Lundi 30 mars 2009
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CINQUIEME PARTIE
LES LENDEMAINS QUI PLEURENT
Avant de passer au chapitre suivant, arrêtons-nous et demandons--nous comment finirait le libéralisme s’il pouvait
être réalisé pleinement un jour ? Où mène le train fou ?
Vers la mort apathique et le naufrage économique.
1. La mort
apathique
Le libéralisme veut déraciner l’homme, le libérer de tous ses liens pour qu’il soit libre. Et l’homme totalement
désaliéné meurt.
Déracinez un arbre, vous ne le ferez pas courir comme un lapin. Il ne devient pas un lapin, il meurt. Déracinez les
instincts d’un animal, il ne devient pas doué de liberté, il ne devient pas humain : c’est une grenouille décérébrée : il meurt. Déracinez les liens humains, la dépendance de
l’intelligence au vrai, de la volonté qu bien, de la machine cérébrale au réel, de l’affectivité à la famille, à la patrie, à la vie sociale : il meurt. Il ne devient pas Dieu, créant le
bien et le mal, s’inventant soi-même, non, mais il meurt. Ce sont ces liens, ces dépendances non choisies qui précisément tissent la personnalité et donnent la volonté de vivre. Une société
libérale parfaite, si elle pouvait exister, serait une société de robots sans joie. Nul n’y aimerait personne, personne ne voudrait se dévouer pour personne. Le lien de la vie sociale, dans la
réalité, n’est pas l’intérêt mais l’amitié. Quand ce lien disparaît, l’homme perd sa volonté de vivre et se laisse mourir sans résistance. Dans nos sociétés complexes, une multitude de formes
associatives viennent fournir une compensation provisoire à cette frustration profonde, à cette souffrance sociale. Dans le cas des sociétés primitives où les liens sociaux sont peu nombreux et
forts, on a observé l’effet d’un rejet d’un membre par le clan : le plus souvent, il se laisse mourir sans résistance. Un homme supporte facilement la chasteté, la faim ou la soif, ou la
douleur. Mais quand le lien social est totalement brisé chez un adulte normal, il perd sa volonté de vivre . Le même phénomène est observé chez les bébés
auquel manque la présence maternelle. Les travaux de l’Ethnologue Eilb-Eibesfeldt décrivent de façon poignante dans leur sécheresse expérimentale, la dislocation tragique de la personnalité
profonde. Dans les sociétés animales, Konrad Lorenz a observé que lors des actions collectives de prise en charge des petits ou de défense du
territoire de chasse, les animaux « sociaux » entretiennent des rituels qui sont accompagnés d’une vive excitation et leur cause certainement une grande satisfaction.ces
liens existent chez l’homme. Et s’ils se dessèchent, l’homme perd peu à peu la volonté de vivre. Aujourd’hui déjà, les symptômes sont évidents.
L’état présent de la maladie
Les statistiques démographiques révèlent une dénatalité catastrophique : 1993, année record (1, 65 enfant par
femme mais 1,2 pour les femmes de souche française ;note de la rédaction : la remontée de la natalité cette année 2008 est due
essentiellement aux femmes d’origine émigrée surtout musulmanes et au peu de familles vraiment catholiques qui restent ; il faudrait 2,1 pour équilibrer vraiment les décès.) Les jeunes ont
peur de l’avenir, ils n’osent plus , ils n’ont confiance en rien : ils n’osent pas se marier. Ils n’osent pas avoir d’enfants. Les vieux égoïstes qui n’ont pas eu d’enfants se sentent
seuls, vulnérables et ils thésaurisent. La dénatalité entraîne la crise économique. Tous reconnaissent que la prospérité des années soixante a été protée par le « Baby Boom » des années
50.
La drogue et le sida sont des symptômes significatifs de la perte du
goût de vivre. Plutôt mourir que souffrir, telle est la mentalité moderne. Pour les jeunes de la génération Mitterrand jusqu’à maintenant, rien ne vaut la peine sinon la jouissance immédiate.
C’est cette atmosphère de fuite devant les problèmes qui assure la complicité générale dont jouissent les projets démentiels des généticiens. Ils veulent ouvertement éliminer préventivement les
handicapés avant la naissance par le contrôle génétique de la procréation (ils ont déjà commencé par les avortements dits thérapeutiques) et veulent probablement sélectionner l’espèce humaine
pour ne produire que des « machines à bonheur ».
Le « train de plaisir » lancé dans les années soixante fonce vers le gouffre, les passagers commencent à
avoir peur. Et ils ne peuvent plus faire demi-tour. Les chefs d’entreprise ont aujourd’hui des problèmes avec une catégorie de personnel qu’on appelle « les orphelins ». des gens
pourtant capables mais sans ressort, sans initiative, déçus, passifs. La société libérale empêche l’achèvement des personnalités. Les psychologues sont unanimes à constater l’allongement anormal
de l’adolescence. Cet état d’insécurité commence maintenant avant 10 ans et se termine rarement avant 29 ans. 10% des suicidés ont moins de 15 ans. On constate des suicides d’enfants de 7 ans.
Les psychologues scolaires identifient des comportements suicidaires chez des enfants de moins de 6 ans.
prochainement : le naufrage économique.