Mercredi 20 décembre 2006
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Agriculture et environnement
Le Forum de l’agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement interpelle les candidats à l’élection présidentielle. L’Alliance royale a répondu à leurs questions.
1 - Dans le cadre de votre programme à l’élection présidentielle, souhaitez-vous impulser une agriculture économiquement viable et respectueuse de l’environnement ?
L’Alliance appelle de tous ses voeux la promotion en France d’une agriculture économiquement viable et respectueuse de l’environnement pour les raisons suivantes :
- elle fait partie de notre patrimoine culturel et constitue une réponse à la crise d’identité française,
- elle est indispensable pour sauvegarder notre patrimoine naturel et éviter la désertification des campagnes,
- elle permet l’auto-suffisance alimentaire, question stratégique pour un pays souverain,
- elle ouvre des perspectives de diversification énergétique.
2- Quelles mesures et quel accompagnement souhaitez- vous mettre en place pour entraîner un maximum d’agriculteurs dans la voie du développement durable ?
Pour entraîner les agriculteurs dans la voie d’un développement durable, l’agriculture doit tout d’abord s’inscrire dans une dynamique économique positive, il faut pour cela :
- défendre le patrimoine agricole en défiscalisant la transmission de la propriété foncière entre agriculteurs ;
- stopper le système des subventions qui déprime les agriculteurs et profite aux gros producteurs, sauf pour des besoins spécifiques de l’Etat, et réintroduire l’économie de marché en protégeant les prix par des taxes à l’importation ;
- supprimer les charges sociales qui taxent le travail et tuent les entreprises agricoles et leur substituer une politique sociale fondée sur l’impôt sur la création de valeur (voir dans notre programme 2007 la question de la réforme de la solidarité sociale) ;
- représenter politiquement l’agriculture par la démocratie équitable au niveau régional comme au niveau national : le système d’élection par corps sociaux, proposé par l’Alliance royale, donnera un poids électoral conséquent aux entrepreneurs agricoles (collèges des entrepreneurs) et aux employés agricoles (collège des salariés) dans les départements ruraux (voir également notre programme politique 2007 sur la réforme parlementaire).
Mais des normes environnementales doivent aussi s’imposer aux agriculteurs de façon concertée ; pour cela il faut :
- une instance politique déliée des querelles partisanes et capable de donner au gouvernement des directives dans le sens de la préservation du patrimoine qui soient dictées par autre chose que des considérations idéologiques ou électorales : c’est le Haut Conseil, institution régalienne que nous décrivons dans notre programme présidentiel 2007 ;
- en même temps faire participer les agriculteurs à la fixation de ces normes, par la représentation parlementaire des corps sociaux, dans le cadre de la démocratie équitable mentionnée précédemment.
Sur le point particulier des taxes :
- Elles peuvent être appliquées au niveau européen, dans le cadre d’un traité entre Etats, ou, sinon, au niveau français ;
- Elles permettent d’aligner les prix des matières importées sur le prix de marché français et de remettre ainsi l’agriculture dans une vraie dynamique économique ;
- Elles permettent aussi d’orienter la production des pays pauvres vers l’auto-suffisance alimentaire et non l’exportation vers les pays riches.
3 - Face aux exigences de plus en plus fortes du citoyen/consommateur en matière de sécurité sanitaire, de mise en valeur des paysages, de prise en compte de la biodiversité, de bien-être animal..., la qualification Agriculture Raisonnée des exploitations est-elle une priorité selon vous ?
La qualification Agriculture Raisonnée entre exactement dans le cadre de la promotion de l’agriculture qu’appelle l’Alliance royale.
Cette démarche globale liée à la gestion d’exploitation permet en effet à l’agriculture, au-delà du respect de la réglementation, de participer pleinement à la préservation du patrimoine, sans rompre la dynamique économique dont nous parlions précédemment.
Il va sans dire que cette démarche ne pourra réellement prendre son essor que si l’agriculture est enfin représentée politiquement et considérée comme un constituant majeur de notre patrimoine naturel, culturel, économique et stratégique, au-delà des questions électorales ou idéologiques qui constituent le fond de commerce du système politique actuel. La réforme des institutions proposées par l’Alliance Royale est un préalable indispensable au déploiement à grande échelle de telles initiatives.