Jeudi 31 juillet 2008
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Le libéralisme est une religion. C’est tout bonnement la religion de l’Antéchrist. Telle est la conclusion qui s’imposera à nous
quand nous aurons pris la mesure de sa stature surhumaine. Une des forces du libéralisme, c’est qu’on le sous-estime et qu’on n’en voit souvent qu’un aspect partiel. Le libéralisme est bien plus
qu’une hérésie ou qu’une idéologie anti-chrétienne. Il est l’incarnation dans la société, d’une réalité enracinée profondément dan la nature humaine : le péché originel. En ce sens, il est
« naturel » ; la manière de vivre qu’il inspire a des complicités en tout homme. Il est ce côté de l’être humain qui ne vient pas de Dieu. Le côté obscur de l’homme.
Cette réalité a plusieurs noms selon la facette sous laquelle on l’envisage :
La théorie de la société de désaliénation, appelée suivant les circonstances libéralisme, marxisme, socialisme.
L’esprit de révolte devenu moteur de la vie sociale non créé par l’homme. C’est le péché originel aimé, voulu, qui passe des cœurs dans la rue.
Enfin l’institutionnalisation stable de l’ordre social émancipé de Dieu a pour nom la démocratie (au sens moderne idéologique) ou la démocratie populaire suivant que dominent, parmi les droits de
l’homme, les droits immunités ou les droits créances( . Comme l’Eglise est Jésus-Christ répandu et communiqué, de même la société démocratique (au sens
moderne du terme) est Lucifer répandu et communiqué.
Le libéralisme apporte le malheur : la misère et le sang dans les périodes révolutionnaires, l’immoralité, le mensonge, la délinquance dans les périodes stables. Il est toujours cruel pour
les faibles et les petits. Et pourtant, il est populaire. Il est stable, et, sauf circonstances très spéciales, indéracinable. Comment expliquer ces caractéristiques ?
Nous verrons que son développement est dû d’abord à des circonstances historiques particulières qui ont permis son enracinement social stable mais ces circonstances ont été fécondées par des
« pères fondateurs » de génie qui ont tous un étrange point commun : immatures, psychopathes à des degrés divers.
La Société libérale est comme une anti Eglise qui se donne pour mission sacrée et de « désaliéner » l’homme de tout ce qu’il ne choisit pas lui-même. La mentalité socialiste ou
communiste ne diffère pas fondamentalement de la mentalité jacobine ou protestante.
La Société libérale est une entreprise de déracinement universel, imposé par la loi, déracinement envers toute contrainte non-choisie : par rapport à l’autorité de l’Eglise, puis par rapport
au pouvoir divin, puis par rapport au passé, à la culture, à la famille, à la paternité, à la terre des ancêtres, à l’autorité de Dieu Créateur et même par rapport à la réalité. C’est
l’imagination au pouvoir…
Or le peuple ne comprend pas tout mais il comprend un peu et pourtant il marche vers sa propre destruction sans offrir de résistance. Le troupeau renâcle parfois quand un coup de vent vient
rabattre l’odeur du sang qui émane de l’abattoir mais cela dure peu et le bétail reprend vite sa marche résignée vers le progrès et l’avenir, la nuque courbée et les yeux rivés au sol.
Incarné dans la loi, le libéralisme fait régresser peu à peu le psychisme des populations soumises à son emprise. La vie sociale est nécessaire pour l’achèvement de la personnalité humaine. Quand
la société est construite délibérément sur des structures pathologiques, elle rend de plus en plus difficile le passage à l’âge adulte. L’homme libéral parfait est un immature. Le système social
libéral eut pour fondateurs des névrosés et il se transpose en psychologie et en sociologie : nous verrons les cas de Freud et de Marcuse.
Dans la société libérale, le catholique survit de plus en plus difficilement. Dans l’apparente liberté générale, il se cogne partout à des obstacles légaux ou financiers. Il est marginalisé.
L’enseignement, l’information, imprégnés des valeurs libérales finissent par pénétrer les intelligences. Par effet d’accumulation, le mythe libéral devient une espèce d’évidence qu’on ne discute
pas, tandis que les vérités de la foi paraissent irréelles. L’Eglise, constituée des mêmes hommes qui doivent vivre dans la contre-Eglise civile, s’est trouvée peu à peu affaiblie jusqu’au jour
où la révolution y est entrée par le haut. Mais le basculement était souhaité de longue date……….
La conclusion qui s’impose d’elle-même fait frémir ; aucune force humaine ne peut déraciner le libéralisme, pas plus dans la société civile que dans l’Eglise. Pas plus qu’aucune force
humaine ne peut déraciner le péché originel de ==du cœur de l’homme. Cela ne peut être que l’œuvre de la miséricorde de Dieu. Et elle n’est pas due. Nous avons péché et ce faisant, nous avons
avalisé le péché de nos pères. Comme eux nous avons peu aimé la Vérité et peu haï l’erreur. Les conséquences suivent. Nous cabrer, agiter de grands mots ne nous changerait pas : il faut
l’action du Saint Esprit. Dieu aura-t’il pitié de nous une fois encore, ou est-ce la fin ? elle a été annoncée par le Sauveur, cette catastrophe finale. Les indices annonciateurs prédits
sont déjà nombreux sous nos yeux.
Si la miséricorde peut encore être obtenue, elle le sera en imitant la Très Sainte Vierge au moment de l’Incarnation : Virginité, Chasteté de son Etat, grands désirs, humilité. Elle est
notre dernière espérance si nos temps ne sont pas les derniers.