Samedi 16 août 2008

DEUXIEME PARTIE

 Histoire des idées libérales
ou
Comment l’infrastructure engendre la superstructure

 Le libéralisme commence dans la Religion par le protestantisme, s’incarne dans la vie sociale, prend vie dans le monde des idées et atteint son couronnement en s’annexant la religion catholique. 
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Dans l’histoire des idées,les influences réciproques qui ont convergé vers le libéralisme sont multiples et complexes. L’exposé qui va suivre est donc une simplification presque caricaturale mais il donne bien l’essentiel du phénomène. Pour ne pas rester dans l’abstrait, nous donnerons des noms à ces étapes ; car la dogmatique libérale s’est mise en forme peu à peu dans des intelligences influencées par le monde qui les entourait. 

           
Les étapes s’appellent : Luther, Grotius, Hobbes, Adam Smith, Rousseau ; puis Freud et Marcuse. Une étude fouillée demanderait qu’on mentionne l’influence de la littérature utopique de la Renaissance, de l’évolution de la conception du droit et de la société chez les philosophes et les légistes de la fin du Moyen Age, le courant romantique aux XVIIIè – XIXè siècles, etc… mais il est possible de donner une idée substantiellement exacte de la gestation du libéralisme en se limitant aux auteurs qui suivent.

                                                                                                                                                                         I.      Les Précurseurs


1-      Luther (1483 – 1546)

             

Il faut commencer par Luther parce que la religion est toujours clé de voute de la vie sociale. Toutes les sociétés organisées sont nées autour du temple. C’est que la loi ne peut être acceptée pour règle commune que si elle est reconnue par tous implicitement, comme l’expression humaine de la volonté des dieux. Hors de là, c’est l’arbitraire de la force qui peut être subi mais non accepté cordialement.


                           Les types d’organisation sociale sont toujours une conséquence de la religion locale. Bien entendu, ces sociétés ne sont pas égales, le type humain qu’elles engendrent dans leur maturité, leur capacité à engendrer un certain bonheur de vivre sont d’autant moins parfaits que leur religion est plus difforme par rapport à la religion catholique. Dans la chrétienté, le protestantisme va s’incruster dans des nations entières et engendrer après un temps de latence, un type particulier de relations humaines, de lois, de poésie, de science.

                           Des circonstances historiques vont donner une dynamique innatendue à la névrose de Luther (lire la semaine prochaine l'annexe sur la mort de Luther) Il n’entre pas dans le cadre de ce travail de s’y arrêter. Quel est l’essentiel de la prédication du moine débauché ? La foi sans les œuvres. On est sauvé parce qu’on croit en Christ et uniquement par cela : la foi-confiance. L’homme, pour Luther est radicalement mauvais, toutes ses œuvres sont mauvaises et la grâce couvre tout cela pour les élus. Qui est élu ? celui qui croit en Christ. Comment sait-on qu’on est vraiment élu, par le témoignage interne du croyant qui sent sa confiance en Christ, indépendamment de ses oeuvres.

                           Celui qui croit en Christ est sauvé quoi qu’il fasse, celui qui ne croit pas en Christ est damné quoiqu’il fasse. Telle est la doctrine, il faudrait dire la « fixation névrotique » de Luther. Il raconte lui-même que lorsque le démon venait le tourmenter en lui représentant ses péchés et en essayant de lui faire erdre confiance d’être sauvé, il le défiait disait-il, en commettant un bon gros péché bien gras et gluant pour lui prouver que rien n’ébranlait sa foi-confiance. Bien entendu, c’était sa raison et non le démon qui le tourmentait et lui rendait témoignage de sa propre déchéance. Même à la fin de sa vie, Luther gardait encore la notion du bien et du mal et se lamentait que les protestants étaient tous des débauchés. Nous verrons plus bas que la doctrine et le comportement de Luther ont d’abord un fondement pathologique qu’il est assez facile de cerner dans ses « propos de table », ces confidences qu’il faisait à moitié ivre à ses familiers.

                            Calvin apportera un correctif à cette doctrine : « la foi seule sauve mais la foi qui sauve n’est pas seule », c’est à dire que le comportement exemplaire est le témoignage visible de la prédestination au ciel. Mais il reste que les œuvres n’ont aucune influence sur le salut. Cette théorie contradictoire, forgée par nécessité parce qu’il devenait clair aux yeux de tous que la théorie luthérienne allait contre la Sainte Ecriture, engendrera le « style » puritain qui marquera profondément la psychologie genevoise, anglaise et américaine. Sévérité sinistre au-dehors, désordres moraux en coulisse. La contradiction logique s’incarne dans des comportements qui heurtent le bon sens des vieux peuples catholiques : tels que la prohibition aux Etats Unis, angélisme moral qui cohabitait avec le divorce par consentement mutuel.

