Christophe Paillard sur le blogue Alliance Poitou a écrit:
Cessons cet inadmissible amalgame, s'il en est encore temps.
Encore, et toujours, on oppose en France les travailleurs et les patrons.
Les premiers sont exploités, les seconds s'enrichissent sans limite.
Inadmissible, insupportable pendant la crise.
Mais, s'il vous plaît, restaurons la vérité :
Les patrons, les vrais, investissent leurs économies, travaillent, prennent tous les risques, procurent des emplois, la plupart du temps contre des salaires inférieurs à beaucoup de
cadres. En cas d'échec, ils perdent tout : leur capital, leur maison...
Les patrons, les faux, sont des salariés de haut vol (lisez-cela comme vous le souhaitez). Payés des ponts d'or pour diriger de grands groupes, souvent internationaux, ils prennent tous les
risques pour les salariés et aucun pour eux-mêmes. Leur prime de licenciement a été négociée au moment de leur embauche et, croyez-moi, lorsqu'ils seront remerciés avec un parachute doré, ils ne
resteront pas une semaine au chômage... juste le temps de vacances au soleil. Le chemin de l'ANPE, pardon, du Pôle emploi, ils ne connaissent pas.
Pour ceux-là, l'entreprise est un point de passage. Ce ne sont pas des patrons.
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Je souscrit d'autant plus à la colère de Christophe PAILLARD que mon mari ayant été lui-même patron dans le cadre de sa profession libérale d'Expert en Automobile (6 salariés); avait
depuis 1980 subi régulièrment les effets des crises successives particulièrement celle de 1992. plusieurs fois nous avons été obligés de réinjecter les revenus de nos propres biens et de façon
conséquente pour payer nos salariés; notre profession ne nous permettait pas de refuser le travail sans perdre des pans entiers de contrats, mais cela exigeait un certain nombre de salariés, nous
étions donc incompréssibles.
A la fin, les charges trop lourdes ont eu raison de nous; nous ne sommes pas un cas isolé puisque nombre de nos confrères ont été et sont également toujours dans le même cas.
explication: les compagnies d'assurances ont transféré leurs propres charges sur les professions indépendantes qui sont leurs sous-traitants (agents généraux, (ils dégustent aussi); courtiers,
experts; tout le secrétariat était assuré par ces libéraux sous-traitants, eux s'informatisaient, exigeaient l'investissement pour leurs sous-traitants dans du matériel informatique et des
contrats avec des sociétés de logiciel extrêmement couteux et débauchaient leur propre personnel quand les sous-traitants étaient au contraire OBLIGES d'embaucher, d'où un coût de main
d'oeuvre et de fonctionnement extrêmement élévé pour la chaîne de base allant jusqu'à 85% et même 90% des bénéfices. les prestations quant à elles ne pouvant être augmentées en fonction sous
peine de perdre lesdites compagnies
les petits ne peuvent tenir à ce rythme.
ils se retrouvent en état d'esclavage moderne qui n'en a pas le nom.
Notre profession est complètement sinistrée et il n'y a plus de compétences maintenant pour remplacer les anciens car les jeunes ont maintenant peur de s'y engager d'autant plus que ces
compétences doivent se révéler extrêmement pointues contrairement à l'opinion courante.
D'ailleurs le diplome de la profession d'expertise en Automobile puisque telle est cette profession est sanctionné par un diplôme d'état de niveau technique bac + 5.
Si nos parents par la lente accumulation d'un capital sain au cours des siècles ne nous avait pas transmis une partie de celui-ci, il y aurait eu licenciement et mise au chomage de 6 salariés non
pas en 1997 mais en 1987, c'est sur nos propres deniers que nous les avons payés souvent.
alors qu'on arrête le haro sur les patrons.
c'est parce que je connais particulièrement ce problème que les petits patrons et salariés peuvent trouver en moi une avocate acharnée pour les
défendre.
La majorité des membres de l'Alliance Royale, ne tiennent pas en odeur de sainteté les groupes financiers, ni tous ces gens qui vivent en parasites sur le dos des entreprises par le "jeu de
l'achat et de la vente" des actions des entreprises bien que certainement il se trouve chez eux beaucoup de gens qui très honnêtement n'ont pas conscience que leurs pratiques sont
"perverses".
La Bourse peut être un moyen sain pour une entreprise de rechercher des capitaux pour développer son département recherche ou pour se moderniser, elle ne doit pas être l'occasion de s'enrichir
artificiellement.
il est plus que temps que le gouvernement de France que nous espérons être celui du Roi, prennent des mesures d'encadrement de la Bourse afin que les investisseurs ne puissent pas revendre du
jour au lendemain leurs actions, mettant en péril des entreprises tout ce qu'il y a de plus saines. Ces gens veulement le beurre et l'argent du beurre. Faire confiance à une entreprise veut dire
que l'on "se marie avec elle" en quelque sorte pour le meilleur et pour le pire; c' est un contrat d'association entre celui qui place son argent et celui qui le reçoit pour le meilleur et pour
le pire.
il serait enfin temps de comprendre cela. cela inciterait tous à plus de prudence dans les placements et aussi des propositions.