Site de soutien à l' ALLIANCE ROYALE
Délégué départemental : Chantal de THOURY
L'Alliance Royale est formation politique fondée en 2001, regroupant des "citoyens" (habitants de la Cité) convaincus qu'il est temps de reposer la question des institutions dans le débat
politique français. L'Alliance Royale a non seulement l'ambition de faire redécouvrir la Monarchie à nos compatriotes, mais également d'inviter la France à préparer son avenir dans ses
institutions.
Après Rousseau, il n’y a plus grand chose à ajouter. Kant donnera un fondement métaphysique, Hegel fera du libéralisme la religion du progrès, Freud transportera en psychologie le mythe du bon sauvage et de la société corruptrice des pulsions naturelles, Durkheim inventera la sociologie libérale où on renonce à tout jugement de valeur sur les sociétés étudiées, Darwin transposera le mythe hégélien du progrès en paléontologie. Marcuse inventera une synthèse de Marx et Freud dont l’influence sur les radicaux américains et les gauchistes français est immense.
L’apport de Marx(í)
est connu : une interprétation « mécanique » de la dialectique de Hegel, une
« echnique d’action », la découverte d’un peuple élu, véhicule du messianisme socialiste. Mais les craquements qui font aujourd’hui frémir l’édifice social des vieilles sociétés
chrétiennes ont pour origine deux hommes qui ont certainement la stature de Luther et Rousseau : Freud et Marcuse. La révolution Marcusienne est en marche, elle n’a pas atteint encore sa
phase violente mais il est sur que cette phase viendra. Et elle sera pire que les précédentes.
1. Freud
(1856–1939)
Dans la société libérale, la manière de vivre amène inconsciemment à trouver vraisemblables des idées sans conformité avec le réel mais dont la « structure logique » est conforme au mode d’exister prescrit par la loi. Les idées de Freud sont un bel exemple, le plus célèbre peut-être, quoi qu’il ne soit pas unique.
Pour lui, le psychisme humain comprend trois couches : le « ça »,la couche primitive pure, mue uniquement par le principe de plaisir, hors de toute notion de temps ou de logique et qui ne connaît ni bien ni mal, ni morale, ni sacrifice. C’est le « bon sauvage » de Rousseau. Au-dessus, sous l’influence du monde extérieur, se superpose une couche dérivée : le « Moi », qui impose au « ça » une morale logique, la contrainte de la raison. Par exemple de lier l’acte conjugal à sa fin logique de reproduction, réprimant le pauvre « ça » qui voudrait le plaisir sans contrainte. Ce « moi » répressif mais inévitable correspond a&u « contrat social » : contrainte inévitable mais utile. Le « moi » logique étend l’éventail d’activités donc de plaisirs, seulement il a un côté répressif par la contrainte logique qu’il impose. Le rôle du psychanalyste sera d’établir une déclaration des droits de l’inconscient ainsi la tension ne sera pas trop forte et n’engendrera pas de névroses.
Vient enfin le « sur-moi ». Dernière couche psychique due à la religion, à la mode, aux « tabous » sociaux qui engendre un surcroît de contraintes qui ne produisent aucun plaisir, (l’image de marque, l’honneur, la religion, la culture, la réussite, la mode, la patrie, l’esprit de famille)… »le bonheur, dit Freud, n’appartient pas au monde des valeurs culturelles ». il entend par bonheur le plaisir sans limite. Il compare les normes morales élaborées dans cette partie supérieure du psychisme, aux produits de décomposition élaborés par la cellule et qui deviennent ensuite la cause de sa mort.. Freud a donc des idées sur la société : il faut briser ses contraintes mortelles, surtout les contraintes religieuses et morales. Il faut dissocier l’alliance du moi uni au sur moi qui répriment férocement les pulsions du « ça » en multipliant les tabous, jusqu’à la névrose. Le sur-moi de Freud fonctionne logiquement comme le despotisme dans Rousseau et Locke : un pouvoir politique qui se donnerait une autre fin que l’enrichissement : par exemple la gloire de Dieu ou le perfectionnement moral des citoyens.