                             La mentalité protestante évoluera avec les siècles mais il restera toujours cette notion que nosoeuvres sur la terre n’ont rien à voir avec le salut éternel.

                             Conséquence : que faire sur cette terre si on ne fait pas son salut ? le mieux est de s’aménager la vie la plus confortable possible. Les nations protestantes orienteront toute leur énergie vers le commerce, la finance, l’industrialisation avec des nuances correspondant aux tempéraments nationaux. Ce n’est pas sans raison que Henri IV confiera le ministère des finances à un protestant, Sully. Le roi était sincèrement catholique et ne jouait pas double jeu ; seulement de fait, les protestants ont dès le début, consacré leur curiosité et leur ingéniosité au développement matériel, au commerce et à l’agriculture.

                             C’est dans les faits, d’abord que naîtra la prédominance de l’économie et du commerce comme fin principale de la vie sociale. Il faudra un siècle pour que cette manière de vivre soit formulée intellectuellement et que cette formulation soit acceptée sans résistance : les gens vivaient en pratique comme cela.


prochainement ->suite: annexe "la mort de Luther"
Jeudi 14 août 2008

PREMIERE PARTIE

La Machine à faire des malheureux

  Le libéralisme est une dogmatique honteuse. Les postulats de base ne sont presque jamais formulés ouvertement et explicitement. Ils sont simplement monnayés au coup par coup dans des circonstances concrètes où leur affirmation ponctuelle semble justifiable. La nécessité d’un gouvernement mondial pour assurer la totale désaliénation de l’individu par rapport à tout lien, familial, professionnel, national, ne convaincrait personne. Mais l’utilité d’éviter la guerre ou d’assurer la solidarité avec le tiers monde peut être un prétexte porteur pour « faire un bout de chemin » en avant vers le progrès. Eh bien, explorons donc les principes fondamentaux inclus implicitement dans la « praxis » libérale.

 
Exploration de l’Utopie Libérale

Le principe de base est que l’homme est Dieu. « L’homme est un tout parfait et solitaire » avait défini Rousseau. Chaque individu est parfait en lui-même. Il crée le Bien et le mal par le libre examen, le vrai et le faux par la libre pensée. « c’est bien pour moi »dira-t-il ; « c’est ma vérité à moi ». c’est Kant (nous le verrons plus loin) qui a le mieux formulé la métaphysique libérale et ses conséquences. Ce qui rend un acte bon, ce n’est pas la bonté de la chose à faire, c’est le devoir, issu de la conscience personnelle. Ce qui donne leur réalité aux perceptions de nos sens, ce n’est pas que le chose perçue existe réellement, ce sont nos structures à priori.

  Conséquence : nous sommes tous égaux ! il n’y a d’homme plus vertueux qu’un autre. Chacun a « sa » vérité, ses convictions, « sa » morale… L’homme n’est pas perfectible. Il est déjà parfait car il est libre : l’acte parfait est l’acte parfaitement libre. Le « bon sauvage » de Rousseau est « bon » parce qu’il n’est lié à rien.

  Cela vous paraît délirant ? mis le monde universitaire et politique y croit ! cela est vécu en pratique dans nos sociétés. Par exemple l’évolution progressive de l’Education Nationale dans le sens de l’imagination, de la créativité, des techniques d’éveil pédagogiques est un programme volontaire de libération( ) . Pour un libéral, celui qui a humblement scruté l’histoire des hommes en cherchant à comprendre ce qui s’est vraiment passé, comment les contemporains l’ont perçu, quelles en ont été les conséquences afin que les hommes soient plus sages et moins malheureux, cet homme-là sera à égalité avec l’idéologue qui a inventé de toute pièce dans sa tête à lui son utopie généreuse.

  Mais en pratique, l’homme ne vit pas tout seul dans l’absolue indépendance du bon sauvage. Il s’est aliéné pour vivre en société. «L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt » selon la formule célèbre de Rousseau. La société le corrompt parce qu’elle restreint sa liberté. Les autres le limitent. « L’enfer, c’est les autres » pour reprendre le mot fameux de Sartre.

  Pour le libéral, l’homme ne vit pas en société pour devenir meilleur, pour acquérir la vertu, pour s’instruire ; l’homme abstrait qu’il a dans sa tête n’a aucune inclination naturelle, aucune joie innée à vivre en société ; il ne s’assemble que poussé par la convoitise. Chacun convoite le profit qu’il pourra tirer de l’autre. La société est un contrat mutuellement profitable et sa seule fin est le profit. Toute contrainte sociale qui n’est pas strictement nécessaire pour le commerce et le développement économique est criminelle, quasiment sacrilège car la liberté du petit dieu est sacrée.

