RENDEZ VOUS

            23 février 2012
Programme de la visite dans la Nièvre
de PATRICK DE VILLENOISY
candidat à l'élection à la Présidence de la république
        

                  accompagné de Robert de Prévoisin, secrétaire général du parti ALLIANCE ROYALE, et des responsables locaux. Programme de cette visite :
NEVERS- 10 heures visite de la faïencerie Montagnon – puis visite du Centre Ville et tractage –
10 h 45 conférence de Presse dans les salons du Buffet de la Gare suivi à 11 h 30 de interview dans les locaux de Nevers de FR3 Bourgogne pour le journal de 13 h
SAINT SAULGE : 13 h repas au restaurant « Les Légendes » avec les militants et sympathisants et candidats aux législatives présents -
15 h 00 colloque avec les maires de la Nièvre et la population à la salle des réunions de la mairie de SAINT SAULGE.
17 h Visite de l’élevage et de la laiterie du VAL d’OSSEUX à ROUY qui depuis le 1er Janvier est en période de probation pour l’obtention du label AB (agriculture biologique) -Retour à
NEVERS 19 h 30 Diner débat au restaurant « Au Métro » - Place la Résistance pour le participation modique de 19 € (vins non compris); places limitées
pour s’inscrire téléphoner au 06.72.32.09.45.    
 
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Les Rois ont fait la France

 
 

elle se défait sans ses Rois.

Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /Sep /2008 08:51

Jusqu’ici, nous avons rencontré des bourgeois soucieux d’abord de conserver et d’améliorer un régime qui les satisfait. Avec Rousseau apparaît un nouveau type de théoricien : l’homme frustré qui s’ennivre d’un avenir grandiose. Le premier est Rousseau.

 

Ils entreprennent de ressuciter en eux-mêmes le bon ssauvage spontané en qui aucun instinct n’est frustré ni aliéné. Et ils se considèrent comme les prototypes de l’humanité future. Ils sont tous débauchés, irresponsables et souvent anormaux mentaux. Nous allons nous arrêter à Rousseau pour la distraction du lecteur. Son cas est exemplaire. Le libéralisme est un état pathologique de la société et un homme qui « vit » son libéralisme est toujours un malade mental(í)

 

         


            1-   
Rousseau (1712 – 1778)
           
                 un paranoïaque immature

 

               Rousseau n’ajoute rien intellectuellement au Libéralisme mais il lui donne un souffle et un lyrisme qui ne s’éteindront pas. « Unz sensibilité d’âme er une perfection sans égale »  (Kant) ; « Un sublime génie » (Shelley) ; « L’âme d’un Christ dont seuls les anges du ciel étaient dignes » (Schiller). Tolstoï déclare que l’Evangile et Rousseau sont « les deux grandes et saintes infleuences de ma vie ». Aujourd’hui encore, Claude Lévi-Strauss, dans « Tristes tropiques », son œuvre maîtresse, rend cet hommage à Rousseau : « Notre maître et notre frère…Chaque page de ce livre devrait lui être dédiée si elle n’était indigne de sa mémoire ».

 

Qui était donc le prophète ? D’où lui vient sa puissance d’évocation ? Eh bien Rousseau était un malade. Sa mère est morte peu après sa naissance. Son père est tantot larmoyant, tantot d’une brutalité terrifiante. Le comportement névrotique de Rousseau est un cas classique : frustation d’affection maternelle dans la petite enfance, aggravée par un comportement destructeur chez son père. A 15 ans, il s’enfuit et commence sa vie de clochard riche : le sénario sera toujours le même. Il pleurniche, geint, attendrit et vit en parasite aux dépends de sa victime. Puis bientôt, il ressent une haine pour sabienfaitrice ou son bienfaiteur, lui fait des scènes et part en se proclamant martyrisé et en colportant tout le mal qu’il peut de ses ex-amis. Alors, il trouve un (ou une) autre naïf(ïve) et le sénario recomence. Il a l’ingratitude irresponsable des enfants et il est capable des pires infamies pour ceux qui se sont interressés à lui avec la main sur le cœur et la vertu à la bouche. C’est plus fort que lui : il cherche une maman à appitoyer puis, quand il l’a trouvée, la frustation qui le poussait se transforme en haine. Evidemment, ses premières victimes seront des femmes riches : jusqu’à la trentaine bien sonnée, il mène une existence de raté sous la dépendance des femmes. Il rate tout ce qu’il entreprend, ce qui ne l’empêche pas d’être d’une insolence odieuse avec tous ses patrons. Un petit succès littéraire lui vaut une inroduction dans le monde d’une partie oiseuse et libérale de la noblesse. Désormais, il vivra à leur crochet. Partout il se plaint, il raconte sa triste histoire à fendre le cœur d’un crocodile, il est le plus malheureux, le plus persécuté des hommes. Mais en même temps, il est le plus vertueux des hommes, l’ami du genre humain, il réclame qu’on lui érige des statues. Son comportement sexuel était lui aussi infantile. Il est masochiste, exhibitionniste. Il appelle ses maîtresses « maman ». ces stuctures mentales infantiles jamais développées, devenues montrueuses explliquent son exhibitionisme psychologique dans « Les confessions ». elles expliquent aussi sa délectation maladive à se sentir persécuté, pourchassé, objet de haine sadique. Il est incapable d’atachement parental normal. Ce n’est pas seulement de l’égoïsme qui explique qu’il ait été capable d’arracher à sa maîtresse ses enfants à peine nés malgré les supplications de la pauvre mère pour les jeter aux enfants trouvés sans même leur donner de nom, les vouant à une mort quasi-certaine ; C’est la pulsion de jalousie infantile envers le petit frère. Sa grossièreté, sa tenue négligée qui faisait son succès, ne sont pas seulement un habile calcul. Il aimait avilir.