Toute cette interprétation du fonctionnement psychique est arbitraire. Il a été prouvé que plusieurs cures miraculeuses que le psychanalyste revendique dans ses ouvrages sont imaginaires. Ses affirmations sociologiques dans « Totem et Tabou » se sont avérées n’être rien d’autres qu’une mauvaise compréhension d’ouvrages de seconde main et rien de semblable n’a pu être observé par les Ethnologues sur le terrain (í) . Il reste que l’importance de Freud dans l’entreprise satanique de décomposition de l’homme est sans doute aussi grande que celle de Luther. Comme lui, Freud est un anormal mental. L’analyse de ses modes d’association des idées est caractéristique de l’état de régression infantile où les mécanismes logiques fonctionnent encore mais où la perception de la réalité s’évanouit au profit du rêve et où, l’affectivité est incapable de se fixer durablement. Cet état est souvent observé dans les structures sociales primitives où l’environnement social ne permet pas le développement normal du psychisme adulte. Cette dégénérescence s’observe aussi chez les drogués. Or, Freud fut toute sa vie un cocaïnomane. Les biographes du grand homme relèvent parfois avec gêne des phobies (par exemple la peur des trains) qui ont hanté Freud depuis sa petite enfance et sont un indice de profond déséquilibre psychique. Il semblerait qu’en écrivant, il ait satisfait un sourd désir de vengeance envers les gens normaux. Sur le navire qui le conduisait à New-York, il confia soudain à son compagnon et disciple, Young : « ils ne savent pas que nous leur apportons la peste ».
On retrouve dans son cas deux ingrédients qui ont fait l’efficacité de la bombe Luther.
D’une part, son comportement pathologique : refus de discuter sur la réalité des faits, affirmations massives violentes qui protègent une anxiété profonde, réaction à toute critique comme à une agression : « si vous raisonnez comme cela, c’est à cause de votre sexualité refoulée ».
D’autre part las circonstances : Dans la société puritaine américaine où règne à la fois le culte de la liberté et une écrasante contrainte sociale non écrite, même entre époux, les théories de Freud vont être ressenties comme une libération : la psychanalyse vient offrir un confessionnal sans humiliation et elle vient introduire la liberté sesuelle dans les valeurs respectables !
Enfin le mode de raisonnement Freudien « colle » au mode de raisonnement libéral. Lles idées de Freud sur la société qui paraissent au grand jour dans son ouvrage « le malaise de la civilisation » sont exactement celles des jacobins de la révolution française et plus tard des bolcheviks. Il y a le ou les despotes (ou bien les capitalistes) qui écrasent le peuple en lui confisquant son travail et sa liberté qui jouent dans la société la fonction du sur-moi et imposent les tabous générateurs de névroses et puis, le peuple qui aspire secrètement à l’état de bon sauvage (ou de société sans classes) comme le ça aspire secrètement au plaisir sans limite. Le psychanalyste fait « sauter les blocages » comme le révolutionnaire fait « sauter » les structures oppressives et aliénantes. Dans les deux cas, l’ennemi suprême est la religion.
Les meilleures impostures sont celles qui collent de plus près à la vérité. Il est vrai que la partie organique du
psychisme humain se développe par étapes. Les appellations de ça et sur-moi sont arbitraires mais correspondent à une réalité psychologique. Les transitions se font aux environs
de 4 ans, 7 ans, 17 ans ; or, l’homme n’atteint pas son achèvement en essayant de détruire la partie la plus élaborée de son psychisme mais au contraire, en en favorisant volontairement le
développement harmonieux. La dernière couche est celle qui dépend le plus de la société pour son achèvement et un home atteint sa plénitude dans « la cité ». on mesure la valeur d’une
civilisation à sa capacité à rendre possible le type humain idéal. Mais il n’est pas vrai que l’idéal humain soit cette forme primitive de psychisme élémentaire du petit enfant qui n’est mû que
par ses perceptions immédiates et a à peine conscience de soi-même comme individualité.
(í) Pour ne pas allonger, nous ne répèterons pas ici ce qui a été déjà très bien décrit ailleurs : l’ivresse de la révolte sanguinaire dans les premiers poèmes de Marx, son mythe du prolétariat rédempteur, sa paranoïa finale. Voir le grand mensonge des intellectuels par Paul Johnson, Robert Laffont, 1993.
(í) Dr Gauthier, Freud a menti, éd. CEVIC, 1977.
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