  Il y aura donc des formules-étendards du libéralisme, des idées-forces, conséquences pratiques obligées de l’idéologie. Les dogmes sont rarement ou jamais formulés sur la place publique mais les slogans sont partout et ils séduisent par leur apparence généreuse :

                 Dignité humaine
inaliénable quels que soient les actes, bons ou mauvais.

Droits de l’homme  c'est à dire immunités intouchables ou créances sur la richesse commune, garanties à tous, bons et mauvais, le nombre de ces derniers allant toujours en augmentant au fur et à mesure du progrès.

Progrès inéluctable et irréversible vers toujours plus de liberté et de prospérité.

Prospérité économique, unique devoir des gouvernants; donc, priorité à l'économie, à la production industrielle et au commerce. (le libéral n'aime pas l'agriculture parce qu'elle n'est pas une création totale de l'homme dieu comme l'industrie et la vie urbaine).

Tolérance obligatoire  : aucune religion, aucune valeur morale ne prime contre la liberté humaine, à moins que ce ne soit strictement nécessaire à la prospérité publique. il faut noter que le libéral n'est pas contre la religion, en tant qu'exercice d'une potentialité humaine. l'homme a droit d'exercer sa fonction religieuse. le libéral est contre un dogme et une morale qui s'imposerait à la liberté et auxquels elle devrait se soumettre.

Démocratie et division des pouvoirs. Toute autorité qui n'émane pas de l'homme est un sacrilège contre la liberté. Division des pouvoirs parceque l'homme reste un prédateur quand il a le pouvoir. S'il a les dents trop longues, les autres prédateurs s'uniront contre lui et protègeront la liberté par intérêt.

Contrat social : la société est un libre contrat entre égaux. la loi n'est qu'une convention contractuelle que les hommes peuvent changer à leur gré sans être liés par aucun commandement de Dieu.

la science. Dans l'univers libéral, la science n'est plus l"humble contemplation du créé pour connaître et acquérir la sagesse. la science est désormais une technique de domination: elle arrache les secrets de la nature avec ses techniques et la fait servir à son pouvoir et sa richesse

  Tout ceci paraît sans doute délirant au lecteur qui a un peu de bon sens et d’expérience. Quand la minorité n’est pas contente du contrat social, elle n’est pas libre d’en prendre un autre. La guerre de sécession aux Etats Unis en est une illustration et, s’il en est ainsi, la liberté sacrée n’est qu’un leurre. Les droits de l’homme, égaux pour le délinquant et l’honnête homme, sont une incitation au mal. L’homme vertueux n’est pas de taille face à un délinquant armé et la loi doit peser toujours en faveur de la vertu pour que la vie sociale soit possible. Personne ne croit sérieusement que le seul bien est d’être riche, ni que les enfants ne puissent pas être éduqués au Bien par leurs parents. La réalité résiste sans cesse à cette idéologie inhumaine. Mais attention : l’idéologie est appliquée.

 Donnons un exemple : l’évolution actuelle du droit dans les pays occidentaux.

 Un délinquant récidiviste cambriole un honnête homme qui a toujours été bon époux, bon père, bon citoyen. Le propriétaire prend son fusil et blesse grièvement le cambrioleur. Procès. Le juge condamne le cambriolé. Pourquoi ? en vertu des principes du libéralisme : il juge un conflit entre deux individus libres et égaux en dignité humaine dans le cadre d’une société-contrat. L’un a empiété sur les droits du premier en portant atteinte à son intégrité physique. Il condamne celui qui a transgressé le plus gravement les droits de l’homme, sans porter de jugement de valeur sur les deux plaignants car « tous les hommes sont égaux en droits et en dignité » (préambule de la déclaration universelle des droits de l’homme).

 Il n’y a pas de Dieu auquel on devrait obéir, ni de devoir du juge d’aider les hommes à se corriger pour devenir vertueux, il y a la liberté dont un espace inaliénable est garanti à chacun par la constitution. Et, c’est cet empiètement sur l’espace de liberté de l’autre qui est sanctionné.

