Maintenant que les esprits semblent se calmer un peu dans l’attente des avis autorisés, je m’en viens essayer de tirer réflexion de l’enjeu qu’est l’exploitation de la mine de charbon de Lucenay les Aix.
axiome : en toute chose, il faut considérer la fin.
Un acte quel qu’il soit doit toujours être orienté vers le BIEN COMMUN de la communauté qui en tirera bénéfice ou préjudice.
Quelle est la fin de l’enjeu de l’exploitation de la mine ?
1er bien commun : celui de la France (et aussi de la planète)
Contrairement à ce que pensent les uns, il ne s’agit pas en premier de donner du travail à un certain nombre de personnes ; cela n’en sera qu’une conséquence heureuse.
Le premier enjeu de l’exploitation de la mine de charbon concerne en tout premier lieu l’indépendance énergétique de la France. Cette indépendance énergétique est primordiale pour justement éviter le chômage, car la richesse d’un pays conditionne la prospérité de ses sujets. Or, l’épuisement à court terme des gisements pétrolifères veut que l’on se hâte de trouver des sources secondaires rapidement en attendant le développement à court terme des énergies dites renouvelables qui posent tout de même des problèmes techniques d’exploitations qui ne peuvent être résolus très rapidement.
De plus, on ne peut pas ne pas prendre en compte que les surfaces à exploiter en bio carburant devront être considérables, il n’est pas question de mettre en balance l’alimentation humaine aux dépends de la culture énergétique. A quoi nous servirait une profusion de carburant si nous devons mourir de faim devant des voitures bien nourries et le ventre vide dans des maisons bien chauffées.
La décision de l’exploitation de la mine de charbon de Lucenay concerne donc avant tout la stratégie économique de notre France, elle appartient donc en premier lieu au pouvoir régalien de l’autorité politique suprême, c’est à dire en ce moment du Président de la République.
Naturellement le pouvoir suprême prend conseil des autorités compétentes. Il doit analyser l’impact sur l’environnement, or celui-ci n’est pas négligeable. D’après ce que j’ai appris des différentes informations données, les « nuisances » habituelles de l’exploitation seront totalement contrôlées et traitées dans le cadre de l’industrie carbochimique ; seule reste le problème du gaz carbonique (dioxyde de carbone) qui n’est pas réellement une nuisance en soi car « rien ne se perdant rien ne se créant » il n’est que la réinjection dans l’atmosphère d’une molécule qui existait antérieurement à l’enfouissement et combustion lente (comme dans l’exploitation du charbon de bois), vraisemblablement sous l’effet d’une coulée de matière minérale à très haute température, d’une très grande quantité de matière organique, dans le cas du charbon. Dans le cas du pétrole, ce serait plutôt une fermentation anaérobie.
La nuisance vient en fait de la réinjection trop rapide dans l’atmosphère (moins de 2 siècles) de ce gaz carbonique provoquant ainsi un trop rapide effet de serre, cause de dérangements climatiques violents. Les nations ignorantes jusqu’à ces 3 dernières décennies de cet effet, n’ont pas pris les mesures nécessaires pour endiguer cette augmentation rapide du gaz carbonique. Au contraire, elles ont en général laissé déforester et elles n’ont pas compensé par des mesures par des plantations de végétaux à fort développement, ceux-ci étant de gros mangeurs de CO2 , en absorbant plus qu’ils n’en rejettent.
Dans le cas qui nous intéresse, il est donc nécessaire de pallier ce dégagement de gaz carbonique par des plantations à fort développement feuillu surtout plutôt que résineux ; je ne doute pas que les ingénieurs forestiers ne puissent trouver une ou des essence(s) intéressante(s) sur le site géologique de Lucenay, pour reformer des haies non taillées en hauteur comme cela existe dans le bocage breton ou dans la Mayenne.
Cela m’emmène à parler des haies, il est primordial de les replanter et de reconstituer des parcelles moins étendues ; pour cela il est nécessaire d’opérer une déduction fiscale de la partie plantée en haies dans le calcul de la taxe foncière et cela pour l’ensemble des agriculteurs de la France. De plus, comme on est obligé parfois d’utiliser le bâton en même temps que la carotte, il est primordial que le pouvoir central institue une taille de parcelle cultivable à ne pas dépasser et obligation de l’entourer d’une haie ; une mesure légale de taille maximum autorisée des engins agricoles pourra accompagner cette décision de façon à couper l’argument du matériel qui ne passe pas dans les champs.