 

Le cycle : lamentations geignardes, parasitisme, volonté de destruction des bienfaiteurs, s’accélère avec les années. Et, à ce jeu se développe la paranoïa : il en a tous les symptômes. Il a toujours raison contre tous, il est persécuté par un complot universel qui s’étend avec les années et sa correspondance s’émaille de plus en plus de gigantesques listes de reproches, chef-d’œuvres d’éloquence passionnée, nourries d’indices réinterprétés, de preuves falsifiées avec art, le tout d’une logique serrée et fièvreuse relevant de la démence. Ses élucubrations étaient redoutées par ses anciens amis tant elles étaient ficelées avec brio et servies avec un talent diabolique. Ses dernières années sont hystériques : « un complot immense, inconcevable ». on veut « l’enterrer vivant ». le moindre passant est aussitôt un espion envoyé par Choiseul  pour l’espionner.

 

Avec cela, ce clochard hideux est intelligent, brillant et compliqué. Il a un style simple, direct, puissant, passionné et il sait rendre ses concepts si vivants que les lecteurs, sous le choc, les reçoivent comme des révélations. Il ressent et il s’exhibe. Tel est son procédé littéraire. Son séjour en Angleterre, au début de sa carrière, le met en contact avec les idées libérales que véhiculait son bienfaiteur (provisoire), Hume. Elles entrent comme dans du beurre. Le monde mental de Hobbes, Locke, et Hume, issu de leur invironnement protestant impitoyable, vient donner une justification intellectuelle à sa paranoïa. Il s’identifie désormais au bon sauvage qui est bon parce qu’il laisse libre cours à tous ses instincts, à toutes ses pulsions sans se laisser alliéner par la société. Et ce monde entier qui est mauvais et qui le persécute, il faut le changer. Ce sera le contrat social, l’Emile, les confessions. Les lourdes et laborieuses idées anglo-saxonnes deviennent étincellantes. Et Rousseau ne recule pas devant les conséquences qu’il prévoit car le disciple voit plus loin que ses maîtres. Eux avaient inventé une théorie quiconfore leur égoïsme et leur goût de l’or. Lui, veut reconstruire un monde à son image. Il a prévu « Big Brother » et la police de la pensée. Il réclame l’aliénation totale (pour son bien !) du citoyen à l’état , le contrôle de sa pensée, l’éducation des enfants par l’état pour qu’ils s’habituent à ne trouver leur bonheur et leur sécurité qu’en lui. « Ceux qui contrôlent les opinions du peuple contrôlent aussi leurs actions » ; pour arriver au contrôle total, il faut éduquer les citoyens dès l’enfance « à n’être rien sauf par lui, ils ne seront rien sauf pour lui »(…) « L’état aura tout d’eux et sera tout ce qu’ils sont ». il réclame l’extermination « de tout malfaiteur attaquant le contrat social »(í). Rousseau rédigera une constitution pour la Corse dont l’application aurait été exactement le régime de Pol-Pot au Cambodge. Y compris le passeport spécial pour entrer en ville !

 

Rousseau mourra fou, dans des crises de délire paranoïaques répétées. Sa maladie mentale était évidente dès 1770. il trouva refuge chez un riche bienfaiteur à Ermenonville. En 1778, il mourut brusquement deux mois plus tard. On murmura qu’il s’était suicidé.

 

 

Philippe Marcille


(í) Le lecteur consultera avec profit Taine, Les origines de la France contemporaine, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 1986,t,2, livre III, chap.1 : P

(í) Du contrat social, chap.V du livre II : « Du droit de vie et de mort. »

Par Philippe Marcille - Publié dans : Société
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