 Autre exemple d’application contemporaine : la société permisive. Dans les sociétés libérales avancées, la pratique judiciaire tend à sanctionner de moins en moins les délits de vol ou d’agression ou de débauche publique. Pourquoi ? parce que pour un libéral, la société future idéale réunira la liberté absolue du bon sauvage avec la prospérité matérielle de la vie en société. En attendant quand la production des richesses (assurances contre le vol qui rembourse la victime, rapidité des soins hospitaliers), permet d’élargir l’espace de liberté de chacun sans mettre en danger l’enrichissement public, il faut laisser les lois tomber en désuétude. Le progrès passe donc par la liberté de la drogue et de la petite délinquance. Les réticences et les non-dits des hommes politiques idéologiquement libéraux, révèlent qu’à leurs yeux, un certain taux de délinquance est une attestation de démocratie authentique.

 L ‘univers mental d’un libéral idéologue est difforme, il faudrait dire pathologique. Il ne peut pas avoir la foi parce qu’il vit dans l’irréel. L’univers libéral est étranger à l’esprit chrétien, radicalement hétérogène et, chez un baptisé qui est partiellement contaminé par le libéralisme, la vie surnaturelle se dessèche et se stérilise. On pourrait opposer en deux colonnes quelques caractéristiques de l’esprit libéral et de l’esprit chrétien :
 

L’homme est créé pour jouir L’homme est créé pour mériter le salut éternel
Le paradis ici-bas
Le paradis après la mort. Sur cette terre il faut lutter contre le péché et l’expier
La liberté Les commandements de Dieu
La dignité humaine Le péché originel, les péchés personnels, la miséricorde
Le progrès (sur la terre) L’Espérance de la vie éternelle
L’union par la fraternité L’union par la vie surnaturelle et la charité

La science comme source première de connaissance


La foi comme principe premier d’intelligibilité de la destinée humaine et de certitude

 

 Comment un système aussi bizarre a-t-il pu s’imposer aussi universellement ? certes, il trouve une complicité innée dans les tendances laissée par le péché originel ; mais cette explication n’est pas suffisante parce que, sur tant de siècles d’histoire humaine, on peut observer toutes sortes d’organisations anormales de la société, toutes sortes de conceptions bizarres de l’homme mais rien qui ressemble au libéralisme idéologique(*). Il a fallu des circonstances très particulières pour le faire naître mais une fois le germe pathogène incrusté quand les anticorps ont échoué, les conséquences se développent de manière inéluctable et, même les mécanismes sains de la société se dévoient et contribuent à la contamination. 

L'idéal mythique du libéral, résultat inéluctable du progrès est aussi irréel que la société sans classes du marxisme. " Le progrès" joue le rôle de fin ultime qui fonde la moralité des actes humains. Un acte est bon dans la mesure où il tend vers l'achèvement de la personne. Dans la réalité, cet achèvement est la vie surnaturelle dans le Ciel. Le libéralisme invente un ersatz: un monde futur parfait que personne ne peut décrire mais qui est dans la direction du progrès. Nous verrons plus loin ce qu'on peut prédire à propos de ce monde de demain

(*) Voir à ce sujet : le phénomène socialiste par Igor Chafarevitch (Seuil.1977). Il y eut des sociétés socialistes, formes primitives d’organisation sociales mais rien de semblable au messianisme socialiste. Il y eut des hérétiques dont les théories avaient des similitudes frappantes avec le marxisme-léninisme (par exemple les vaudois, les hussittes ou les cathares) mais à chaque fois, les anticorps sociaux parvinrent à circonscrire et à éliminer la maladie sociale. La nouveauté commence avec la réussite de Luther.

A la semaine prochaine !

 

Vendredi 8 août 2008

J’interromps le silence de mon séjour en Finlande, compte-tenu de l’importance de l’événement que représente la mort d’Alexandre Soljenitsyne. Non pas pour ajouter quoi que ce soit à ce qui se dit déjà, je suppose, mais par simple respect pour l’oeuvre de ce personnage de grande ampleur.

Cette disparition est amère, parce que, en vérité, Soljenitsyne n’aura pas totalement réussi à faire comprendre au monde l’horreur du communisme. Je viens de prendre prendre connaissance ici, en Finlande, d’une compilation d’Erkki Vettenniemi: Des Finlandais dans l’archipel des camps de prisonniers (je traduis littéralement mais je suppose qu’il faudrait traduire “dans l’archipel du goulag”, d’autant que l’auteur est également un biographe en finnois du grand disparu): il raconte comment des milliers de braves Finlandais sans...suite sur (...)