Cette politique de replantation des haies représente une énorme masse de forêt en réalité et est primordiale dans la lutte contre l’effet de serre ainsi que face à la pollution des nitrates excédentaires de l’agriculture car la haie est grosse consommatrice de nitrates et par son système radiculaire profond s’approvisionne directement dans la nappe phréatique en y puisant sels minéraux excédentaires et nitrates.
Dans le cas maintenant de l’impact sur les propriétaires des terrains où se situe la mine.
Nous devons d’abord considérer que l’exploitation ne sera pas faite par l’Etat mais par une entreprise privée. Cela simplifie considérablement le problème car ce dont ont peur et je les comprends , les agriculteurs et éleveurs propriétaires et locataires, c’est d’être expropriés et de ne pouvoir vivre des revenus de leurs terres.
En ce qui concernent les propriétaires des terrains, il n’est nul besoin d’expropriation, la mine peut être exploitée en concession d’exploitation sous bail au même titre que l’exploitation des carrières et pourra donc procurer aux propriétaires un bon revenu.
En ce qui concerne les locataires, il est certain qu’il faudra leur procurer une compensation conséquente de manière à pouvoir leur procurer des terres de remplacement. Je ne doute pas que ce soit possible d’autant plus que par la politique des friches, sur décision gouvernementale il pourra en être recultivée la partie équivalente à la suppression des cultures par la mine. Un arrangement et des aides financières devraient être possible.
En ce qui concerne le dernier impact très important, il n’y a rien à ajouter à ce qui a été déjà dit. La mine est facteur d’emploi sur la région sud de la Nièvre
amenant avec les familles qui y travailleront tout l’environnement social (commerces, travailleurs indépendants libéraux et artisans etc...) ou si ce n’est pas le cas, conservation de toute façons, des infrastructures des communes environnantes dont certaines comme La Machine ont considérablement périclité.
Pour la nuisance visuelle ou de bruit,
elle ne sera que celle d’une carrière habituelle, la poussière étant traitée par mouillage ; le bruit sera de moins en moins fort à mesure que la mine se creusera et après tout on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Par contre pour les ouvriers il est certain que l’exploitation à ciel ouvert est nettement plus saine que celui dans des galeries souterraines.
Conclusion
Tout ceci étant dit, je crains malheureusement que la décision politique du pouvoir suprême ne soit pas prise comme il faudrait surtout en temps d’élection présidentielle. Le président de la République est l’homme d’un parti, il a l’œil fixé sur l’échéance électorale et ne peut se permettre de déplaire. C’est d’ailleurs pour cela que les derniers présidents n’ont pas été capables de faire autrement que de gérer les affaires courantes de la France et ont été incapables de mener des politiques à long terme et, s’ils en avaient le désir cela leur était impossible car pour cela il faut souvent être impopulaire dans un premier temps et par le jeu de l’élection du pouvoir suprême le président se fait battre alors aux élections suivantes.
Nous aurions un Roi, un Roi qui gouverne par le pouvoir régalien de la Justice et du ministre
d’Etat et appuyé sur une chambre élue par la démocratie équitable de 4 corps constitués : « les familles », « les professionnels indépendants », « les salariés » et « les acteurs des collectivités locales », nous n’aurions plus ce problème et une politique à longue échéance pourrait enfin être menée.
C’est tout ce que je souhaite pour la France, il est encore temps de choisir ce retour au Roi, si ce n’est pas le cas, l’analyse de l’Histoire des peuples me donne à penser qu’en raison des crises successives et de plus en plus graves, la France et les autres peuples qui fonctionnent de façon similaire aboutiront à la dictature réelle, je dis réelle, car nous sommes déjà dans une dictature bicéphale et chacun de nous le sait très bien : la dictature de la politique des partis et de l’administration, deux pouvoirs qui se renvoient régulièrement les responsabilités et qui paralysent tout le fonctionnement de notre pauvre pays.