière infranchissable. En deçà, le bien commun peut légiférer à sa guise. Au-delà, non, il ne peut toucher ces droits car ils sont ce qu’il y a de plus précieux dans le bien commun. »            Pie XII radio message de Noël au monde entier du 24 décembre 1942 avait déjà énuméré en les précisant ces « droits fondamentaux de la personne » qui découlent du Décalogue (en effet, le Décalogue, en imposant des devoirs à l’homme pour parvenir au salut, lui reconnaît aussi implicitement en retour des droits : c’est en ce sens que Pie XII parle de « droits de la personne humaine » ou de droit des gens, et non pas en référence à la maçonnique Déclaration des Droits de l’ Homme et du Citoyen de 1789 (Signalons à ce propos que les musulmans ont leur propre Déclaration des droits de l’Homme car ils considèrent celles de 1789 et de 1948 comme inacceptables, où Dieu est le grand absent).

Note : suite : Voici donc la liste de ces vrais droits naturels de l’Homme : « Le droit à maintenir et à développer la vie corporelle, intellectuelle et morale, en particulier le droit à une formation et à une éducation religieuses ; le droit au culte de Dieu, privé et public, y compris l’action charitable religieuse ; le droit, en principe au mariage et à l’obtention de sa fin, le droit à la société conjugale et domestique ; le droit au travail comme moyen indispensable ) l’entretien de la vie familiale ; le droit au libre choix d’un état de vie et donc aussi de l’état sacerdotal et religieux ; le droit à l’usage des biens matériels dans la conscience des devoirs propres et des limitations aussi sociales. »

(6)  Voir au sujet de la polygamie un intéressant article de Noëlle Saclet publié dans Rivarol n°2587 du 6 septembre 2002 et intitulé : « Demain, la polygamie en France ? » Il y est notamment rappelé qu’ « en Afrique, la polygamie, qui relève souvent du droit coutumier, possède aussi un statut légal a même titre que la monogamie : près de la moitié des pays (vint-six) ont légalisé la polygamie et l’ont inscrite dans leur juridiction civile ».

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Published by Alliance Royale Nivernais-Berry - dans Immigration
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