Jeudi 31 juillet 2008

 

Le libéralisme est une religion. C’est tout bonnement la religion de l’Antéchrist. Telle est la conclusion qui s’imposera à nous quand nous aurons pris la mesure de sa stature surhumaine. Une des forces du libéralisme, c’est qu’on le sous-estime et qu’on n’en voit souvent qu’un aspect partiel. Le libéralisme est bien plus qu’une hérésie ou qu’une idéologie anti-chrétienne. Il est l’incarnation dans la société, d’une réalité enracinée profondément dan la nature humaine : le péché originel. En ce sens, il est « naturel » ; la manière de vivre qu’il inspire a des complicités en tout homme. Il est ce côté de l’être humain qui ne vient pas de Dieu. Le côté obscur de l’homme.

  Cette réalité a plusieurs noms selon la facette sous laquelle on l’envisage :

  La théorie de la société de désaliénation, appelée suivant les circonstances libéralisme, marxisme, socialisme.

L’esprit de révolte devenu moteur de la vie sociale non créé par l’homme. C’est le péché originel aimé, voulu, qui passe des cœurs dans la rue.

Enfin l’institutionnalisation stable de l’ordre social émancipé de Dieu a pour nom la démocratie (au sens moderne idéologique) ou la démocratie populaire suivant que dominent, parmi les droits de l’homme, les droits immunités ou les droits créances( . Comme l’Eglise est Jésus-Christ répandu et communiqué, de même la société démocratique (au sens moderne du terme) est Lucifer répandu et communiqué.

Le libéralisme apporte le malheur : la misère et le sang dans les périodes révolutionnaires, l’immoralité, le mensonge, la délinquance dans les périodes stables. Il est toujours cruel pour les faibles et les petits. Et pourtant, il est populaire. Il est stable, et, sauf circonstances très spéciales, indéracinable. Comment expliquer ces caractéristiques ?

Nous verrons que son développement est dû d’abord à des circonstances historiques particulières qui ont permis son enracinement social stable mais ces circonstances ont été fécondées par des « pères fondateurs » de génie qui ont tous un étrange point commun : immatures, psychopathes à des degrés divers.

La Société libérale est comme une anti Eglise qui se donne pour mission sacrée et de « désaliéner » l’homme de tout ce qu’il ne choisit pas lui-même. La mentalité socialiste ou communiste ne diffère pas fondamentalement de la mentalité jacobine ou protestante.

La Société libérale est une entreprise de déracinement universel, imposé par la loi, déracinement envers toute contrainte non-choisie : par rapport à l’autorité de l’Eglise, puis par rapport au pouvoir divin, puis par rapport au passé, à la culture, à la famille, à la paternité, à la terre des ancêtres, à l’autorité de Dieu Créateur et même par rapport à la réalité. C’est l’imagination au pouvoir…

Or le peuple ne comprend pas tout mais il comprend un peu et pourtant il marche vers sa propre destruction sans offrir de résistance. Le troupeau renâcle parfois quand un coup de vent vient rabattre l’odeur du sang qui émane de l’abattoir mais cela dure peu et le bétail reprend vite sa marche résignée vers le progrès et l’avenir, la nuque courbée et les yeux rivés au sol.

Incarné dans la loi, le libéralisme fait régresser peu à peu le psychisme des populations soumises à son emprise. La vie sociale est nécessaire pour l’achèvement de la personnalité humaine. Quand la société est construite délibérément sur des structures pathologiques, elle rend de plus en plus difficile le passage à l’âge adulte. L’homme libéral parfait est un immature. Le système social libéral eut pour fondateurs des névrosés et il se transpose en psychologie et en sociologie : nous verrons les cas de Freud et de Marcuse.

Dans la société libérale, le catholique survit de plus en plus difficilement. Dans l’apparente liberté générale, il se cogne partout à des obstacles légaux ou financiers. Il est marginalisé. L’enseignement, l’information, imprégnés des valeurs libérales finissent par pénétrer les intelligences. Par effet d’accumulation, le mythe libéral devient une espèce d’évidence qu’on ne discute pas, tandis que les vérités de la foi paraissent irréelles. L’Eglise, constituée des mêmes hommes qui doivent vivre dans la contre-Eglise civile, s’est trouvée peu à peu affaiblie jusqu’au jour où la révolution y est entrée par le haut. Mais le basculement était souhaité de longue date……….

La conclusion qui s’impose d’elle-même fait frémir ; aucune force humaine ne peut déraciner le libéralisme, pas plus dans la société civile que dans l’Eglise. Pas plus qu’aucune force humaine ne peut déraciner le péché originel de ==du cœur de l’homme. Cela ne peut être que l’œuvre de la miséricorde de Dieu. Et elle n’est pas due. Nous avons péché et ce faisant, nous avons avalisé le péché de nos pères. Comme eux nous avons peu aimé la Vérité et peu haï l’erreur. Les conséquences suivent. Nous cabrer, agiter de grands mots ne nous changerait pas : il faut l’action du Saint Esprit. Dieu aura-t’il pitié de nous une fois encore, ou est-ce la fin ? elle a été annoncée par le Sauveur, cette catastrophe finale. Les indices annonciateurs prédits sont déjà nombreux sous nos yeux.

Si la miséricorde peut encore être obtenue, elle le sera en imitant la Très Sainte Vierge au moment de l’Incarnation : Virginité, Chasteté de son Etat, grands désirs, humilité. Elle est notre dernière espérance si nos temps ne sont pas les derniers.

 

 

Jeudi 24 juillet 2008

Avant Propos

 

On parle souvent du Libéralisme et on l’accommode à toutes les sauces.

 

La plupart du temps et pour la majorité des gens le Libéralisme est un mode de fonctionnement économique.

Nous allons montrer grâce à une étude résumée mais très dense de Philippe MARCILLE que cette approche d’une doctrine qui envahit la planète n’est que la face cachée d’un iceberg doctrinal qui envahit toutes les sphères de fonctionnement des Sociétés modernes.

 

Cette étude qui sera mise en dossier permanent sur notre blogue ne fera pas plaisir à beaucoup; à nous non plus elle n’a pas fait plaisir à sa première lecture car elle fait mal en ce qu’elle touche à beaucoup de nos comportements actuels qui sont déviants mais une lecture plus approfondie nous a fait prendre conscience que cette étude touche exactement où le bat blesse.

 

On dit que toute Vérité n’est pas bonne à dire et aussi que la Vérité peut blesser. Ce dossier aborde la Vérité en ce qui concerne LE LIBERALISME et c’est une Vérité qui blesse car effectivement notre Société et nous-même sommes imprégnés par cette doctrine mortifère qui nous a été inculquée par tout notre environnement, qui touche profondément l’Ecole et nos comportements qui nous a donné des réflexes conditionnés au service de ce Libéralisme destructeur.

 

Beaucoup vont être étonnés de découvrir que Le Communisme et le Libéralisme sont une seule et même doctrine sous des formes déguisées. La première chose qui va les étonner est de découvrir en fait que LE LIBERALISME EST UNE RELIGION.

 

Nous remercions Philippe MARCILLE de nous avoir donné l’autorisation de diffuser cette étude sur notre Site.

 

Nous souhaitons à tous bon courage dans cette étude que nous allons dès la semaine prochaine faire paraître sur notre site petit à petit, afin de permettre de la « digérer », car en effet la lecture de cet essai demande une réflexion approfondie et nous savons par expérience que la lecture par le biais d’Internet est souvent très superficielle. Nous conseillons donc à tous ceux qui nous lisent d’éditer sur papier cette étude afin de la reprendre à tête reposée loin de leur écran favori.

 

A la semaine prochaine !
Mardi 22 juillet 2008

Les principales modifications soumises au vote en juillet 2008

50 ans après le démarrage de la Vè

Cette fois-ci, la révision prévue est d'une plus grande ampleur puisque ce sont près de 33 articles sur 89 qui ont été réécris. Parmi les principales innovations, on peut citer :
1. Renforcement des pouvoirs du parlement : l'ordre du jour du parlement sera défini pour moitié par le gouvernement et pour moitié par les députés. Chaque assemblée consacrera une semaine de séance par mois aux activités de contrôle et d'évaluation de la politique du gouvernement. En matière de Défense, domaine réservé au président de la République, le parlement devra voter la prolongation d'une intervention militaire quatre mois après le début de cette intervention. Jusqu'à présent, les députés et sénateurs n'étaient pas forcément consultés.
2. Contrôle des nominations : le pouvoir de nominations du président de la République, pour les entreprises publiques et autres organismes en tout genre, est plus encadré. Les commissions permanentes de l'Assemblée nationale et du Sénat auront un droit d'opposition à la majorité des 3/5e.
3. Intervention du chef de l'Etat devant les assemblées : Jusqu'à présent, la stricte séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif empêchait au président de la République de s'exprimer devant les députés et les sénateurs. Le nouveau texte l'autorise désormais à le faire, mais uniquement lorsque députés et sénateurs seront réunis en congrès, ce qui pourrait arriver une fois par an. Sa déclaration pourra être suivie, en dehors de sa présence, d'un débat sans vote.
4. Recours au référendum : Malgré les risques du recours aux référendums (le Non à la Constitution européenne en 2005 en est le parfait exemple), ce dispositif est renforcé dans deux domaines. L'entrée de nouveaux Etats dans l'Union Européenne devra être soumise à référendum pour les Etats dont la population représente plus de 5% de celle l'Union Européenne. La Turquie est directement visée. Par ailleurs, le référendum d'initiative populaire entre dans la Constitution : une proposition de loi pourra être soumise au référendum à la demande d'un 1/5e des parlementaires, représentant au moins 1/10e des électeurs.
5. Equilibre budgétaire : A la demande du Nouveau Centre, l'équilibre budgétaire devient une obligation constitutionnelle. Les orientations pluriannuelles des finances publiques doivent viser un objectif d'équilibre. Cette disposition sera difficile à appliquer : rien qu’en 2007, le budget de l'Etat était déficitaire de 40 milliards d'euros.
6. Nouvelles inscriptions dans la Constitution : la parité professionnelle figure désormais dans la Constitution. Le nouvel article stipule que "la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales". La Constitution reconnait également que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation.

Commentaire de Yves-Marie Adeline :
La Ve République a été condamnée à mort à une voix près: le dernier carré des gaullistes aura-t-il fait un baroud d’honneur?

Il ne reste donc plus qu’à attendre la VIe… De toutes façons, le rêve de De Gaulle n’était pas réaliste en république. Et comme à l’ombre des grands chênes ne poussent que des petits glands, il fallait bien s’attendre à la débâcle à laquelle nous assistons aujourd’hui.

Mardi 22 juillet 2008





à lire sur le site de LIBERTE POLITIQUE
Lundi 21 juillet 2008
A lire sur le site des Manants du Roi

Quelle Société !
Vous avez dit "rassurantes et prospères" ? par Portemont

Co-auteur en 2006 de "Les rois ne meurent jamais : L'aventure des familles princières en Europe, de Victoria d'Angleterre à Albert II de Monaco",  José-Alain Fralon récidivait quelque peu dans un article paru dans le quotidien "Le Monde" du 7 juin 2008 : " Monarchies européennes: Rassurantes et prospères"… Un "constat" qui permettait à Son Altesse Royale le prince Jean de France, duc de Vendôme, d'exprimer quelques réflexions dans un courrier, courrier que Son Altesse Royale adressait au quotidien Le Monde…

Retrouvez l'intégralité de l'article que nous avons mis en ligne
sur notre site en cliquant sur le lien:

http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article35463
.php

Lundi 21 juillet 2008
et donnent les bonnes solutions

Pendant la campagne électorale pour les élections cantonales du mois de mars dernier, je m'étais fait la réflexion désabusée que la presse locale du "Journal du Centre" reprenait les thèmes que j'avais développés dans la campagne sur Chatillon en Bazois, dans ses dossiers d'avenir sur le département.

Puis, depuis 4 mois, je vis apparaître de plus en plus des articles promouvant les mêmes thèmes sous la forme d'encouragements à des entreprises développant les mêmes propositions dont j'avais parlé, d'articles faisant état de dossiers déposés sur les même sujets par d'autres entrepreneurs,
un essai de démocratie représentative des quartiers mais sans aller jusqu'au bout de la logique de l'Alliance Royale, à Nevers est en début de fonctionnement, (malheureusement je doute que cela réussisse car le maire n'a pas utilisé la démocratie équitable et le système des copains des copains risque d'altérer cet essai)

Le thème de l'énergie du bois carburant est abordé, les projets économiques dont j'ai parlé sont abordés.
De plus en plus à la lecture régulière des dossiers, j'ai l'impression que ma "profession de foi" a été un catalyseur pour les "politiques" qui se sont "repiqués" sur le programme que j'avais développé.

Tant mieux, je ne vais pas bouder mon plaisir royaliste et finallement à la lecture du communiqué que nous avons reçu d'Yves MERA, je pense que "les Royalistes" vont de plus en plus être écoutés dans la mesure naturellement où nous visons le BIEN COMMUN.

 Ce n'est pas grave que la République en tire momentanément profit, l'important est de faire du BIEN et de rester intègre, celui qui fait du BIEN et reste intègre finit toujours par être écouté et il est à terme LE RECOURS quand les choses ne vont pas bien.

 Agissons chacun dans notre sphère d'influence comme Xavier de THOURY, conseiller municipal de ROUY qui le fait tranquillement au niveau de la commune
ainsi qu'Yves MERA le fait dans la sienne à HERICOURT en tant que conseiller municipal également.

Conseil Municipal hier soir. En trois mois, j'ai posé plus de vingt questions ! Désormais, le maire déclare : S'il y a un problème, il suffit de demander à M. Méra de poser une question écrite, et nous exécutons ensuite ! Les royalistes commencent à être pris très au sérieux à Héricourt. C'est le résultat d'un travail constant et honnête, méthodique et systématique.


Vendredi 18 juillet 2008

Le 3 juillet les Quebequois ont fêté le 400è anniversaire de la fondation de leur ville.

Notre Bien aimé roi Louis XVI en visionnaire avait engagé la France dans la guerre d'indépendance américaine dans le but de  reconquérir la partie de la Nouvelle France cèdée aux Anglais au traité d'Utrech.

La Nouvelle France pour sa totalité s'étendait elle  de la baie d'Hudson en Arctique au Golfe du Mexique et de l'estuaire du Saint Laurent aux extrêmités ouest des Grands lacs dans le Canada actuel et des Apalaches aux confins des Rocheuses dans les Etats Unis actuels,puis plus tard de reconquérir l'Inde. Les financiers Anglais dont les intérêts étaient identiques ne le supportant pas finançèrent en grande
partie la Révolution Française afin de casser cette politique de notre Roi de France.

si le Roi Louis n'avait pas eu contre lui la Noblesse fiancière et la Grande Bourgeoisie plus préoccupée de jouer à la Bourse que des intérêts du Royaume ce qui n'était pas le cas de la Noblesse de Province restée près du peuple l'opération aurait été menée à son terme et le monde géopolitique actuel aurait été totalement différent. Napoléon n'aurait pas vendu la Louisiane (reste de la Nouvelle France après la Révolution, territoire immense tenu par simplement quelques régiments de français décidés avec peu de forts mais qui craignaient peu des polpulations autochtones avec lesquels ils entretenaient de bons rapports).
pour se replonger dans l'aventure Française lire pour cet été ce merveilleux récit de Jean Raspail: En canot sur les chemins d'eau du roi, une aventure en Amérique  (2005) Albin Michel - récit de voyage,
Prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot en 2006

Mais ne pleurons pas sur le lait renversé et participons joyeusement à la joie de nos frères d'outre Atlantique qui nous sont restés fidèles dans leur amour de la France. Leurs comportements actuels face au monde Anglo-Saxon peuvent être copiés car ils sont ce que devrait être la France et ce qu'elle n'est plus à tel point que je me dis souvent que le véritable héritage de nos rois est chez eux.


à voir (ouvrir avec bouton droit de souris): le 400è de Quebec  (nota, pour des raisons techniques indépendantes de notre volonté, il semble que ce ne soit qu'au second passage du diaporama que le son est entendu totalement, nous demandons à nos lecteurs de nous excuser; de toutes façons les images et les textes sont supers)

Vendredi 18 juillet 2008
La monarchie comme régime politique conférerait à l’état des qualités que la république ne lui permet pas : mémoire, unité (malgré la pétition de principe – toute théorique et universalisante – d'une république "une et indivisible"…), continuité, indépendance et souveraineté, responsabilité, légitimité, liberté.

- La mémoire
: Trente-six rois capétiens en huit cents ans. Trente de plus de Clovis à Hugues Capet. Quatre encore, si l'on remonte au légendaire Pharamond ancêtre de Clovis... Les Celtes nos ancêtres, eux-mêmes il y a plus de 2000 ans, se sont regroupés autour de Vercingétorix, mettant ainsi fin à leur divisions, première ébauche de notre sentiment national.
Au regard de la continuité profonde des trois races royales françaises (mérovingienne, carolingienne, capétienne), ce n'est pas.....à lire
Vendredi 18 juillet 2008
communiqué du Salon Belge

Les députés européens ont voté le 9 juillet, par 481 voix contre 203, une modification du règlement intérieur qui durcit les conditions de formation d’un groupe politique, sésame pour avoir accès aux financements, à la conférence des Présidents qui fixe l’ordre du jour, au temps de parole, aux rapports législatifs, etc.

Alors qu’aujourd’hui il suffit de réunir 20 députés originaires de 6 pays pour former un groupe, il faudra dans le Parlement qui sera élu en juin 2009, 25 députés provenant de 7 pays, en sachant que le nombre de membres sera alors réduit à 751 (si Lisbonne s’applique, sinon 736). Actuellement, l’Assemblée compte 7 groupes plus les non-inscrits.

Seule consolation : alors que le projet prévoyait de relever le seuil à 30 eurodéputés, le PPE-DE et le PSE ont finalement accepté de limiter leurs exigences à 25 députés. Voir ici la répartition actuelle des députés : si les groupes de gauche peuvent encore espérer créer un groupe dans le prochain Parlement, il n'en va pas de même pour les eurosceptiques.

Michel Janva

Posté le 18 juillet 2008 à 09h56

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